lundi 17 février 2020

Energie, voir loin, rester proche



 "L'adversité sans doute est un grand maître, mais il fait payer cher ses leçons, et souvent le profit qu'on en retire ne vaut pas le prix qu'elles ont coûté. D'ailleurs avant que l'on ait obtenu tous cet acquis par des leçons si tardives, l'à propos d'en user se passe. La jeunesse est le temps d'étudier la sagesse; la vieillesse est le temps de la pratiquer . L'expérience instruit toujours je l'avoue, mais elle ne profite que pour l'espace qu'on a devant soi. Est-il temps au moment de mourir d'apprendre comment on aurait dû vivre?"
Jean-Jacques Rousseau



Le journal du Jura; 14 février 2020
 L'énergie de la jeunesse engagée pour le climat.
Extrait:
"Une trentaine de personnes forment aujourd’hui la toute nouvelle association «Energies: voir loin, rester proche», fondée officiellement le 17 janvier à Sonvilier. Son comité est porté par trois jeunes femmes de la localité (...)

Une action pérenne

La naissance de cette association trouve sa source dans une prise de conscience générale face aux questions climatiques. «Cette sensibilisation nous a regroupés grâce à une étincelle, à savoir le projet de parc éolien des Quatre Bornes. Nous tenons à soutenir cette manière de préparer notre avenir énergétique, à exprimer notre assentiment à ses initiateurs», indiquent les responsables de l’association.

Cependant, cette dernière ne se limitera surtout pas à cet objet. Son action sera pérenne et entend toucher la population locale et régionale, à travers des manifestations susceptibles de créer à la fois la réflexion et les actions concrètes.

«Pour préserver le climat, autant qu’on peut encore le faire, nous souhaitons que voient le jour diverses initiatives pour produire ici de l’énergie renouvelable, éolienne et photovoltaïque en priorité, pour économiser l’énergie, pour diminuer les émissions polluantes, pour limiter les déchets et la pollution en général, tout en assurant un avenir à notre région.»

Pour première activité publique, «Energies: voir loin, rester proche» va tenir un stand d’information devant le collège de Sonvilier le 29 février. Il sera consacré au projet éolien des Quatre Bornes. Ce même jour, l’association va mettre en avant d’autres actions ou produits locaux bénéfiques pour le climat et la planète en général. Fin mars, elle proposera une étape du Festival du film vert (voir encadré ci-contre)."

Nous n'avons ni le temps de rire ni celui de pleurer mais créer un association pour défendre un parc éolien, alors que cette industrie convoite des milliards et donc ne lésinera jamais sur les moyens pour parvenir à les encaisser, c'est vraiment la chose la plus stupide qu'il m'a été donnée de lire.

L'ignorance est la cause de la disparition des personnes. À ces jeunes qui passent à côté du principal en soutenant de nouvelles nuisances dans notre espace de vie, sous prétexte de prendre les choses en mains pour le climat, je dis dommage. Dommage de passer à côté de la véritable urgence, de ne pas oser penser autrement que les puissants lobbys du Greenwashing qui soufflent le vent sur leur jeunesse. Je ne peux m'empêcher de regretter la naïveté de leur engagement et la loyauté qu'ils témoignent au système qu'ils croient contester.
Energies voir loin rester proche? Tellement proche de ce qui est déjà qu'ils n'iront jamais aussi loin qu'ils le souhaitent. Le temps qu'ils comprennent et le monde sera derrière eux.
 Si l'un d'entre eux passe par ici je lui conseille quelques lectures ici
Mais je reste ouverte aux discours d'Aurélien Barrau, ici à propos de la 5G
Je me réjouis du jour où il se penchera sur les éoliennes industrielles

Allez les jeunes, si vous voulez changer le monde autant vous engager pour le faire vraiment que de juste sortir votre  drapeau de scout  et répéter l'histoire, on sait déjà qu'elle finit mal.

dimanche 9 février 2020

"Un bulldozer qui fonctionne avec de l'énergie solaire, reste un bulldozer capable de raser la forêt amazonienne »



La lutte contre les éoliennes est un long chemin, je ne peux pas en vouloir à ceux qui ne veulent y voir que la fin d'une longue histoire de charbon, de nucléaire, de gaz ou de pétrole. On a tous envie d'y croire. Et on manque de courage, de connaissances, ou de propositions pour oser penser autrement et se distancer des bonnes intentions soufflées par la société en général. Pourtant tout les voyants sont rouges et je me dis qu'il est temps d'oser. Les belles et grandes familles politiques, comme elles aiment à se définir, ne sont plus aptes à relever les défis qui s'annoncent parce qu'elles s'accrochent à un système qui les poussent vers la sortie.

Regardez le reportage sur les batteries au lithium sur ABE à la RTS. Nous assistons ici à un balai perpétuel entre la menace d'un effondrement et l'espoir d'un renouveau. Entre les deux il n'y a rien. La société semble incapable d'envisager ne serait-ce que de penser autrement.

Voici quelques échanges avec un internaute dont les propos ont commencé par soulever mon indignation, mais l'ouverture à la discussion qu'il a immédiatement montré m'a incitée à poursuivre l'a discussion et permis de revenir sur ces raisons qui font de moi une anti-éoliennes industrielles convaincue:

Cher Monsieur,
Il y a des gens avec lesquels nous ne parlons le même langage et on ne les comprend pas. Êtes-vous sûr que votre article servait la cause que vous vouliez faire ressortir? Pourquoi a-t-il été si mal compris?

J’écris beaucoup, depuis 10 ans. Les reproches, les critiques, les diffamations, les insultes, je connais. Les interprétations aussi.

Je ne cherche pas à faire de vous un anti-éolien, je n’ai aucune envie de vous convaincre. Ce n’est pas mon problème. C’est le nôtre.
Je  crois  que le développement des solutions dites vertes à l’échelle industrielle est une erreur et que notre résistance est importante, parce que les lois avancent plus vite que notre réflexion et quand on veut arrêter le pire, il est trop tard.

Nous pouvons encore éviter de saccager les Crêtes du Jura pour des intérêts économiques. Peut-être. À mon sens cela vaut le coup de le tenter. Toutes ces avancées technologiques sont aussi prétexte à des colonisations, des zones devenues surveillées, des espaces de liberté anéantis. En plus du reste.

Nous ne pourrons pas changer de climat si nous ne changeons pas de paradigme. Et moi je me sens parfaitement légitime de dire non à ces solutions ultra libérales, pourquoi donner raison à ceux-là mêmes qui ont amené les problèmes? La démocratie est bafouée chaque jour autour de l’éolien, et cela ne fait pas la une des journaux croyez-moi.  Dans mon village, les autorités étaient pro-éoliennes, inutile de vous dire que la malhonnêteté démocratique j’en ai eu ma dose à titre personnel aussi. Alors oui, quand un exécutif met les bâtons dans les roues de ces profiteurs du vent, je dis tant mieux. Parce que j’estime que personne ne peut donner de leçon à l’autre en matière de démocratie et que les plus forts sont du côté de l’argent et que le dernier mot ils finiront par l’avoir si nous nous laissons impressionner par leurs leçons à deux balles (qu’eux-mêmes ne suivent pas, ils sont plus malins!).

