samedi 16 octobre 2021

SOS Sainte-Croix: la colonisation industrielle des merveilleuses Crêtes jurassiennes s'accélère

 

"Le Cri" d'Edwar Munch"

À Sainte-Croix il y avait des gens qui gardaient la tête haute, malgré des années de lutte durant lesquelles on leur a fait avaler toutes les couleuvres. Ils avaient leur terre au coeur et étaient prêts à tout pour ne pas la laisser tomber sous le joug de vulgaires promoteurs, qui finalement les ont pris exactement comme ils ont toujours su qu'ils le feraient, par derrière.

La vulgarité on l'a retrouve toujours autour des aérogénérateurs, celle des décideurs qui se gargarisent de solutions bidons pour cacher leur ignorance et leur manque d'imagination. Qui communiquent parce qu'ils ne savent plus parler. Qui n'ont plus le temps de penser, qui ont condamné la poésie et les poètes avec elle. Qui se barricadent derrière des lois liberticides juste pour ne plus avoir à affronter la critique. Qui se pavanent avec leurs airs de je sais tout et je ferai mieux, mais qui n'ont jamais fait que copier ou continuer le chemin tracé avant eux, celui-là même qui bientôt va se fracasser contre le mur de leurs erreurs.

Le sommet de la vulgarité, on le trouve chez les promoteurs, assoiffés de gains faciles, ils mettent à mort tout ce qui bouge encore. Les arbres et leur feuillage, les prairies,  les sommets vertigineux, les Océans immenses : ils rasent, ils creusent, ils acheminent, ils ancrent, ils colonisent. Comme si la vie ne devait plus être belle, mais utile, rentable, moche et sale pour tous. Ils ne connaissent de beau que la couleur de l'argent qu'ils cachent bien loin des caisses publiques qu'ils vident et des mines qu'ils pillent.

Beaucoup ont la rage, mais surtout du chagrin aujourd'hui à Sainte-Croix, mais pas seulement, ici aussi on pleure avec eux, parce que l'on sait avec quelle délectation les porteurs de projets éoliens débarquent permis en mains avec leurs pelleteuses, leurs rouleaux compresseur, leur béton, leurs grues, triomphants sur les cendres de la cohésion sociale qu'ils ont incendié sans aucune retenue! Ils jubilent devant ces opposants qui ont payé très cher le droit de défendre leur lieu de vie, comme si les écraser étaient leur seule motivation. Parce que le courant qu'ils promettent ils savent bien qu'il ne changera pas grand chose au réchauffement climatique mondial, ils sacrifient Saint-Croix et les Crêtes jurassiennes pour éviter de s'attaquer aux véritables problèmes auxquels ils participent (voyez plutôt ici) ce n'est pas derrière des solutions qu'ils courent. Ce qu'ils veulent c'est posséder, vendre, acheter, jouer avec nos vies pour mieux gagner la leur.

Début des travaux à voir ici...

Et ici 

Canal Alpha, journal du soir ici, avec Michel Bühler qui remet la violence à sa place. 

Et ici sur les beaux parleurs, la personne qui défend les éoliennes semble ne rien savoir au sujet de l'opposition aux éoliennes. Elle est pour ces hélices moches, mais la réflexion s'arrête là.

jeudi 30 septembre 2021

Qui exagère? Qui est extrême? Qui est démocrate?

 

source:http://www.canale58.com/articolo/attualit/2/una-bandiera-no-tav-sventola-sulla-chiesa-di-mercogliano/2289

En tant qu'anti éolienne en Suisse, j'ai souvent été montrée du doigt, considérée comme une extrémiste, une hystérique, ou ce genre de qualificatif attribué aux opposants qui dérangent, qui font trop de bruit autour de projets industriels menés par l'Etat sous la pression de puissants lobbys. L'objectif étant de les discréditer, de les noyer dans un Océan d'autres informations.

On sait tout cela, on sait que des intérêts puissants se moquent éperdument de l'humanité, de la démocratie, du droit, etc.

Il y a quelques années j'ai entendu parler pour la première fois de la résistance au projet de TGV Lyon Turin. Aujourd'hui, un reportage y était consacré sur France Culture. Il faut l'écouter, ici, pour ne pas oublier de quoi l'Etat est capable. Pour arrêter de croire que tout ceux qui dénoncent ces injustices sont des complotistes. Garder son sens critique, comprendre les populations opprimées qui se dressent face à des géants et les soutenir!

Ce reportage nous rappelle que nous sommes vulnérables, à la merci de décisions qui peuvent anéantir nos vies si nous nous trouvons sur le chemin de ce genre de projet. Il me pose questions: sommes-nous encore considérés comme des citoyens avec des droits? Toutes les décisions prises actuellement, les lois votées sous le coup d'urgences décrétées par l'Etat, les droits à manifester sous haute surveillance, les représailles juridiquement soutenues contre les activistes pour le climat par exemple (mais cela peut s'appliquer à tout comportement jugé "dangereux pour les autres", même les antivax sont actuellement visés par cette interprétation de leurs actions, ce qui en temps voulu facilitera leurs condamnations) c'est grave et je me demande si nous avons pleinement conscience de ce qui se joue autour de nous? Qui parle dans nos médias de l'occupation de cette région de l'Italie par l'armée ? De la répression, des emprisonnements, des expropriations? 

Beaucoup pense qu'un monde nouveau va émerger de tout cela, mais cela ne se fera pas sans une prise de conscience et sans soutien à ceux qui prennent la peine de critiquer, de se mobiliser, comme  ceux qui depuis des années le font ici ou là, pour défendre des droits élémentaires et un développement réellement durable!

Prendre la peine d'écouter ce reportage et comprendre que nous ne sommes plus sur le point de perdre nos droits, mais que nous les perdons jour après jour.

lundi 20 septembre 2021

Petite méditation...

 J'ai écouté une discussion vidéo sur le journal lundimatin intitulée "Basculements, mondes émergents, possibles, désirables" (il y en a d'autres sur ce site pour nous aider à réfléchir sur la situation actuelle)

Je dis souvent que je n'ai pas de certitudes par rapport à la pandémie et ses conséquences. Nous sommes nombreux je le constate dans ce cas. C'est vraiment l'occasion de diffuser ce genre de liens pour ne pas tomber dans le piège de l'information  dite "officielle" qui génère tellement de  joutes verbales entre les uns et les autres.

Dans cette discussion j'ai entendu cette phrase que j'ai eu envie de partager:


"Le pouvoir n'aime pas la joie, n'aime pas la vie, il aime la résilience."


lundi 30 août 2021

Y a-t-il suffisamment d'énergie renouvelable disponible au niveau mondial?

 


Le manque d'amour dans notre environnement, saccagé par la colonisation industrielle,  participe à notre incapacité de penser le monde autrement. Plus on sacrifiera la nature moins nous serons aptes à renverser la vapeur qui nous emporte vers des situations climatiques infernales, puisque c'est elle qui nous ressource, nous inspire, nous nourrit nous abrite et nous apprend.

Ce qui se passe aujourd'hui, c'est un allée simple vers un monde fait d'exclus et d'élus. La réponse aux enjeux climatiques et sanitaires n'est pas industrielle. Ce qui complique passablement la recherche de solutions, attachés que nous sommes à nos habitudes et au désir de les retrouver sans rien y changer.

