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lundi 30 août 2021

Y a-t-il suffisamment d'énergie renouvelable disponible au niveau mondial?

 


Le manque d'amour dans notre environnement, saccagé par la colonisation industrielle,  participe à notre incapacité de penser le monde autrement. Plus on sacrifiera la nature moins nous serons aptes à renverser la vapeur qui nous emporte vers des situations climatiques infernales, puisque c'est elle qui nous ressource, nous inspire, nous nourrit nous abrite et nous apprend.

Ce qui se passe aujourd'hui, c'est un allée simple vers un monde fait d'exclus et d'élus. La réponse aux enjeux climatiques et sanitaires n'est pas industrielle. Ce qui complique passablement la recherche de solutions, attachés que nous sommes à nos habitudes et au désir de les retrouver sans rien y changer.

Parlons des énergies renouvelables, brandies comme la solution pour sortir des énergies fossiles. S'est-on jamais posé la question de savoir si nous avions de quoi  alimenter notre planète avec le vent, le soleil ou l'eau? L'EMPA l'a fait, d'après l'article de la page 8, du numéro 53 du journal MOINS, juillet et août 2021. Les chercheurs se disent surpris des résultats qui démontrent que 99.96% de l'énergie arrivant sur Terre depuis l'espace, est nécessaire pour alimenter le système terrestre et la production alimentaire. Donc seulement 0,04% peut être utilisé techniquement. Ce qui selon eux n'est pas forcément problématique puisque cela correspond à 10 fois la consommation totale mondiale actuelle et qu'il s'agit simplement d'être efficient et de récolter directement l'énergie solaire plutôt qu'indirectement (éoliennes, biomasse ou hydraulique). L'étude propose donc d'installer du "photovoltaïque sur toutes les surfaces déjà condamnées (...)  les toits, les façades des bâtiments, mais aussi les routes, les chemins de fer et les parking."

L'étude dit encore: "si la demande mondiale d'énergie devait être portée au niveau de la demande suisse actuelle par habitant, il faudrait utiliser aussi les zones désertiques. Ce qui, déclare encore l'étude "est techniquement et logistiquement complexe".

Donc on résume: On a pas les moyens d'utiliser le vent, la biomasse et l'hydraulique. Pour être le plus rationnel possible il faut nous contenter de poser du photovoltaïque absolument partout où c'est possible et envisager la colonisations des espaces désertiques  si le monde se développe à l'image de la Suisse...

J'imagine que les chercheurs doivent se contenter de calculer les possibilités sans avoir à se prononcer sur les questions politiques ou éthiques que posent leurs conclusions. Mais d'autres devraient le faire et vite. La décroissance, souvent imagée par un retour à la bougie par les irresponsables qui nous gouvernent, n'est pas une possibilité à écarter d'un revers de main, mais une solution que la réalité impose. Enfin personnellement  j'étouffe déjà sous les sites de production tels qu'ils sont exposés dans cette étude, je remets le lien ici.

La bonne nouvelle est la quasi exclusion des éoliennes industrielles de ce scénario pour une utilisation rationnelle de l'énergie renouvelable disponible au niveau mondial. Mais il me semble que nous le savions.

Il reste une ou deux questions que je me pose: que fait la Confédération de ce genre d'étude? Qui l'a financée et dans quel but? On dirait qu'en attendant que le monde réagisse, les promoteurs de tous bords  énergétiques cherchent à caser leur marchandise sans se soucier une seconde de sa pertinence pour l'avenir de la planète. Toujours le même constat. On vend, on encaisse et on se tire.

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