Nous devons réfléchir autrement, le grand défi il est là. Pour réfléchir autrement, il faut faire table rase des solutions qui nous viennent du capitalisme. Acculés, nous trouverons.
Voisine

Lui:
Chère Madame,

Vous avez raison et je reconnais volontiers que mon article a peut-être été mal écrit. Fort heureusement pour moi, j'ai également reçu quelques soutiens.

Je partage votre idée que le changement nécessaire est celui de paradigme. Ce n'est pas pour rien que je suis au POP. Je pense que le problème environnemental actuel provient en grande partie du mode de production capitaliste de notre société, et qu'il est nécessaire d'en changer pour espérer sauver ce qui peut l'être encore de notre environnement.

Ceci étant, je partage également votre constat sur la puissance anti-démocratique des puissances économiques. Le parlement suisse actuel en est un très bon exemple. Et à ce titre, je suis malheureusement peu optimiste quant à nos chances de changer le système par la voie démocratique institutionnelle seule. Tant que les campagnes se feront à coups de millions, cela sera impossible à un parti comme le nôtre.

C'est la raison pour laquelle je suis enthousiaste à voir les jeunes générations se mobiliser autour de l'enjeu climatique. Remettre en question les institutions et accuser les édiles d'avoir failli. Ces mouvements sociaux sont une vraie source d'espoir de changement. Ils se focalisent sur le climat parce que c'est une lutte facile à comprendre. Parce que pour la première fois, il est aisé de montrer l'absurdité du système. Jusque là, nous en étions à des combats de théorie (capitalisme vs communisme, capitalisme vs anarchisme, etc.). Là, les choses deviennent concrètes. Et le capitalisme est directement remis en cause.

Les éoliennes dans tout cela? À voir. Est-ce que si les éoliennes étaient possédées par des coopératives de citoyen.ne.s possédant le terrain sur lequel elles sont construites, elles seraient acceptables? Si elles étaient vues non pas comme une fin, mais comme une énergie de transition en attendant que nous puissions fermer les centrales à charbon et construire des centrales solaires ou d'autres énergies renouvelables afin de limiter les émanations de CO2?

Autant de questions qui mériteraient d'être abordées dans un débat public et scientifique. Pour que la population puisse savoir de quoi on parle lorsqu'on parle d'éoliennes. Ou de voiture électrique, de panneaux solaires, etc.

Meilleurs messages,

Suite:
Cher Monsieur,

Le débat existe partout. J 'ai fait venir à la Chaux de Fonds Jancovici. Aux Franches Dominique Bourg. Les gens de la ZAD de l'Amassada en France ont été exemplaires. Et ailleurs. Tout y est dit. Sauf que ce débat est occulté. Ne sont relayés dans la presse que l'image des opposants voulue par le système.

Bien à vous.
Voisine

Je suis revenue à la charge après la parution d'un article:

Bonsoir Monsieur,
Vous sembliez sceptique sur le report des voix des anti-éolien vers les partis d'extrême droite.
Voici un article qui en parle.
Avec mes salutations.
Voisine

https://www.transitionsenergies.com/allemagne-eoliennes-revolte/

Lui:
Chère Madame,

Merci pour ces deux articles et navré de ma réponse tardive. Nous sommes en pleine préparation des campagnes communales et cela prend pas mal de temps.

Je trouve les arguments avancés intéressants. Bien sûr, il n'est pas surprenant que l'AfD récolte les voix des opposant.e.s aux éoliennes s'il est le seul parti à s'y opposer. Et il est également intéressant de voir le paradoxe écologique entre la préservation de l'environnement face aux éoliennes et le développement des énergies renouvelables.

Ce qui me gène toujours un peu dans cette argumentation, c'est qu'on ne met pas l'énergie éolienne en comparaison avec l'actuelle pollution des énergies fossiles. J'entends par là que si nous laissons de côté l'argument sur les populations locales ou les grandes sociétés qui ne visent que le profit (et qui sont de bonnes raisons de s'opposer à certains projets), il me semblerait intéressant d'avoir un argumentaire plus "complet" de la part des opposant.e.s.

Actuellement, la production d'électricité conduit à une pollution importante, notamment en matière de gaz à effets de serre (mais pas seulement). Refuser des éoliennes, pourquoi pas. Mais cela ne revient-il pas à cautionner la pollution actuelle? Ou alors les opposants aux éoliennes sont-ils favorables aux panneaux solaires, à la place? Au nucléaire?

C'est, je crois, ce qui pousse nombre d'entre nous à être plutôt favorables aux éoliennes par principe. Par exemple, si une coopérative à but non lucratif décidait d'installer des éoliennes, j'aurais du mal à y voir un problème dans la mesure où chaque kilowatt produit est une diminution de la pollution actuellement émise par des centrales à charbon ou autre nucléaire. Qu'en pensez-vous? Quelles solutions proposez-vous à ce problème?


Meilleurs messages,
---
Suite
Cher Monsieur,

L’éolien, l’électrique.Ces énergies dites vertes pourraient ne pas être moins polluantes pour la planète que les énergies fossiles dont nous cherchons à nous débarrasser. (Guillaume Pitron).

Cette phrase et sa démonstration, répond déjà à vos questions, de mon point de vue.

Pour développer un peu, Je  crois que le problème de notre impact sur la planète restera entier avec  les éoliennes. Parce que nous empoignons ce problème par le mauvais bout en commençant par vouloir construire de nouvelles centrales de production d’électricité, plutôt que de revoir notre mode de consommation. Si nous ne définissons pas les limites de nos besoins, nous ne ferons que rajouter des nuisances dans un monde saturé. La Chine a construit des milliers d’éoliennes (j’avais lu un article qui montraient des champs d’éoliennes, certes comptabilisés dans la puissance installée du pays, mais pas connectées au réseau). Avec ces milliers de machines installées, ce pays mise aujourd’hui sur le nucléaire et le charbon. L’Allemagne, championne de l’éolien en Europe, continue d’ouvrir des centrales à charbon à ciel ouvert et est bien incapable de démontrer l’impact positif sur le climat et les hommes des milliers de machines qui se dressent dans le pays avec les conséquences au sol, sanitaires et sociales qui en découlent. L’Amérique compte des milliers d’éoliennes hors service abandonnées, donnant un triste spectacle de ce que deviendrait un monde saturé de machines en fin de vie (savez-vous que chaque aérogénérateur remplacé demande un nouveau socle de béton armé enfoui dans le sol? On ne réutilise pas les anciens.Pourquoi voulez-vous que je mette les énergies dites renouvelable en comparaison des énergies fossiles? Vous avez écouté Guillaume Pitron? Alimenter notre monde en énergies renouvelables pose une quantité de problèmes qui ne sont pas résolus.