Parlons des énergies renouvelables, brandies comme la solution pour sortir des énergies fossiles. S'est-on jamais posé la question de savoir si nous avions de quoi  alimenter notre planète avec le vent, le soleil ou l'eau? L'EMPA l'a fait, d'après l'article de la page 8, du numéro 53 du journal MOINS, juillet et août 2021. Les chercheurs se disent surpris des résultats qui démontrent que 99.96% de l'énergie arrivant sur Terre depuis l'espace, est nécessaire pour alimenter le système terrestre et la production alimentaire. Donc seulement 0,04% peut être utilisé techniquement. Ce qui selon eux n'est pas forcément problématique puisque cela correspond à 10 fois la consommation totale mondiale actuelle et qu'il s'agit simplement d'être efficient et de récolter directement l'énergie solaire plutôt qu'indirectement (éoliennes, biomasse ou hydraulique). L'étude propose donc d'installer du "photovoltaïque sur toutes les surfaces déjà condamnées (...)  les toits, les façades des bâtiments, mais aussi les routes, les chemins de fer et les parking."

L'étude dit encore: "si la demande mondiale d'énergie devait être portée au niveau de la demande suisse actuelle par habitant, il faudrait utiliser aussi les zones désertiques. Ce qui, déclare encore l'étude "est techniquement et logistiquement complexe".

Donc on résume: On a pas les moyens d'utiliser le vent, la biomasse et l'hydraulique. Pour être le plus rationnel possible il faut nous contenter de poser du photovoltaïque absolument partout où c'est possible et envisager la colonisations des espaces désertiques  si le monde se développe à l'image de la Suisse...

J'imagine que les chercheurs doivent se contenter de calculer les possibilités sans avoir à se prononcer sur les questions politiques ou éthiques que posent leurs conclusions. Mais d'autres devraient le faire et vite. La décroissance, souvent imagée par un retour à la bougie par les irresponsables qui nous gouvernent, n'est pas une possibilité à écarter d'un revers de main, mais une solution que la réalité impose. Enfin personnellement  j'étouffe déjà sous les sites de production tels qu'ils sont exposés dans cette étude, je remets le lien ici.

La bonne nouvelle est la quasi exclusion des éoliennes industrielles de ce scénario pour une utilisation rationnelle de l'énergie renouvelable disponible au niveau mondial. Mais il me semble que nous le savions.

Il reste une ou deux questions que je me pose: que fait la Confédération de ce genre d'étude? Qui l'a financée et dans quel but? On dirait qu'en attendant que le monde réagisse, les promoteurs de tous bords  énergétiques cherchent à caser leur marchandise sans se soucier une seconde de sa pertinence pour l'avenir de la planète. Toujours le même constat. On vend, on encaisse et on se tire.

mercredi 18 août 2021

✦ « LES ÉOLIENNES SONT L’EMBLÈME DE DE L’ABOMINATION TOTALE »


Extrait d'un article publié ici: Célèbre pour avoir théorisé le Grand remplacement, ce qui n'est pas à son honneur, Renaud Camus est aussi un adversaire acharné des éoliennes, dont il considère qu'elles sont antiécologiques car insensibles à la beauté du Monde. Là-dessus je partage son avis.

Il était socialiste, il a viré à l'extrême droite. Voilà un parcours qui me hérisse le poil. La lutte contre les éoliennes me met souvent face à ce genre de personnages. Comme si la sensibilité à la nature était étroitement lié au conservatisme. Ce avec quoi je ne suis pas d'accord, et même j'enrage de voir ce genre d'individu s'emparer des paysages pour ancrer leur nationalisme.

Cela dit, les mots qu'il met sur le sujet des éoliennes industrielles, sont à la hauteur de ce que je ressens chaque fois qu'après le tunnel de la Roche, je me trouve nez à nez avec les machines de Saint-Brais. Ce sont à eux que je me réfère ici, et non au bonhomme.

"C’est une atteinte au paysage tellement gigantesque, que c’en devient une attaque à l’être, à la façon d’habiter la Terre. Et c’est le contraire de l’écologie que de procéder ainsi, au nom de l’écologie, sinon à la destruction, au moins à l’enlaidissement massif de la Terre ; et de cette façon tellement humiliante pour l’homme avec quelque chose qui n’est pas à sa dimension, qui l’écrase partout, qui lui donne le sentiment qu’il est partout diminué, écrasé, qu’il n’a même plus le contact avec les hauteurs, les sommets."

samedi 31 juillet 2021

Le tout électrique: la blague qui monte, qui monte, qui monte... Boum!

Si les socialistes veulent honorer leur slogan, ils vont devoir sortir leurs neurones. La solution n'est pas dans ceux de Roger on dirait...

 

 Un ingénieur de renommée, Marco Illien nous parle du tout électrique dans un article publié sur "BONPOURLATÊTE", avec un avantage sur nos politiciens et autres bienfaiteurs de l'humanité: il sait de quoi il parle.

C'est ici et nous n'avons pas le temps de faire l'économie de ce genre d'information: 

https://bonpourlatete.com/actuel/la-propulsion-electrique-une-impasse-elitiste-plus-qu-une-solution-a-la-mobilite-humaine

 Extrait:

Le 17 juillet, la NZZ a calculé ce qu'il faut pour fabriquer la batterie d'une seule Tesla: 85 kg de cuivre, 56 kg de nickel, 7 kg de cobalt et 6,6 kg de manganèse. Ainsi, rien que pour remplacer les voitures diesel et à essence par des voitures électriques en Suisse, «40 000 tonnes de cobalt seraient nécessaires, soit un tiers de la production annuelle mondiale». Sous-titre de l'article: «Les voitures électriques ont un point faible: les batteries fabriquées à partir de matières premières qui se raréfient dans le monde entier.» 

Allô le parti socialiste? Le tout électrique comme solution miracle, rédigé par R.Nordmann est à lire ici (dans les documents pdf) Des solutions pour les riches que paient les moins nantis, c'est dans votre programme? Vous n'auriez pas un train de retard dans la réflexion?



jeudi 22 juillet 2021

Les promoteurs, les autorités, la justice ou les faiseurs d'indignation

J'ai été très émue de lire la chronique de Michel Bühler dans Le Courrier de mardi dernier. Je reconnais dans ses mots cette incroyable indignation qui nous a submergés ici il y a quelques années, lorsque nous avons découvert quoi et qui se cachaient derrière ces projets éoliens qui menacent toute notre région.  Lorsque nous nous sommes réveillés en automne 2009, non pas plus verts comme nous le pensions, mais plus cons. Les dindons d'une incroyable farce jouée par des promoteurs menteurs, des autorités stupides et des voisins lobotomisés. Lorsque nous avons découvert que la justice ne servait pas les minorités mais les intérêts économiques d'un pays et qu'il fallait beaucoup d'énergie et de moyens pour la faire bouger. Lorsque nous avons compris que nous n'étions rien à côté de quelques billets de banque posés sur une table de cuisine dans une ferme jurassienne pour signer des contrats de servitudes dans le but de coloniser des terres pour les industrialiser sous notre nez (né ici). Lorsque nous avons réalisé que nous n'avions aucun poids en tant que contribuables sur la distribution des deniers publics  à des entreprises sans foi ni loi, capables de tout et partout pour ériger des centrales éoliennes industrielles. Cette année nous avons reçu la cerise sur le gâteau avec le jugement du Tribunal Fédéral qui se base sur une énormité, dans l'indifférence quasi générale, pour dérouler le tapis rouge au parc éolien projeté à Sainte-Croix et indésirable pour près de 50% de la population. Ils n'en ont rien à faire de ces citoyens à qui ils viennent de voler 20 ans de leur vie au minimum. Qu'ont-ils de plus que nous pour oser passer sur nos vies sans avoir jamais à en répondre? Ils n'ont rien d'autre que l'arrogance de ceux qui se croient au-dessus des autres.