Il y a un gros malentendu à mon sens. Certains s’opposent aux éoliennes parce qu’elles n’apporteront jamais qu’une modeste contribution aux besoins actuels en électricité (qui vont de plus terriblement augmenter) et les surfaces et les matériaux nécessaires pour atteindre les objectifs prennent des proportions inhumaines.  Le sujet est très bien expliqué par Jean-Marc Jancovici, son site est très bien documenté et facilement accessible.

Moi je m’oppose aux éoliennes pour ces raisons mais aussi parce que je ne crois pas une seconde que les milieux économiques se satisferont d’énergie aléatoire et que comme en Chine et ailleurs, le productivisme va s’intensifier autour de l'éolien. Pour chaque éolienne installée, il faut l’équivalent d’énergie disponible immédiatement pour les jours ou les moments sans vent. La fable du soleil qui brille quand les éoliennes ne tournent pas relève de l’anecdote dans la réalité.

Pourquoi demander aux opposants de donner des solutions plutôt que de demander à ceux qui apportent des solutions de prouver leur efficacité, leur faisabilité.? À quelle société elles s’adressent, quels impacts elles auront sur la population et sur les ressources naturelles et quelles garanties ils donnent sur la sortie des énergies fossiles? Par exemple. Si vous connaissez quelqu’un qui vous démontre sérieusement la faisabilité d’un monde sans fossile, qu’ils vous disent combien d’éoliennes cela fera, pour quelles surfaces de terre et quelle production? Si on peut aussi vous démontrer comment on transportera ce courant aléatoire, combien de lignes à très haute tension vont sortir de terre (elles aussi!), que nous avons les moyens de faire cela et quelles garanties on peut donner contre le développement en parallèle  de la  précarisation énergétique, déjà réalité en Angleterre.

Monsieur xxx, je me fie à mon intuition. Je vis à proximité d’éoliennes. J’ai compris le premier jour qu’elles étaient arrivées avec des mensonges et je me suis demandée pourquoi. J’ai cherché. J’ai lu, j’ai regardé, j’ai écouté. Jamais un pro-éolien ne m’a convaincu.

Encore une chose, les deux éoliennes de Saint-Brais sont là depuis dix ans. Quel impact ont-elles eues sur le climat? Aucun. Nous aurions pu éviter dix ans de nuisances non négligeables sur notre santé. Il n’y avait pas de réflexion et pas de projet de société autour d’un monde sans fossile quand ils les ont installées. Mais tout le monde fait comme si. Dans dix ans elles seront hors service. Deux immenses centrales à jeter et qui n’auront été là que pour « ouvrir un débat » qui n’a pas lieu?

Rien ne remplacera jamais la recherche personnelle pour comprendre un problème. Je pourrai vous dire encore des tas de choses. Si un jour vous êtes personnellement touché par une injustice, un mensonge, une manipulation, alors vous passerez de l’autre côté du décors. Je suis passée de l’autre côté, plus rien ne sera jamais comme avant. Aucun milieu naturel difficilement sauvegardé ne mérite d’être sacrifié pour produire de l’inutilité.

D’abord on décide où on va, et après comment.

Bien à vous.
Voisine

Lui:
Chère Madame,

Merci pour votre argumentation détaillée.

Je partage votre appréciation de la nécessité de changer notre mode de fonctionnement. Mais ce sont de belles paroles qui, pour l'instant, n'ont pas d'impact. Les avions sont toujours aussi peu cher, les produits de consommation toujours aussi importés, et l'environnement toujours aussi détruit. Pour l'instant, donc, je ne vois pas d'effort. Les éoliennes, comme les barrages, le photovoltaïque, les voitures électriques, sont une tentative acceptée par la société.

Cela nous dispense-t-il de lutter contre le productivisme effréné, contre la surconsommation? Bien sûr que non. C'est pour cela que je suis au POP et pas chez les Verts. Parce que le système de production est à l'origine des problèmes environnementaux, et qu'on ne changera pas l'un sans l'autre.

Ceci étant, à l'heure actuelle, force est d'admettre que ces idées sont ultra-minoritaires, et que la planète continue de se dégrader encore et toujours. Pour cela, toute tentative qui vise à solutionner au moins en partie les problèmes de pollution - et donc de survie de l'humanité - mérite qu'on s'y intéresse. Honnêtement, en gardant un esprit critique, mais il faut s'y intéresser.

À mon tour de vous envoyer un article. J'ai trouvé ce site de Reporterre, qui me semble traiter le problème assez objectivement, en essayant de mesurer les impacts de pollution, en ne cachant pas les informations qui pourraient desservir les éoliennes, mais en les ramenant également en comparaison avec les énergies actuelles:

https://reporterre.net/Quel-est-l-impact-des-eoliennes-sur-l-environnement-Le-vrai-le-faux

Je serais intéressé de savoir ce que vous en pensez.

Mais je trouve deux arguments intéressants pour répondre à ce que vous avancez sur votre expérience concrète des éoliennes.

À mon sens, l'expérience individuelle ne devrait pas prendre le pas sur les recherches et argumentations scientifiques. L'expérience individuelle a sa valeur, elle explique la formation d'opinion, qu'on lutte pour telle ou telle cause, c'est entendu. Mais elle ne devrait pas être considérée comme supérieure à l'expérience individuelle de toute autre personne. Importante et relative, je dirais. De fait, je respecte votre expérience nuisible des éoliennes, et j'en suis désolé pour vous. Mon expérience personnelle, c'est d'avoir reçu en arrivant à Chaux-de-Fonds un petit papier pour pouvoir aller chercher un comprimé de chlore à la pharmacie en cas d'explosion de la centrale nucléaire de Mülheberg. Mon expérience personnelle, c'est que je préfère un parc éolien à un risque nucléaire.

Le deuxième argument, qui apparait aussi dans cet article de Reporterre, est que les éoliennes ont le "malheur" d'être visible dans leurs impacts sur l'environnement. On peut directement voir les personnes impactées, la nature détruite. Mais peut-être que les antennes 5G tuent davantage d'oiseaux, allez savoir. Et la pollution produite par la produciton d'électricité au charbon également. L'éolienne est directement visible, calculable, et à ce titre je trouve que le constat de Reporterre de calculer sa durée de vie est intéressant, la plaçant à la moins bonne place des énergies renouvelable, mais tout de même dans le peloton.

Et passablement de ces arguments pourraient probablement être utilisés pour le nucléaire
Meilleurs messages,

Suite:
:-)

Je ne me couperais pas une jambe pour soigner un bras. Je connais bien le site Reporterre, j’ai même dû lire cet article. Ce que je pense est qu’une mauvaise solution ne rajoute qu’une couche au problème. Que les lois que nous votons pour ouvrir nos espaces naturels aux éoliennes aujourd’hui serviront demain  à d’autres interventions industrielles, et que rien ne pourra plus empêcher les "moins gentils » d’avancer comme ils le souhaitent.

Pour mon expérience personnelle, elle concerne surtout la prise de conscience que les dés sont pipés, que les choix que nous avons se limitent aux intérêts des plus riches. Nous pouvons certes lutter, gagner une fois peut-être, ensuite les lois sont revues, les modes faites pour influencer, et avec le temps le gouvernail retrouve son maître: l’argent et ceux qui le détiennent.

Donner mon aval à cette bande de tordus qui réussit même à détenir les rennes de l’écologie, jamais! Vous savez ce qu’ils font les vendeurs d’éoliennes au Mexique? Les BKW en Norvège?

Mais comment peut-on identifier cela à un avenir écologique??????? Pour moi ce n’est pas possible. Parce que ma petite Suisse n’est pas un exemple et ne le sera jamais. Plutôt que de mettre des éoliennes pour avoir l’air écolo, qu’elle cesse de financer le pire partout ailleurs! Un coup de peinture verte sur une petite partie de notre consommation d’énergie, c’est l’action locale qui cache le pillage mondial!

Et ce paradis vert dont rêvent les politiciens est une conscience pour les bobos que nous sommes. Ceux qui pourront s’offrir ce courant-là seront encore et toujours des privilégiés. Pour les autres, ceinture!

J’ai été anti-nucléaire, aujourd’hui j’ai un autre regard, parce que il n’y a pas de différence pour moi entre ceux qui l’ont développé "pour la paix" il y a plus de 70 ans, et ceux qui prétendent développer aujourd’hui l’écologie pour le climat. Ce sont les mêmes. Bien sûr on peut toujours croire que l’on va maîtriser le business et implanter raisonnablement des éoliennes ou des panneaux solaires. Mais c’est compter sans tout ce que les lois  que l’on vote pour le faire permettront ensuite…

Cher Monsieur, vous avez vos convictions, si vous faites de la politique, c’est que vous y croyez encore. Si pour vous, mettre des éoliennes industrielles sur les Crêtes du Jura résonne comme un espoir, je vous envie. Pour moi cela résonne comme la fin d’une étendue rare, immense précieuse, dénuée d’impact industriel. Un lieu d’où,  si l’on prend de la hauteur, on peut puiser la force d’être, de résister, d’aimer. J’ai mille fois plus confiance dans cette force là que dans celle des écologistes du moment, plutôt issus des milieux aisés de la planète. Ceux qui se font tuer au Mexique parce qu’ils luttent contre les voleurs de vent, pensez-vous qu’ils meurent pour une quelconque évolution sociale ou écologique? Ils meurent parce qu’ils luttent encore et toujours contre une colonisation industrielle monstrueuse qui les jette hors de leurs terres. Notre grande naïveté est de croire que nous valons plus aux yeux de ceux qui convoitent les terres protégées en Suisse.

Bel après-midi.
Voisine
P.S. J’ai vécu sans électricité, sans sanitaires individuels. Ce fut facile. La seule chose dont je sois sûre est que je vais mourir, donc je ne vis pas non plus accrochée aux miracles de la technologie. Il y a sans doute une autre manière d’évoluer et vivre ensemble que ce que nous pratiquons depuis des lustres, mais apparemment quelque chose bloque. Ceci pour vous dire que la vie est pour moi une opportunité que j’apprécie parce que j’ai aussi la chance de ne pas avoir à survivre, mais je ne place pas l’humanité au-dessus de tout. Si nous avons des solutions pour sauver la planète tant mieux. Mais tout a une sorte de fin je crois, je ne suis pas pour l’acharnement thérapeutique. Ceci explique peut-être cela… Je n’en sais rien. Le pire pour l’humanité, c’est de vouloir détenir la vérité et le contrôle. Les espaces libres sont des espaces de vie qui maintiennent la distance avec le pouvoir.


 Lui:
J'aime cette vision, et c'est un argument qui fait mouche. Certes, la protection des espaces non-industriels en Suisse est un luxe quand on voit la pollution que nous créons ailleurs. Et effectivement, toute zone qui s'industrialise, quel qu'en soit le motif, devient beaucoup plus soumise aux impératifs humains. Opposer la sauvegarde d'espaces vierges, sans trop de trace humaine, à la création de structures humaines pour aller vers un monde "meilleur"... un choix difficile!

Je ne crois pas que l'humanité parviendra à éviter le mur écologique. Elle n'en prend pas le chemin et il est, à mon avis trop tard. Comme vous, cela ne me gène pas.

Mais en attendant, je n'ai pas envie de me résigner non plus. Et je préfère essayer, pour voir. Qu'aurai-je perdu?

J'ai vraiment apprécié ces échanges. Merci.

Suite et fin:
Ah mais justement, essayer pour voir, se battre pour le contraire de ce que nous faisons depuis la nuit des temps, se battre pour autre chose,  pour des valeurs sans matériel…
Par exemple :-)

Mais c’est dur, personne ne nous aime. Ha! Ha! Ha!

Pour moi aussi ce fut bien ces échanges. Bonne chance!
Belle soirée.
Voisine.

Et puis j'ai reçu cette intervention d'Aurélien Barrau, où j'ai emprunté le titre de ce post.  Et tout est dit, bien dit et en quelques phrases finalement. :-)



https://www.facebook.com/355887985062693/posts/511818622802961/?vh=e&d=n

lundi 27 janvier 2020

Mise au Point ou mise au pas?



Quand le lobby éolien met ses gros pieds dans le paysage audio-visuel...

Nous étions hier soir dans un restaurant. Un écran géant diffusait les émissions de la RTS en direct. Quelques clients se partageaient la table ronde et nous mangions un peu plus loin. Je tournais le dos à cet écran mais le son parvenait jusqu'à notre table. Suffisant. Commence l'émission Mise-au-Point. L'interview de Mme Leuthard avant la diffusion d'un reportage sur les éoliennes m'a déjà interpellée... Pourquoi lui demande-t-on son avis sur le développement éolien en Suisse,  elle qui était là pour tout autre chose? Pas du tout prise au dépourvu, la dame a récité sa leçon sur le bout des doigts...  Tiens, tiens....

Le reportage ne m'a pas étonnée, il était à l'image du laïus de l'ex conseillère fédérale, totalement orienté fait d'imprécisions et "d'oublis" fâcheux. Je n'ai malheureusement pas le temps de m'étendre sur ce "non travail" journalistique, sur cette publicité mensongère, sur cette lamentable prestation de notre télévision publique. Je vous laisse juger sur pièce si l'émission est disponible ici

La table ronde s'est vidée de ses clients en quelques minutes. Qui a envie de rester face à un reportage aussi insipide, dénué d'honnêteté et de crédibilité. À tel point que je me suis demandée si il s'agissait d'une commande, si la RTS en était réduite à de tels services! 

Je me suis aussi demandée quel crédit je pouvais encore accorder à cette chaîne de télévision et à cette émission en particulier. Sur un sujet que je connais bien, j'ai malheureusement constaté que le niveau de désinformation était très élevé. 

J'ai réagi, sans trop m'étendre parce que ma confiance a fondu comme neige au soleil. Ce n'est pas possible de faire un aussi piètre reportage sans pressions extérieures... ou bien? Si on en est là au sein de notre chaîne nationale, notre voix ne l' atteindra plus, elle sert d'autres intérêts. Grave.