Place aux mots de Michel, j'appuie tout ce qu'il écrit, je l'écrirais moi-même et le signerais si il le fallait, parce que si on s'attaque à lui, on s'attaque à tous ceux qui osent défendre leur point de vue au nom de la démocratie, de la nécessité de débattre des choses et non de les pousser sous le tapis, au nom de notre capacité d'entendre la vérité et de défendre la justice, et parce que nous devons penser le monde ensembles.

 

Chronique parue dans Le Courrier, le mardi 20 juillet 2021
Omerta.


"Il n’y a pas de problème qu’une absence de solution ne finisse pas par régler!"
Dans ma jeunesse, par jeu, nous soutenions que cette devise était celle du plus gros parti vaudois, celui qui gouvernernait le canton, semblait-il, depuis et pour toujours. Une manière pour nous de brocarder de vieux notables endormis dans leurs certitudes, ancrés pesamment dans une droite molle, et paraissant indéboulonnables. A la même époque, Brel chantait « Les bourgeois, c’est comme les cochons, plus ça devient vieux plus ça devient bête… » et nous reprenions bien sûr avec délice ce refrain à tue tête au cours de certaines soirées bien arrosées. Mais, tout en adhérant au fond de la pensée du grand belge, nous étions donc beaucoup plus mesurés dans le choix de nos mots. Egratigner les gens en place seulement en leur attribuant la maxime ci-dessus restait bonhomme, tout vaudois en somme.

En prononçant cette formule, il nous venait une image en tête, celle d'un repas sous cantine organisé par une société de tir ou de patriotes: dans la chaleur de l'été, l'invité d'honneur, préfet ou conseiller d'état, concluait son discours par ces mots bien sentis. Un tonnerre d'applaudissements éclatait, des "bien dit!" des "bravo!". L'orateur descendait lentement de l'estrade, il rajustait sa cravate, s'épongeait le front, serrait quelques mains, tandis que l'assistance entonnait l'hymne vaudois. Puis on se jetait sur le blanc de l'apéro, qui était suivi par l'inévitable jambon à l'os, salade de patates, haricots verts.
Laisser s'endormir les choses a-t-il été par le passé une façon de pratiquer l'art de gouverner, et notre malicieuse caricature était-elle un reflet de la réalité? Peut-être, mais pas sûr. Ce qui est certain, c'est qu'il est loin le temps des officiels ventripotents, et qu'on n'imaginerait pas qu'un tel procédé, ou quelque chose d'approchant, puisse être utilisé aujourd'hui par nos modernes et fringants magistrats!
Eh bien détrompons-nous!
Par exemple, il semble que les autorités de ma commune ont joyeusement repris cette manière de faire à leur compte. A peine transformé par leurs soins, le vieil adage est devenu "Il n’y a pas de question qu’une absence de réponse ne finisse pas par faire sombrer dans l'oubli". Le 14 décembre de l'an dernier, notre Municipalité a demandé au Conseil communal de décider divers aménagements dans un hameau. Or dix jours auparavant la même Municipalité avait signé un contrat secret avec Romande Energie, dans lequel elle s'était par avance fermement engagée à entreprendre ces travaux, indispensables pour que le promoteur puisse construire un parc industriel éolien. Six mois se sont passés, mes nombreuses questions à propos de cette entourloupe n'ont reçu aucune réponse satisfaisante, et l'accès aux documents qui auraient pu fournir une explication m'a été refusé. Circulons donc, il n'y a rien à voir, et tout devrait se tasser.
Autre exemple actuel, qui pourrait se traduire par "Il n’y a pas d'ânerie qu’une absence de dénonciation ne finisse pas par imposer". Dans un arrêt du 18 mars 2021, le Tribunal fédéral a balayé tous les recours concernant ce même parc éolien. Pour justifier leur décision, les juges de Mon Repos affirment que "Les installations de production d'énergie éolienne offrent la flexibilité de production dans le temps et en fonction des besoins du marché et contribuent de manière significative à la sécurité de I'approvisionnement… en permettant de charger ou de décharger le réseau selon les besoins". Oui, dans une précédente chronique1) j'ai déjà évoqué ce jugement, fondé sur une imbécilité (je pèse mes mots) qui saute aux yeux. Si j'y reviens aujourd'hui, c'est pour rappeler encore que ces énormes hélices, si elles se construisent et viennent pourrir notre vie, seront bâties sur une affirmation d'une insondable stupidité. Qu'est-ce qui peut pousser des juges à s'appuyer sur une telle bêtise? L'organe judiciaire suprême ainsi se ridiculise et discrédite l'ensemble des tribunaux. Ce fait n'a été relevé par personne, si ce n'est par Vigousse et La Tuile. Pour le reste, aucun organe de presse, aucun journaliste, aucun parlementaire n'en a dit mot. C'est l'omerta.
Je dis solennellement que ce silence complice est d'une extrême gravité. Que ce manque d'indignation est honteux. Et qu'on peut se faire du souci pour notre démocratie.
Bien entendu, les mots qui précèdent n'engagent que moi, et je suis prêt à assumer toutes les conséquences de ces déclarations.
1) Voir "Une nouvelle ONG", mardi 25 mai 2021.
Vient de paraître: "Helvétiquement vôtre", coffret de 3 CDs, www.epmmusique.fr


Michel Bühler




mercredi 7 juillet 2021

Vite, vite, vite! construisons des sites de production d'électricité!

 

Ultra présente, l'électricité ne représente néanmoins que 25% de notre consommation d'énergie

Hier j'écoutais FORUM, journal de 18h30 de la radio romande. L'un des sujets du jour était un projet de toit solaire pour autoroute dans le cantons du Valais notamment. Je dresse toujours une oreille, mais je l'avoue de moins en moins attentive, à tout ce qui touche au développement des énergies renouvelables. Entre l'hystérie collective véhiculée par Suisse Eole, les sociétés électriques ou les partis politiques, qui prône la construction compulsive de site de production d'électricité comme unique réponse au réchauffement climatique, et les discours excités de Nordmann, Thorrens, Chevalley et compagnie,  toujours prêts à squatter les ondes pour dire qu'ils savent et qu'ils ont raison, j'ai fini par me lasser des médias officiels et par désespérer entendre quelque chose de sensé.