Ma réaction (parmi beaucoup d'autres à ce que j'ai pu voir ou sentir dans mon entourage):

Bonsoir,

La crédibilité de Mise-au-Point a pris un gros coup dans l’aile ce soir. On avait le sentiment de regarder une pub pour Suisse Eole.
Je me dis que Mme Chevalley a demandé un plaidoyer pour ses chéries. Il est juste que l’association qu’elle préside soutire pas mal de subventions à la Confédération pour peu de résultat. On doit s’inquiéter dans les coulisses du Palais.

Si jamais, il y a des mouvements d’opposants en Autriche, comme ailleurs. Mais bien sûr pas chez les promoteurs, ni chez les propriétaires terriens qui vivent pour moitié du business des éoles. Et faire intervenir Mmes Leuthard, Chevalley et De Quattro, bravo! Les groupies des compagnies du vent en Suisse romande au complet.

Vous avez dérapé ce soir, mais vous pourrez toujours récolter les réactions des téléspectateurs pour alimenter le début de votre prochaine émission,  attention à ne pas mettre  plus d’énergie et de soin à balancer votre générique racoleur qu’à présenter des enquêtes sérieuses.

Avec mes salutations.
Voisine

mercredi 15 janvier 2020

Elections dans le Jura: Une tête et 8 membres.



Le Jura recherche une ou un ministre. Il y a trois candidat(e) s,  deux femmes et un homme.
Le dernier est UDC, je ne vote pas UDC, 

Restent une socialiste et une PDC. 

Je ne voterai pas pour la socialiste. Les socialistes aujourd'hui font mieux leurs discours que leur politique. Je n'ai jamais entendu un élu socialiste parler avec connaissance de la problématique des éoliennes industrielles. Leurs arguments techniques sont approximatifs, leur écoute à l'égard des opposants est nulle, leur position en matière de politique énergétique est dogmatique.

Reste la candidate PDC. Elle est la seule à avoir soulevé le voile vert de l'industrie éolienne lors d'un voyage au Mexique. Je la sais suffisamment intelligente pour avoir de suite compris la différence entre politique énergétique et (gros) intérêts économiques défavorables aux plus pauvres.

Si le puissant lobby du vent  parvient encore à faire croire que l'éolien est providentiel en Suisse, ce n'est pas un hasard. Il existe peu de politiciens curieux, intelligents et humanistes, capables de gratter le vernis des mots, de sortir une calculette ou de s'inspirer de toute l'histoire des colonisations industrielles, particulièrement celles liées à l'exploitation de sources d'énergie, pour comprendre qui sont ces vendeurs de vent qui convoitent notre environnement, notre histoire, nos liens.

Je vais donc prendre la peine de voter pour cette femme là. Pas pour son parti, qui ne vaut pas mieux que les autres, mais pour son charisme, son intelligence, son pragmatisme et ce petit truc en plus qui fait qu'on la pense sincère. Rarissime en politique.

Son point de vue sur l'éolien c'est ici dans la première partie de l'émission, dès la 8ème minute

dimanche 5 janvier 2020

Quand un journaliste scie la branche sur laquelle il est assis...

La Suisse ne peut malheureusement pas se targuer de défendre le principe d'un État de droit. Dans cet article du Temps, lisez la critique du zurichois Nils Melzer, expert pour l'ONU. 

Je suis régulièrement frappée par la facilité avec laquelle certaines et certains bradent les droits fondamentaux de notre système démocratique pour favoriser des intérêts commerciaux.

Dans le journal local, un journaliste s'entretient avec le directeur d'énergie Jura. Son article n'est pas du tout neutre, il prend soin de mettre à l'index  les citoyens qui dans le Jura s'opposent à la politique énergétique du Canton. Mais il va plus loin et me glace le sang.

Voici l'une de ses questions:

"À l'heure où il faut agir  vite, ne faudrait-il pas que l'État impose les projets, sachant que les outils démocratiques à disposition des citoyens les ralentissent?"

Ne sait-il pas cet idiot que les outils démocratiques sont les garants d'une presse libre et indépendante? (Il est vrai que cela n'est plus le cas de nombreux journaux, les jeunes ont peut-être oublié l'importance de cette protection)

Son interlocuteur remet un peu d'ordre dans ce cerveau immature, mais plus loin il admet, je cite:
"Il y a tout de même des cas où cela va trop loin"

Le journaliste veut limiter les outils démocratiques et l'économiste prétend décider quelle minorité peut en jouir jusqu'au bout! 

Et bien moi je dis courage les opposants, les résistants, les indignés, parce que avec de tels cas dans les places stratégiques d'un État de droit, il vaut mieux cultiver et défendre son indépendance d'esprit! Aucun démocrate digne de ce nom ne pourra nous en vouloir .
























Je ne suis pas pour le développement de l'énergie nucléaire, je comprends les limites que nous devons nous imposer pour revenir à une consommation raisonnable. Mais je refuse de fermer les yeux sur la réalité sous prétexte qu'une vague verte et bienvenue tente de redistribuer les cartes en reprenant les mêmes règles que les politiques qui l'ont précédée: il ne suffit pas de peindre en vert le business pour le rendre équitable et encore moins efficace! Nous devons changer de paradigme et nous devrions être capables de le faire face à l'urgence. Préconiser l'industrialisation des espaces naturels pour produire de l'énergie verte est un non sens. Les limites de l'éolien  et du solaire bien résumées dans cet article du journal LE POINT

Quand je lis que l'EPFL a trouvé un moyen de capturer le CO2 des poids-lourds et de réduire de 90% leurs émissions, je me dis que l'urgence a du bon et qu'en protégeant nos espaces naturels nous laisserons émerger de véritables solutions.

jeudi 2 janvier 2020

La production locale pour une consommation locale.

Commençons l'année avec quelques photomontages qui devraient être appliqués à toutes les villes de Suisse. Peut-être que les citadins bobos-écolos qui préfèrent blanchir leur surconsommation sur le dos des campagnes se mettraient à réfléchir...




Les gouvernements quant à eux, toujours prêts à sauter sur l'urgence climatique pour sauver les apparences et faire du business, ne lâchent rien par derrière:

Une immense mine de charbon projetée en Australie contredit toutes les bonnes intentions affichées du pouvoir. L'Australie a développé des quantités de parcs éoliens avec de graves conséquences pour les populations concernées, comme d'habitude ce recours à l'industrialisation massive des lieux préservés n'a qu'un seul but: le fric. Derrière ce prétexte vert, rien ne s'arrête.

"Cette usine pourrait faire augmenter de 10 à 20 % les exportations australiennes de charbon. Les émissions liées à cette exploitation pourraient aussi menacer l'un des joyaux de l'Australie : la Grande Barrière de corail. À lire ici."

 Avant de poursuivre votre route, voici un lien vers un magnifique moment de résistance, pour nous donner la force et la volonté de poursuivre nos luttes vers un monde juste et digne.

Pour 2020, que les résistants du monde entier ne soient jamais domestiqués.
Belle année !

mardi 24 décembre 2019

Joyeux Noël!