Une surprise pourtant m'attendait hier soir, une verte valaisanne, Céline Dessimoz, répondait aux questions du journaliste avec pondération, intelligence, sincérité et sans chercher à démontrer combien elle était forte et déterminée. Elle a rappelé que l'électricité ne représentait que 25% de notre consommation d'énergie, qu'en 2019 nous en avions produit plus que nous n'en avions consommé, qu'il convenait de se poser la question du sens de construire des plate-forme pour soutenir des panneaux solaires alors que nous disposions de quantités de surfaces toutes faites et disponibles pour le faire. Je vous conseille ce petit moment de FORUM, où j'ai eu soudain le sentiment que nous parlions vrai et que nous réfléchissions...

Je me suis même mise à rêver... Si les nouv(elles)aux politicien(ne)s étaient moins arrivistes, plus sérieux, moins directifs et mieux informés,  nous aurons peut-être de véritables débats en Suisse?

On supprimerait Suisse Eole, ou alors on subventionnerait aussi une association anti-éolienne pour rétablir l'équilibre entre la propagande et la réalité (j'opte pour la première solution, cette association de lobbyistes coûte beaucoup trop chère à la Confédération et envenime les débats.) Nous entendrions enfin des politiciens penser l'avenir au sens large du terme, loin de leurs intérêts personnels, engagés, comme le propose Mme Dessimoz sur le site qui la présente: " pour une politique qui se questionne et dont la priorité reste une vie bonne, une vie de sens, une vie durable"

Voilà. Je n'ai honnêtement pas cherché la position de cette dame sur les éoliennes industrielles, peut-être parce que je veux encore croire un peu qu'un autre monde politique est possible.


lundi 5 juillet 2021

Jura: DANGER!

 

Paru ce jour dans le Quotidien jurassien:

 

Dans le Canton de Fribourg  des élus communaux et cantonaux se battent aux côtés des opposants pour empêcher l’industrialisation de leurs paysages. Des assemblées communales bondées ont voté contre les projets éoliens qui les concernaient avec des scores atteignant 99% ces deux dernières semaines! Les promoteurs éoliens ont d’ailleurs abandonné leur propagande locale après que leurs messes basses avec des autorités furent publiquement dévoilées. Depuis, l’industrie éolienne se répand dans nos médias avec des discours de conquérante qui devraient susciter quelques craintes pour notre région. Tout lui est prétexte pour vanter son produit et préparer les jurassiens à accepter d’être les pigeons de sa farce écologique. Le supplément Energie distribué il y a peu avec le Quotidien jurassien a atteint des sommets de démagogie sur le sujet . Le film « Eoliennes, du rêve aux réalités » disponible sur Internet (Charles Thimon, 2021), déconstruit l’une après l’autre les théories des promoteurs éoliens exposées dans ce supplément. Le réalisateur porte un regard objectif sur un phénomène volontairement maintenu dans l’émotionnel  par ses partisans. Si la lutte fribourgeoise a bénéficié de nos malheureuses expériences pour organiser sa mobilisation, elle peut surtout compter sur l’attachement infaillible de ses membres pour les paysages qui font la renommée de leur région. Ils savent bien pourquoi ils aiment vivre là et que ce patrimoine c’est leur avenir. Bien plus que des promesses de productions énergétiques aléatoires, industrielles et dévoreuses de subventions. La pression devient immense pour les Crêtes jurassiennes, dernier Eldorado des promoteurs

mercredi 23 juin 2021

Du vent et des experts 😂

 


Notre quotidien jurassien a glissé dans l'une de ses dernières éditions, un supplément qui s'intitule "journal de l'énergie" destiné aux propriétaires immobiliers.

Quand un article publié par "suisseénergie" titre: "Est-ce bien vrai? L'éolien a-t-il un avenir en Suisse?"ma curiosité est piquée. J'ai donc commencé de le lire et il m'a semblé parcourir directement le site de  l'association Suisse Eole: aucun recul, aucune ouverture, que des certitudes. J'ai ici à faire à des vendeurs me suis-je dis. J'ai donc lu les signatures de chaque point développé par "un expert", selon l'introduction, et la lumière fut... Grâce à mon vécu et aux lectures qui m'ont enseigné comment me distancer des affirmations balancées dans les médias "spécialisés" , il ne m'a même pas été nécessaire de lire les pages 20 et 21 de cette publication. Jugez plutôt:

- À propos de l'intermittence du courant éolien: Gilles Seuret, porte parole des BKW

Résumé: tout va très bien Mme la Marquise

- À propos de la topographie inadaptée en Suisse pour la production d'énergie éolienne: Markus Geissmann, chef du secteur énergie éolienne, Office fédéral de l'énergie OFEN.

Résumé: tout va très bien Mme la Marquise

- À propos des nuisances sonores: Sébastian Wschiansky, Collaborateur scientifique section bruit du trafic aérien, bruit industriel et bruit de tir, Office fédéral de l'environnement OFEV

Résumé: tout va très bien Mme la Marquise

- À propos de l'impact sur l'immobilier: Thomas Volken, expert en énergie éolienne, département de l'énergie, canton de Turgovie

Résumé: tout va très bien Mme la Marquise

- À propos des impacts sur les oiseaux et les chauves-souris: Kurt Eichenberger, directeur WWF Bern, expert en énergie éolienne.

Résumé: tout va très bien Mme la Marquise

L'industrie éolienne prépare son retour sur les devants de la scène en Suisse, en usant, en éculant même, ses sempiternelles rengaines, se fichant éperdument des études, des décisions de justice, des riverains, de l'environnement même, qui jettent le doute sur tout ce qu'avancent ces experts nourris par le vent, ne l'oublions pas. La publicité mensongère devrait être poursuivie d'office. Il est intolérable qu'après 10 ans d'expérience éolienne en Suisse, on en arrive encore à lire des choses pareilles. 

Tant que la Confédération se fiera à ce genre d'experts, l'éolien se heurtera à un bouclier humain qui ne tolère plus cette aveuglement et ce mépris de la part de ses valets de pied (ndlr. ceux qui couraient à côté de l'attelage pour s'assurer qu'il n'y avait pas d'obstacle)

Lundi soir en assemblée communale aux Enfers, (superbe village, joyau des Franches-Montagnes) l'un de ces judicieux vendeurs déguisé en sauveur du climat, est venu proposer à la population de couvrir 16 hectares de terres avec des panneaux solaires sous lesquels des moutons pourront toujours brouter argumenta-t-il.

Quand je lis avec quel aplomb ces citoyens de la terre la brade, je me demande ce que voient leurs yeux et ce que ressent leur coeur.

dimanche 6 juin 2021

15 juin, Journée de l'éolien en France... 365 jours ne vont bientôt plus suffire à la bêtise.

Heureusement, l'opposition veille et informe. Avec notamment cette affiche qui résume bien la situation.

 

 
 
En Suisse aussi, l'opposition gagne en crédibilité, avec des opposants toujours mieux informés et donc toujours plus motivés.

Hélas en amont, le développement de l'éolien industriel bénéficie d'un soutien d'Etat peu connu et néanmoins suffisamment important pour piper les dés. Comme pour tout, les gardiens du capitalisme veillent à assurer leurs arrières en s'alliant avec la politique ou en l'infiltrant tout simplement comme on l'a vu aux Etats-Unis avec  Monsanto. Pour faire voter les lois dont ils ont besoin pour pourrir toute vie humaine, animale ou végétale qui dérange leurs projets, rien de tel que quelques pions bien placés et accrochés à leurs bottes

Il suffit de jeter un oeil sur les membres du comité de l'association Suisse Eole, subventionnée par la Confédération, pour comprendre qu'ici ce n'est pas différent. 
 
Que pouvons-nous faire pour arrêter ce déversement industriel dans nos régions? Les seules possibilités qui s'offrent à nous sont la résistance, la volonté de préserver un environnement auquel nous sommes liés, la capacité de penser l'avenir autrement. Pour y arriver il faut être convaincu que notre avenir ne passe pas par un appauvrissement de nos connaissances et du potentiel de notre environnement. Nous avons tous un rôle à jouer, un bras de fer à engager. À l'instar de ces peuples autochtones dont les terres sont vendues aux pétroliers, de ces jeunes du monde entier qui sentent la domination capitaliste virer à la soumission. À l'instar des travailleurs de la terre qui veulent relever le défi d'un monde sans pesticide. Nous avons tous quelque chose à perdre dans ces luttes, mais qu'avons-nous à gagner de ne pas les mener? Des ordinateurs plus rapides? Des avions plus accessibles? des voitures plus puissantes? Une agriculture sous perfusion? Des maisons plus robotisées? Et au bout du compte? Une vie vide de sens, pleine d'inutilités, et la mort pour tous, de toute façon, mais comment? Parqués dans des EMS ultra modernes avec du personnel de soins dans lesquels le temps pris pour l'amour de l'autre n'a plus de place? Parce que le travail aussi est sous l'emprise de la colonisation industrielle. Après quoi courent tous ces spécialistes en ressources humaines? Ils réduisent le travail en une série d'actes comptabilisés, excluant les gestes sans chiffres,  ceux qui concernent l'âme, le lien, l'amour, la solidarité, le plaisir. Tous ces fossoyeurs seront enterrés comme nous, ne l'oublions pas. Ils n'ont pas de droits ni même et surtout pas de connaissances supérieures aux nôtres. Mais ils cherchent à briser notre savoir faire, notre culture, notre autonomie pour engranger les bénéfices des besoins qu'ils créent pour nous.

Si on ne prend pas le risque de nous réveiller et de défendre qui nous sommes, où nous sommes, ils prendrons ce pouvoir que nous leur donnons. Certains disent que c'est déjà fait, mais je me bats chaque jour contre moi-même pour ne pas sombrer dans ce défaitisme, tant il est vrai que la tâche est infinie. Ce n'est pas juste vous et moi, ici et maintenant qui devons lutter, ce seront aussi nos enfants, et les leurs et ainsi de suite. Et ici, et là-bas. Comme eux le font depuis des années pour imposer leur monde, nous devons et devront le faire toujours pour sauver notre dignité.

Voici un personnage qui depuis 40 ans, à tout petits pas et sans fracas, éduquent les enfants et les adultes à l'amour de leur environnement, en enseignant, en donnant des conférences ou encore comme ici, en chantant. Après l'un de ses cours, les enfants d'une communauté habitués à jouer à chasser les oiseaux dans la Selva, ont spontanément déposé définitivement dans la petite maison de la nature que dirige ce professeur de biologie, les sarbacanes qu'ils utilisaient pour le faire. 

Il y a mille façons de préserver le monde que nous aimons.

lundi 10 mai 2021

Ha!Ha!Ha! L'écologie c'est pour les riches et les courageux protocolaires . Rarement pour les idéalistes.

 

L'engagement des groupes électriques pour les actions écologique...

Du 21 au 30 mai 2021 se déroulera la fête de la nature, voici les informations des organisateurs:

(...) Le thème de cette 10 -ème édition sera  étoilé. En effet, le 21 mai, pour la soirée de lancement, la Fête de la Nature s'associe à "la nuit est belle!" et éteint la lumière. Comment? En proposant aux communes de Suisse romande d'éteindre simultanément leur éclairage public. De plus, tout au long des dix jours, la biodiversité nocturne sera à l'honneur. Naturellement, les activités prévues pendant la journée restent d'actualité.

 Sitôt dit, sitôt fait. Une jeune habitante de la commune (vous savez que les jeunes sont très prisés dans ces communes un peu délaissées par les nouvelles générations, faute d'infrastructures attractives) donc une jeune femme, venue vivre ici par conviction, avec l'envie de faire vivre la communauté et de travailler avec la nature, a envoyé au Conseil communal la proposition des initiateurs de ce projet.

La commune ne se sentant pas habilité à prendre une telle décision, transmet la demande au canton, qui soutient la démarche, mais...  En voici quelques extraits:

Les autorités cantonales commencent par valoriser leur propre promotion de la réduction des émissions lumineuses, avec à l'appui un lien pour s'en rendre compte: https://www.jura.ch/pollutionlumineuse

Puis viennent les mais...

(...) Cependant, la gestion de l’éclairage public en localité étant du ressort des communes, ce genre d’action se déroule sous la responsabilité de l’autorité communale. (autrement dit faites comme vous voulez, mais...)
 
(...)L’extinction de l’éclairage public pose cependant un problème, car la norme routière VSS 640241 prévoit que  les passages pour piétons soient éclairés. (ndlr. Aïe! Sans mesures adéquates se pose bien entendu la question de la responsabilité et on sait bien que si il y a une chose que tout le monde redoute ce sont les conséquences que peuvent entraîner une responsabilité )

(...) Nous vous invitons à prévoir, si possible avant la manifestation, un affichage  annonçant la manifestation de manière à éviter un effet de surprise pour les automobilistes. Nous vous suggérons « Action LA NUIT EST BELLE (ou autre),  extinction de l’éclairage public durant la nuit du …au… Roulez avec prudence ».  Nous restons à votre disposition pour toute question ou coordination lors de la mise en place de ces panneaux d’information (ndlr. J'imagine déjà la sueur sur le front des élus à l'idée de tout ce "commerce" à installer) 
(...) Nous avions validé ce type de démarche en rendant la commune attentive à la question de la sécurité aux passages pour piétons et en encourageant l’engagement de patrouilleurs pour les passages les plus fréquentés. (ndlr. Toute la nuit?)
 
(...) En conclusion nous ne faisons pas obstacle à la participation communale à de telles actions. Dans la mesure où les remarques susmentionnées sont prises en compte, nous y sommes même favorables. (ndlr. oui mais...)
 
Persuadés que de telles actions participent à une prise de conscience générale des pollutions dont nous sommes tous responsables, nous vous souhaitons plein succès dans votre démarche et vous encourageons à nous faire un petit retour sur l’expérience menée. » (ndlr. Ah oui bien sûr, l'écologie first pour tout le monde, mais avec ce qu'il reste de marge de manœuvre pour y parvenir...)

La Conseil communal qui sent déjà le roussi autour de cette belle initiative, attend encore la réponse des prestataires de services qui gèrent notre éclairage public avec beaucoup de zèle le long de la route Principale (sur ce blog nous avions déjà relaté la réaction négative de ces électriciens dont nous sommes captifs, lorsque nous avions demandé des économies d'énergie le long de cette route: économiser coûtait trop cher selon eux) le conseil communal de l'époque peu combatif et soumis aux lobbys du milieux avait approuvé sans broncher.