Nous parlons souvent à la maison de la manière de se comporter dans une lutte. La violence y a-t-elle sa place? C'est une question récurrente. Je plaide pour une lutte qui parvient à ses fins à force d'intelligence, de persévérance et de courage. Nous luttons principalement contre de l'ignorance, de la bêtise et des dogmes. Mais aussi contre des intérêts qui nous dépassent et des abus de pouvoir, qui définissent et défendent le système en place, une machine puissante d'une violence inouïe. À ce niveau-là nos chances d'être entendus restent nulles et la question des moyens de poursuivre se pose et la réponse est claire: il n'y a aucune chance de vaincre ceux qui nous maintiennent par la force dans une condition que nous refusons sans utiliser notre propre force.

Ce qui m'amène à cette phrase de Harvey Milk:

NOUS DEVONS
POUSSER AUSSI FORT
QU'EUX

PUIS
UN PEU
PLUS FORT

Mais plus nous avançons dans une lutte et plus il est  difficile de tenir compte de nos sentiments, parce que l'humanisme, le charisme, l'amour de la nature et des animaux ne comptent plus dans ces sphères-là, notre vie même ne vaut rien. Comment ne pas devenir la bête que nous attaquons?

Les membres de la ZAD (AMASSADA, contre la construction d'un transformateur électrique)  l'ont bien compris le jour où les forces de l'ordre ont débarqué dans leur camp, l'une de leurs pancartes disait:

"N'oubliez pas, c'est nous les gentils"

Ne pas l'oublier, jamais. Mais alors comment on passe?

mardi 17 décembre 2019

17-18 décembre: Quand celui qui s'oppose devient l'incarnation du mal.

Les articles dans la presse de ce jour et les réactions de certains politiciens toujours prêts à se prendre pour les savants de service, m'ont profondément exaspérée.

Pas d'image pour ce jour, mais l'illustration de mon agacement par cette réaction envoyée à un parlementaire fédéral:

Cher Monsieur,

J’ai eu le loisir de lire votre position face à l’éolien. Je suis toujours sidérée par le déni dans lequel nous naviguons.

"Enfin, je comprends vos grandes réserves concernant l’éolien, qui ressortent dans chacun de vos messages. Mais un éolienne fonctionnelle permet tout de même d’alimenter entre 800 et 1000 ménages (de 2,5 personnes). Cette piste ne doit pas être abandonnée, même si les complications administratives, notamment concernant la planification, sont actuellement quasiment insurmontables." (ndlr: paroles de député)

Quand est-ce que l’on cessera de diaboliser les opposants à ces machines plutôt que d’admettre qu’elles sont le problème? Trop grandes, trop bruyantes, trop nombreuses, trop peu de sécurité sanitaire garantie à leur proximité, elles sont sources de nouvelles nuisances environnementales et sociales dans un monde qui en est saturé, leur production intermittente ne garantit pas grand chose si ce n’est l’obligation d’avoir recours à une autre source d’énergie égale pour les jours sans vent, une puissance installée 4X supérieure au facteur de charge, des installation gigantesques à renouveler chaque 20 ans sur de nouveaux socles faits de centaines de m3 de béton enterrés et de centaines de km de câbles, des coût faramineux reportés sur les factures des citoyens, une rentabilité qui ne dépend que de subventions publiques et des énergies fossiles utilisées pour les construire et les acheminer. Vous en voulez encore?

Certains opposants sont les victimes directes, dans leur quotidien, de ces politiciens qui s’accrochent à une solution brandie comme un trophée électoral; de ces journalistes qui n’ont plus ni le temps ni les moyens de faire de véritables enquêtes; d’une fable qui voudrait faire croire que leur sacrifice sauve l’humanité… Et nous ne parlons toujours que de couvrir peut-être le 20% de notre électricité qui elle représente le 20% de notre consommation d’énergie totale!  En connaissant tous les désavantages de l’éolien industriel cités ci-dessus pour espérer produire le 20% du 20% de notre consommation d’énergie (alors que notre société croule sous le gaspillage) je ne me sens coupable de rien du tout en étant une opposante, je suis plutôt désabusée par la capacité de nuire qu’ont certains adorateurs du vent actifs contre les opposants.

Faciliter les procédures pour développer l’éolien industriel en faisant passer les opposants pour le problème à surmonter est indigne d’un politicien consciencieux.

J’ose espérer que chacun saura prendre ses responsabilités, non pas contre les opposants parce que c’est une solution de facilité pour avoir l’air de faire quelque chose pour le climat, mais pour admettre qu’il n’y a pas de cohabitation possible avec de telles machines, dont la quantité et la puissance nécessaires pour être efficaces vont à l’encontre des intérêts de la nature et des hommes. Quand on a rien à proposer on ne propose pas n’importe quoi.


Avec mes respectueuses salutations.
Voisine

lundi 16 décembre 2019

Des éoliennes par ici, pas d'éoliennes par là...

Le ou les responsable(s) de l'Office du tourisme neuchâtelois ne manquent pas d'air: il(s )ne veut(lent) pas d'éoliennes au Crêt Meuron, en raison du potentiel touristique du site, mais donne(nt) leur feu vert pour celles de la Montagne de Butte et celles des Quatre Bornes. 😳

Donc là où on peut faire du pognon, on ne touche pas. Mais les riverains et la biodiversité,  on s'en fiche. Voici un bel exemple de l'intérêt national "made in Switzerland".

https://www.rtn.ch/rtn/Actualite/Region/20191213-Tourisme-neuchatelois-ne-veut-pas-d-eolienne-au-Cret-Meuron.html

Enfin... Si les Offices du tourisme reconnaissent enfin qu'éoliennes et paysages ne font pas bon ménage, c'est déjà un pas. Un pas qui a demandé pas mal d'années tout-de-même. 😡

Quand les politiques s'inquiéteront du rapport production-coûts réels de ces machines, ça en fera deux. Et quand les conseils communaux comprendront les ravages inutiles des turbines sur la qualité de vie de leur concitoyens, ça en fera trois.

Un, deux, trois, soleil!



ON NE PEUT DÉSÉDUQUER
UNE PERSONNE QUI A APPRIS À LIRE

ON NE PEUT PAS HUMILIER
UNE PERSONNE QUI SE SENT FIÈRE

ON NE PEUT PAS OPPRIMER
UN PEUPLE QUI N'A PLUS PEUR

César Chàvez

dimanche 15 décembre 2019

Quand les mots cachent les problèmes

Programmer un changement de paradigme dans les milieux de l'énergie en s'attaquant en priorité à l'électricité, c'est comme supprimer une fenêtre dans chaque ville pour protéger les oiseaux des collisions mortelles.

Le secteur électrique ne représente que 22% de la consommation totale d'énergie de l'UE. et les éoliennes ne produiront jamais que le 20% de ce 22% de notre consommation d'énergie.... 

Mais les politiques adorent faire croire aux gens qu'ils ont des solutions et les opposants leur donnent une contenance.

Depuis quelque temps cependant, la critique envahit les médias... enfin!