11 ans plus tard, et malgré les discours vertueux de ces vendeurs de courant et fossoyeurs des Crêtes jurassiennes, le discours est intact. régalez-vous de leur réponse. Je digère, sans commentaire mais avec amertume:

Merci pour votre demande.
BKW, par son secteur éclairage, se tient à disposition des communes pour toute réflexion, tout projet, ou toute intervention en rapport avec l'éclairage public.
Sur le sujet spécifique des extinctions nocturnes, nous n'y sommes par principe pas opposés. Toutefois, en tant que spécialistes du domaines nous avons une série de recommandations et d'arguments que nous exposons volontiers lorsqu'une telle action est envisagée.

Par exemple, pour des raisons légales et de respect des normes, nous déconseillons absolument d'éteindre totalement les traversées de village (routes principales) et surtout les zones de conflits (passages piétons, ronds-points, arrêts de bus, carrefours, …). La législation cantonale est claire à ce sujet et demande le respect des normes en vigueur. Par plusieurs solutions modernes, adaptées à l'éclairage LEDs, nous pouvons y répondre (éclairage dynamique avec capteurs, profils d'abaissement voir d'extinction adaptés à la situation, etc…).

Certains arguments plaident d'ailleurs en faveur d'un remplacement de l'éclairage en LED, plutôt que son extinction complète. Selon les situations, l'économie d'énergie est plus importante en laissant une installation LED dynamique fonctionner plutôt qu'en éteignant une ancienne installation.
Sur les questions de pollution lumineuses, pour tout nouveau projet d'éclairage nous mettons un point d'honneur à éclairer uniquement ce qui est nécessaire (= la chaussée), aux niveaux nécessaires (=selon les normes, sans sur-éclairage), au moment où c'est nécessaire (= possibilités d'abaissement, de gestion de l'éclairage). Le terme "pollution lumineuse" est souvent utilisé de manière abusive, celui-ci désignant plutôt la lumière inutile, par exemple celle qui part en direction du ciel…ce qui n'arrive jamais avec des luminaires LEDs récents et des optiques adaptées.
Nous sommes bien sûr à disposition pour vous exposer plus en détails ces recommandations, par exemple à une séance du conseil ou même à une assemblée communale. (ndlr. Je rêve ou ils sont en train de vendre un concept lumineux à quelqu'un qui demande d'éteindre la lumière?)
 
Concernant la fête de la nature organisée les 21-22 mai prochains, le canton a en effet pris position en faveur d'une extinction, même complète. Nous vous rendons attentifs que ceci reste sous entière responsabilité de la commune, comme précisé par le SIN dans son mail ci-dessous. (ndlr c'est ce qu'ils appellent encourager...)
 

La structure du réseau d'éclairage ne nous permet pas d'effectuer cette extinction de manière sélective, à distance ou autre. Il est nécessaire de se déplacer dans chaque station alimentant l'éclairage public, afin de désactiver la commande d'enclenchement. Ensuite, le lendemain, il est nécessaire de repasser pour remettre le fonctionnement en "automatique". Une telle intervention, dans nos installations techniques et sous tension ne peut se faire que par du personnel formé. De plus cette action se déroulant un vendredi soir, cela impose de revenir sur place un samedi.
Pour ces raisons, nous ne pouvons pas proposer ces prestations sans frais et appliquons donc nos tarifs standards pour toute modification ou manipulation dans nos installations. Pour la fête de la nuit, c'est le tarif "Extinction de l'EP pour manifestations" qui s'applique:
Détails dans le fichier annexé
 
A St-Brais, 3 stations alimentent l'EP: Enson-la-Fin, Village et Chésal.

Voici le coût à prévoir si la commune nous commande cette intervention:

Extinction et rallumage de 3 stations, 21 & 22 mai, selon notre tarif "intervention TC_EP": 3 x 2 x 110.- = 660.- CHF (HT)
Rabais pour intervention groupée, bon client: 10% (!)
Montant total: 594.- CHF hors TVA


 
En cas d'intérêt, veuillez m'en informer svp le plus rapidement possible, afin que nous puissions organiser au mieux l'intervention sur place.
Bien sûr je reste disponible pour toute information complémentaire. Recevez également mes cordiales salutations. Etc..


Voilà. Le sponsoring à très grands frais pour le Marché Concours, d'accord. Mais pour des actions concrètes visant la prise de conscience, là non. 

LAMENTABLE!

Inutile de dire que la commune a renoncé, dommage, mais je les comprends. 

À Saint-Brais, avec 2 éoliennes géantes qui ont radicalement changé et les relations entre les personnes et la valeur paysagère du village, sans compter les perturbations sanitaires, on n'a toujours pas les moyens de s'offrir une nuit sans lumière à frs 594 francs.

Mais c'est pour sauver la planète que nous subissons ces impacts, alors personne ne s'en offusque.... Ha! Ha! Ha! 

Si vous voulez encore entendre de quoi on parle quand on parle éolien industriel, ne manquez pas de réécouter l'émission à l'abordage de ce jour, au Mexique sur le vent de la colère.

jeudi 6 mai 2021

Merci qui?

 

De Paysage libre Suisse hier: "des images de grande valeur nous arrivent du canton d'Argovie: le photographe Alfons Merki (Wölflinswil AG) a pris des photos sensationnelles par drone du parc éolien Rohrenkopf / Gersbach dans le sud de la Forêt-Noire (Allemagne) le 28 août 2016. Vous pouvez télécharger les images librement et les utiliser sans droits d'auteur."

https://we.tl/t-e0Pr67uD2G (>10.05.2021)

https://www.dropbox.com/sh/dq5p2uxrydgu7md/AAA3ac4PJPeJiknfqQZmGEZWa?dl=0

 

Le dernier jugement du TF ouvre grande la porte à l'industrie éolienne, au nom de la pesée d'intérêt. C'est extrêmement enrageant de subir une telle vision des choses là où elles se passeront. On peine à croire que les imbéciles qui parlent de l'éolien comme d'une partie de la solution contre le réchauffement climatique , aient sérieusement étudié la question et encore moins qu'ils aient une quelconque émotion pour cette nature qu'ils brandissent comme fer de lance pour convaincre les habitants de ces régions sacrifiées.

Espérons que ces images retourneront les tripes de tous ceux qui "n'ont pas voulu d'histoires" et autres politiciens et ciennes , complices de ce désastre.

Je tiens encore à partager cet hommage rendu dans les pages du journal de Sainte-Croix, à ceux qui se sont battus des années durant contre le parc éolien projeté à sur les hauteur de la commune. 


Hommage posthume aux pionnières et pionniers de 1997, ces ardents défenseurs des crêtes du Jura,

à la manière de Charles Péguy (1873-1914)

___________________________________________________________________________

 

Vous ne connaîtrez pas    

Vous qui avez connu l'indifférence ou l'adversité,

et qui vous êtes tant battus démocratiquement,

vous ne connaîtrez pas

le sourd et lancinant battement des pales

qui se répercutera jusque sur le Mont de Baulmes,

ni ces sommets hérissés de mâts gigantesques

qui, même la nuit, seront illuminés aux Gittaz.

 

Vous ne connaîtrez pas

ces forêts dévastées par d'immenses tranchées,

ces routes d'accès ouvertes comme des saignées.