Dans cette revue économique par exemple: 
https://trends.levif.be/economie/l-avenir-incertain-de-l-eolien-terrestre-europeen/article-opinion-1227251.html?cookie_check=1576165446


On s'élève en relevant les autres.
Robert G. Ingersoll

samedi 14 décembre 2019

Colonisations industrielles


C'EST EN GARDANT 
LE SILENCE

ALORS QU'ILS 
DEVRAIENT 
PROTESTER

QUE LES HOMMES
DEVIENNENT DES LÂCHES

Ella Wheeler Wilcox

vendredi 13 décembre 2019

Quand tout ira bien, quand tout sera détruit...


  Cet homme en fin de vie assis face à un paysage bucolique, contemple-t-il  la vie ou regarde-t-il déjà au-delà, vers l'éternité? (ndlr: dans l'émission de mercredi soir Caravane FM, "Que c'est beau la vie" disponible jusqu'en mars 2020)

La mort vous y pensez vous? Je me demande souvent face à des personnalités politiques ambitieuses, des promoteurs acharnés, des maires ou des conseillers stupides,  agrippés à un quelconque pouvoir, ce qui les animent. Quand ils seront face à leur propre mort, ils en auront quoi de plus d'avoir imposé leurs vues? D'avoir détruit des lieux de vie merveilleux pour augmenter leurs compte en banque? D'avoir laissé se diviser des villages pour quelques milliers de francs? D'avoir vendu à l'industrie des sites magnifiques... Avant de mourir, sur quoi poseront-ils leurs yeux?

L'Europe compte investir massivement contre le réchauffement climatique... (TJ de mercredi soir)
Pourquoi ce genre d'annonce me fait froid dans le dos?

Quelles images emporterons-nous vers l'éternité?

"Soit nous vivons tous dans un monde décent
Soit personne n'y vit."
George Orwell

jeudi 12 décembre 2019

Devant la mobilisation des opposants en Suisse, les fournisseurs d'électricité se tournent vers l'étanger?



Mais où à l'étranger? En Allemagne on sait que l'opposition bat son plein. En France aussi. En Italie la mafia est bien implantée dans le secteur. Mais où vont les investisseurs suisses? Peut-être là où les droits de l'homme ne sont pas respectés? Comme au Mexique? Pourquoi la RTS dans cet article ne développe pas? Il est bien question de la Norvège pour l'hydraulique (une tradition dans ce pays),  et de pays "comme" l'Espagne et l'Italie.  Et? Comment ce trafic d'électricité est-il perçu et surtout, connu, dans ces pays? Et le reste?  Pourquoi reste-ton vague là-dessus?

https://www.rts.ch/info/suisse/10930590-les-fournisseurs-d-energie-suisses-misent-sur-le-renouvelable-a-l-etranger.html

C'est peu acceptable ce type d'information, très orienté.

Des détails ici

mercredi 11 décembre 2019

2020, l'année de tous les dangers?


"Des interventions parlementaires se multiplient au niveau fédéral pour remettre en question l’ISOS et « gagner » une plus grande liberté de construire, de détruire ou d’abattre."

"Il faut reprendre le contrôle de notre territoire"

(...) "Tout est toujours possible si l’on veut

Il y a beaucoup à apprendre de nos anciens, d’une époque où la notion de respect et d’équilibre était ancrée dans la vie, où l’on vivait avec son environnement sans le presser de tous les côtés pour en sortir le maximum d’argent. On donne trop souvent la priorité aux promoteurs et propriétaires de terres. Il faut donc reprendre le contrôle de notre territoire, de manière globale en le pensant sur le long terme, pour notre bien à tous. Je pense avoir démontré qu’on peut le faire."

Fabienne Freymond Cantone, l'entier de son texte à lire ici

mardi 10 décembre 2019

Quand la contestation prend de la hauteur



"Le pouvoir ne concède jamais rien qui ne soit exigé.
Il ne l'a jamais fait, il ne le fera jamais."

samedi 7 décembre 2019

Association de gros malins


J'ai reçu un beau cadeau. Je l'ai déjà largement partagé autour de moi, mais il faut que ce cadeau circule autant que possible. Vous êtes-vous déjà demandé comment l'éolien était arrivé en Suisse? À qui il profite? Quand vous aurez suivi le lien que je vais vous ouvrir avec la porte de mon calendrier, vous saurez comment ça marche derrière les portes du palais fédéral. Vous comprendrez aussi que rien n'est inaccessible et que le culot peut mener un pays par le bout du nez. Le nôtre pourrait aussi faire des miracles.

La fable de l'éolien en suisse, c'est  ici: http://sainte-croix-pas-d-eoliennes.ch/documents/weidhis.pdf

"N'attendez pas de moi que je fasse quelque chose pour vos droits
C'est votre monde et vous pouvez le changer."

Malala Yousafkzai

vendredi 6 décembre 2019

Décembre: mille associations allemandes contre les éoliennes



En Allemagne, on entend enfin un peu parler des riverains, un peu seulement. Dans ce reportage il est surtout question d'argent, comme toujours... Avec des promesses que l'on a déjà entendu partout: les coûts vont finir par baisser... Avec plus de 30'000 éoliennes les allemands eux ne voient toujours rien venir et paient toujours leur électricité plus cher qu'ailleurs. Un millier d'associations allemandes luttent contre les éoliennes. Alors Mlle Chevalley? Toujours aussi sûre que là-bas tout va bien et que l'Allemagne est l'exemple à suivre??

https://www.rts.ch/play/radio/tout-un-monde/audio/le-secteur-des-eoliennes-est-en-crise-en-allemagne?id=10897409

Cette actualité commentée aujourd'hui comme surprenante, il y a dix ans que nous la dénonçons parce qu'elle était prévisible, elle était déjà en route. Mais en Suisse romande les opposants ont une seule étiquette, celle d'égoïstes. Leurs arguments n'ont jamais été pris au sérieux. La situation en Chine, c'est pareil, nous l'avons imaginé il y a bien longtemps. Pour ceux qui débarquent voici ce qu'il se passe autour des énergies renouvelables, un pays cité aussi en exemple par le lobby éolien depuis des années:

https://www.rts.ch/play/radio/tout-un-monde/audio/la-chine-desinvestit-le-renouvelable-et-reinvestit-dans-le-charbon?id=10897410


"Nous devons toujours prendre parti.
La neutralité aide l'oppresseur
Jamais la victime"

Elie Wiesel


jeudi 5 décembre 2019

Décembre: parlons des luttes




"Une dérive fasciste des démocraties libérales"

Ici la Grèce:

http://blogyy.net/2019/12/04/le-bras-de-fer-a-exarcheia-setend-a-toute-la-grece/


"Je suis censée rendre compte de l'état des choses
Et ce serait bien d'oublier l'histoire
Mais nous le faisons à nos risques et périls"

vendredi 29 novembre 2019

Un monde décapité


Depuis quelque temps je peine à accorder le moindre crédit à ceux qui se prétendent à la tête des citoyens, à ces autorités auto-proclamées, à ces politiciens dont les limites semblent davantage intellectuelles que liées à un quelconque idiotisme politique (vous imaginez sans peine pourquoi je choisis ce terme plutôt qu'un autre, sa définition reflète l'ambiguïté du sujet....)

Au parlement cantonal cette semaine il y avait matière à servir les intérêts du Jura et des jurassiens. D'abord en refusant la fiche 5.06 qui ouvre la prochaine voie aux développeurs éoliens, fossoyeurs des crêtes. Ensuite en accordant une écoute active aux chauffeurs des cars postaux qui, à juste titre, craignent leur mise aux enchères sur l'autel des sacros-saintes pseudos économies sensées ravir le peuple.

Quel peuple? 

- Pas les fonctionnaires qu'ils ne pensent qu'à éradiquer au rythme des services publics (les fonctionnaires sont les principaux os que rongent les politiques avec appétits)
- Pas celui d'un Jura qu'ils rêvent d'encercler d'éoliennes géantes avec des motifs plutôt dignes de Pékin que de l' intérêt national dont ils se gargarisent.

Bref, j'attendais des parlementaires un peu plus d'humanisme, un peu plus de connaissance des dossiers qu'ils prétendent mener. Leur vue à court terme n'est que populisme et sujets pour tables rondes où se décident leur gloire ou leur destitution. 

De quoi ont encore parlé nos élus? Si vous avez la souplesse de vous baisser jusqu'aux raz des pâquerettes, voici les préoccupations des parlementaires mercredi, lues sur les réseaux:

"- Aux questions orales Gigon a demandé à Juillard où il dormait 😅"
"- Pour savoir où étaient déposés ses papiers 😅"
"Juillard a répondu qu'il se demandait bien où l'informateur de Gigon avait les siens 😆"

Et la réaction d'une lectrice:

"Dans le bac  à sable messieurs"

Voilà. Au parlement ils demandent à leurs collègues où ils dorment. Et au bureau ils regardent du porno? 
Lamentable. Pauvre, Macho. À mille lieux des enjeux qu'ils balaient à coups de comm savamment orchestrée pour leur donner des airs d'avoir réfléchi.

Hier soir sur Forum, invitée pour parler de son départ à Berne, Mme de Quattro en a profité pour vendre son paquet d'éoliennes (avec tous les détails qu'elles a enregistré pour pouvoir en parler publiquement) sans que personne ne le lui demande... En voici encore une à qui il faudrait demander quels comptes elle règle exactement? Ces déclarations puaient tellement la revanche primitive, ou le besoin de se convaincre elle-même...

Le président de librevent député PCSI, quant à lui, après avoir dit tout le mal qu'il pensait de la fiche 5.06 devant la presse quelques jours avant le parlement, s'est contenté de s'abstenir de voter le jour J. Personne n'a compris. 😬 Sauf ceux et celles qui depuis longtemps ne comptent plus sur les politiques pour changer le monde. Ils sont bien trop occupés à tourner dans leur petit monde sans tête.


Les beaux projets durables dans le Jura... durent le temps d'une comm, exemple:

2015:



2019:
 


vendredi 15 novembre 2019

Projet éolien des Quatre Bornes: Neuchâtel 3, Berne 7...


Allô Tonton? Pourquoi tu tousses?

La foudre verte frappe sans discernement. Il en  a été ainsi pour les initiateurs du parc éolien des Quatre Bornes né dans les petites têtes de quelques agriculteurs neuchâtelois (Tonton, pourquoi tu tousses?) vite rejoints par des voisins bernois, de ceux qui aiment tant les éoliennes... (voir le saccage assumé des Monts-Soleil et Crosin).

Il y était prévu 11 éoliennes, un parc magnifiquement monté, comme ils aiment à le présenter sur leur site: des citoyens responsables prêts à tout accepter par conscience écologique (Tonton, pourquoi tu tousses?),  des communes par l'odeur des retombées alléchées et un promoteur qui endossent les risques (Tonton pourquoi tu tousses?). Une fine équipe comme on en trouve un peu partout où il y a de l'espace à coloniser et des sous à ramasser. 

La population est enchantée, plébiscite le projet, il est même décrété que ces 11 éoliennes de 200m de haut, projetées en pleine nature,  rassemblent les foules avec un score démocratique sur lequel ces fossoyeurs de bien-être s'empressent de poser leurs fesses: dans la commune du Val-de-Ruz, 66% de 54% de la population a dit oui, s'extasient-ils dans leur communication .  Indépendamment de la communication utilisée pour obtenir ce oui,  le fait est que pour 100 personnes, 54 on voté et 66% d'entre elles ont dit oui. Ce qui nous fait 35,64 personnes sur 100 ayants droit. À Sonvilier ils relèvent fièrement un score plus net encore" avec 75% de oui...  pour 50 % de votants, soit 37,5 personnes sur 100 ayant-droit.

Par tranches de 100 ayant droit, il y en a donc environs  63 qui ne se sont pas exprimés.

Nous savons que la confiance en nos autorités est médiocre, cela nous a été démontré de toutes sortes de manières lors des dernières élections. Le vote n'est plus utile à la contestation, elle s'organise autrement. Autour des parcs éoliens elle est vive et pèse de tout son poids pour bloquer les projets. L'éolien allemand étouffe face à la résistance populaire depuis l'apparition des géantes, à lire ici. Le lobby va même demander au gouvernement de supprimer les distances aux habitations obtenues démocratiquement par les riverains pour se protéger des nuisances terrifiantes dont ils sont victimes. Tiens donc! La démocratie n'est pas toujours bienvenue chez les promoteurs! En France des personnes se regroupent pour attaquer en justice les porteurs de projets éoliens pour mise en danger de personnes

Bien entendu qu'autour du projet des quatre Bornes, la résistance est vive et soutenue par des personnalités dont la popularité fait trembler les promoteurs. Alors ils gesticulent autour de leur parc,  première mesure annoncée pour sauver leurs usines à sous, la suppression d'une machine, la plus controversée par les opposants (Tonton, pourquoi tu tousses?). C'est l'éternel lapin qu'ils sortent de leur manche pour casser la montée en puissance de leurs adversaires. Amusez-vous à chercher le nombre de parc où ce scénario a été utilisé pour repousser la résistance d'un cran! Je peine à imaginer qu'au delà des 36% d'ayant droit favorables à ces machines, on trouve encore des dupes prêts à se faire couillonner par cette stratégie!

Le Jura voisin des bernois ven(t)dus,  sera encore et toujours le grand perdant de la guerre livrée par l'industrie éolienne à son environnement: 3 des machines de ce parc seraient construites sur sol neuchâtelois et 7 sur sol bernois, une décision prise par une moyenne de 36,5% d'une population dite verte et responsable, dont il faut encore déduire ceux qui défendent des intérêts personnels et ceux qui ont été mal informés, voir désinformés, comme on en rencontre tellement après la réalisation des parcs.

P.S. Hier soir 72 ayants droit, bien coachés par les gagnants de la partie,  ont décidé de l'avenir des Crêtes en acceptant en assemblée 3 parcs éoliens sur des sites naturels, qui impacteront des milliers de personnes et une région entière. Au nom de la démocratie.