Vous ne connaîtrez pas ces bases bétonnées,

ni les milliers de tonnes de béton

qu'il aura fallu acheminer dans vos pâturages

pour des socles circulaires indémontables

en provenance, peut-être, du Mormont.

 

Vous ne connaîtrez pas les résultats décevants

d'une production indigène d'à peine un pourcent

pour une stratégie énergétique erronée,

ni le montant des subsides largement accordés

par la Société nationale du réseau de transport

aux promoteurs  d'une énergie toujours aléatoire

et nécessairement interconnectée.

 

Vous ne connaîtrez pas, encore vivants ou déjà morts,

l'éventuel sursis d'un fragile moratoire.

Désormais les jeux sont faits, le coup est dur:

un vent nouveau se lève. Il est mauvais.

                                                                        André Durussel ©

                                                                        30 avril 2021

 

Merci à M. Durussel qui m' a aussi adressé ce message. Si un jour cette colonisation industrielle se concrétise, 6 pieds sous terre je me retournerai sans doute une dernière fois pour tourner le dos à ce massacre,  définitivement et sans remord: je n'y aurai pas contribué et nous serons quelques uns au cimetière de Saint-Brais à reposer en paix sur ce coup là. Mais je ne puis m'empêcher d'être triste. Les Crêtes jurassiennes belles à couper le souffle, mes petits enfants ne les connaîtront pas.

vendredi 23 avril 2021

Sainte-Croix, première victime de l'art. 12 al. 1?

 


La SE2050 malheureusement votée en l'état par les citoyens suisses, a ouvert la porte aux business plans des grands producteurs d'électricité. Nous l'avions expliqué, aussi sur Voisine, mais ils avaient les moyens de noyer nos arguments et ils l'ont eue leur loi sur la stratégie énergétique.

 L'araignée tisse sa toile depuis fort longtemps et lorsque ces projets éoliens arrivent dans nos campagnes, ce n'est pas une proposition qui nous est faite, c'est l'aboutissement d'un long processus qui découle directement de business plans plus ou moins obscurs, loin, très loin de nos intérêts et très près de ceux des acteurs de la branche, occupés à mener une guerre sans merci autant aux deniers qu'aux services publics.

La privatisation des services, la captation des subventions, la fin de vie onéreuse des centrales nucléaires, l'instabilité politique des pays exportateurs de pétrole, l'érosion des ressources, la naïveté des écologistes qui débarquent dans le monde de l'énergie et qui sont prêts à tout croire pour se faire une place en politique: les raisons de parier sur l'éolien industriel ne manquaient pas et ils ont fait leur boulot , celui avec lequel ils brassent des milliards et tiennent les commandes d'un monde qu'ils mènent par le bout du nez.

En lisant l'article d'Anne Debregeas dans le Monde Diplomatique de février dernier, titré "Qui veut la mort d'EDF", à trouver ici,  on perçoit la fourmilière qui s'active si possible dans notre dos avec des projets énormes, d'ailleurs celui-ci s'appelle Hercule, qui n'augurent rien de bon, ni pour la démocratie, ni pour l'avenir de nos espaces de vie et de nature, ni pour la qualité de nos emplois. Enfin pour faire court, la société civile dans ces business plans, n'a qu'un seul rôle à jouer, celui d'accepter de perdre tout ce qu'ils décident de prendre.

La qualité de vie de Sainte Croix se situe dans la proximité immédiate d'une nature extraordinaire qui  coupe le souffle et forge des esprits forts. Encore une bonne raison de forcer le territoire, de souiller les crêtes, de fourguer une industrie malsaine, orgueilleuse et conquérante. Ici la suprématie industrielle ne fera aucun doute, elle trônera agressive sur les hauteur de la petite ville de montagne. Si ils le pouvaient certaines et certains actrices et acteurs politiques demanderaient à ce que leur portrait brille de mille feux (électriques) sur les rotors de ces machines sous prétexte de victoire écologique, à l'instar des dictateurs les plus machiavéliques de notre planète qui partout rappellent leur pouvoir dans l'environnement d'un peuple prisonnier.

Le TF rejette le recours de Sainte Croix, à lire ici

Mais le TF jette le discrédit sur ses propres compétences en interprétant faussement les informations utilisées pour justifier sa décision: les détails de cette énormité ici

Source ce l'image ici





vendredi 26 mars 2021

La justice pour Vaud et Fribourg

 Il y a des titres qui font du bien et qui se passent de longs discours, comme celui-ci dans le journal  la liberté, Fribourg:

26.03.2021

Le préfet exige une transparence totale sur les éoliennes

Vuisternens-devant-Romont (FR)Le préfet tire les oreilles des conseillers communaux

Dans le dossier des éoliennes, qui secoue la commune, la préfecture de la Glâne donne partiellement raison aux opposants.

 

La RTS alémanique finit par s’en rendre compte elle aussi: la Suisse n’est pas faite pour les éoliennes.

Je ne sais pas vous, mais moi ces changements de tons dans les médias me font un bien fou 😌
Nous avons tellement souffert de la mauvaise foi de nos ex-autorités ici à Saint-Brais,  et nous souffrons encore du parti pris des journalistes qui traitent le sujet des éoliennes,  du mur derrière lequel se cache nos instances cantonales trop proches des compagnies d'électricité, de l'absence de lois pour nous protéger des nuisances des machines trop proches de notre lieu d'habitation,  de l'ignorance ou de l'aveuglement des partis politiques... Allez un petit dernier titre pour la route sur swissinfo:

La justice vaudoise admet le recours contre le projet Eoljoux

Quand le Quotidien jurassien s'affranchira, nous aurons peut-être aussi droit à quelques articles moins orientés sur le sujet des éoliennes 😉

dimanche 14 mars 2021

Fribourg m'épate


 Les éoliennes arrivent dans le canton de Fribourg, et devinez quoi? Elles arrivent sournoisement avec des promoteurs  qui côtoient des élus dans le dos des citoyens et qui hurlent à l'innocence lorsque les fruits de leurs petits arrangements éclatent au grand jour. Les populations concernées réclament de la transparence, s'inquiètent de ce qui se trame, à juste titre, et les villages se déchirent entre ceux qui ne veulent pas d'histoires et ceux qui prennent la défenses des paysages et de la nature qui les entourent. Le promoteur, le maire et les éoliennes, c'est une longue et sale histoire qui a gangréné des communes du monde entier mais la presse locale relate les faits, comme si tout cela n'était jamais arrivé encore. 

À Fribourg, on chante les paysages. Ils sont l'âme du pays. De fait, la lutte est vive et extrêmement efficace. Je suis ravie de la suivre et j'envie ceux et celles qui là-bas affrontent cette plaie que sont les promoteurs en gardant la tête haute, pas de minauderies, pas que des politiciens qui s'esquivent (il faut bien le dire, en Suisse romande les défenseurs des paysages au niveau des parlements sont très rares, à Fribourg il y en a!) ils ne se soumettent pas à la culpabilisation de mise, les choses sont claires, leur terre n'est pas à vendre. Ils ne sont pas prêt de laisser le béton envahir les surfaces et la profondeur des sols. Pas de pales pour fendre l'air pure de leurs monts. 

Il y a à Saint-Brais une maison très simple, située au bas d'un pâturage juste au-dessus de laquelle s'agitent les deux éoliennes du village. Autrefois un paradis sans doute, aujourd'hui l'enfer. Sur place hier, je ressentais très distinctement les vibrations des pales dans mon corps et je ne pouvais pas m'empêcher de penser à ces gens qui subissent cela nuit et jour depuis 10 ans. Je ne parle même pas du bruit. La santé du propriétaire s'est terriblement dégradée ces dernière années. Problème de coeur, de l'oreille interne aussi me dit-on...  Il n'a jamais voulu se battre contre ces machines. 

Pourquoi en arrive-t-on à accepter de telles situations? C'est un mystère pour moi.

Alors chers amis fribourgeois, merci de votre courage et de votre respect pour ces lieux que vous défendez. Et non, le maire de Vuisternens-devant-Romont n'est pas un cas unique, des maires impliqués en catimini dans des projets éoliens il y en a en veux-tu en voilà, le dernier en date ici à Villars-le-Terroir ou le conseil communal a remis de l'ordre à la Municipalité.

Quelques précisions sur la lutte fribourgeoise, l'article du journal de la Gruyère du 2 mars 2021:


 

Cet article dimanche dernier dans le Matin Dimanche (on peut le trouver ici)

Des nouvelles du comité de la lutte locale au sujet des élections communales du week-end dernier:

-Les élections communales ont été marquées à plusieurs endroits par le thème de l'éolien. Jean-Claude Cornu, qui a publié une vidéo où il s'engage contre les éoliennes, a terminé en tête à Romont. Le Conseil communal de Vuisternens-dt-Romont a été puni pour ses manoeuvres secrètes avec Greenwatt; la liste des antiéoliens a balayé entre autres le syndic et le vice-syndic, un employé de Groupe E, qui a fini à la dernière place. Résultats complets disponibles ici

Comme dirait mon avocate préférée (😉): on les aura!

Bravo Fribourg!

Et non, les éoliennes ne nous garantissent pas une énergie propre et durable, encore un exemple:

Le boom de l’énergie éolienne fragilise l’Amazonie équatorienne, qui assure 75 % de la production mondiale de ce bois utilisé pour fabriquer des pales de turbines. Premières à en souffrir : les communautés indigènes. L'article à lire ici

 

Enfin, un article dans lundimatin pour celles et ceux qui veulent que ça change:

Nous sommes des habitant·es en lutte attaché·es à leur territoire. Nous avons vu débouler les aménageurs avec leurs mallettes bourrées de projets nuisibles. Nous nous sommes organisé·es pour défendre nos quartiers et nos villages, nos champs et nos forêts, nos bocages, nos rivières et nos espèces compagnes menacées. Des recours juridiques à l’action directe, nous avons arraché des victoires locales. Face aux bétonneurs, nos résistances partout se multiplient. Lire la suite...


source de l'image

mardi 2 mars 2021

Cette lente et triste agonie de la liberté.

 

Coupable?     

 

L'initiative populaire  "Oui à l'interdiction de se dissimuler le visage, veut interdire toute forme de dissimulation du visage en Suisse. L'interdiction s'appliquera dans tous les lieux accessibles au public, par exemple dans les rues, les services administratifs, les transports publics, les stades de football, les restaurants, les magasins ou encore en pleine nature. Des exceptions ne seront admises que dans des lieux de culte ou lorsqu'elles seront justifiées par des raisons de santé ou de sécurité, des raisons climatiques ou des coutumes locales. D'autres exceptions, pour les touristes voilées par exemple ne seront pas possible"(source Confédération Suisse)

En ce qui me concerne, cette initiative et la loi qui irait avec, me rend terriblement triste déjà rien qu'à sa lecture. Comme pour ces paysages que l'on colonise avec toutes sortes de projets industriels qui entravent notre accès à la beauté et surtout à l'essence de la liberté,  voici que l'on veut fragiliser encore un peu plus notre liberté d'être en nous interdisant des gestes simples, le plus souvent anodins, pour servir des intérêts qui pour moi restent obscures.

La position de l'une de mes amies acquise à cette cause étrange, dont la propagande se fait en brandissant le spectre de la burqa (partout placardée comme étant l'objet de cette votation, mais nulle part dans ce texte d'ailleurs) m'attriste. Moi je vois tout sauf un geste libérateur dans cette initiative. Ni pour les femmes, ni pour personne. Je ne vois que l'opportunité d'inscrire dans la loi un délit qui jusqu'ici n'en était pas un. Une loi de plus pour épingler quelques extrémistes peut-être, mais sans doute aussi pas mal d'innocents qui deviendront des coupables. 

Lettre à mon amie:

Salut ma Chère,
 

(...)
Imagine l’un de tes amis migrant,  se retrouvant sous des caméras de surveillance et ne souhaitant pas être vu là où cela se passe: il va relever son capuchon et monter son foulard ou son col devant son visage pour ne pas être repéré. Il n’aura rien fait de mal, il se sera juste donner une chance d’être libre le temps d'un instant. Sera-t-il pour autant coupable?

Si on ne vote pas cette loi, personne ne pourra rien contre son geste. Si elle passe, il y aura un article de loi sur lequel on pourra se fonder pour le faire condamner : si par malheur à un moment où un autre il est identifié, ce geste pourrait favoriser une dégradation de son statut peut-être fragile...  Inscrire une loi dans une Constitution, c’est cela. Ce n’est pas juste protéger une identité ou des femmes brimées, c’est aussi pour servir un pouvoir répressif. Et quand la demande vient d’un parti conservateur, on sait bien que c’est la deuxième variante qui l'intéresse bien plus que la première, ou alors c'est le fruit d'une vision extrêmement simpliste des choses qui fragilise directement les fondements d'une démocratie pas aussi solides qu'ils ne paraissent.

Dans certains pays en ce moment même le passage de la démocratie à la dictature ne tient qu’à un fil. Les moyens technologiques pour traquer les dissidents  et les opposants sont nombreux. Imagine à Honk Kong, aujourd'hui des jeunes risquent de passer le reste de leur vie en prison pour des faits parfaitement légaux hier alors qu'ils croyaient être encore en démocratie… Avec une loi comme celle-là, le simple fait de se cacher le visage aurait suffit pour les faire arrêter sans même qu’on les filme à faire quelque chose de "répréhensible". Après, la culpabilité ça se  construit. Une loi, c' est aussi le premier outil de répression utile à un pouvoir abusif.

Là bas aujourd’hui. Demain ici? Imagine ton petit fils qui défend ses opinions dans la rue, plus tard, rien de grave pour être condamné. Mais si il met sa capuche et monte son col,  il pourra l'être.

Plus grave, imagine un fils ou une fille qui clandestinement tente de rejoindre ses parents quelque part, ou qui fuit un danger, son faciès pourrait attirer l’attention sur lui ou elle, le geste banal et protecteur de se dissimuler le visage pourrait la/le sauver. Si elle/il  le fait, au contraire il /elle se fera immédiatement repérer, arrêter pour ça...

Ce que je ne comprends pas, c'est en quoi cette loi protégera les femmes de violences conjugales, ou familiales subies loin des regards de la rue, dans laquelle elles n'auront peut-être plus le droit de se promener à cause de cette interdiction de se voiler justement... Il faudrait peut-être faire une initiative contre l'usage des portes, des fenêtres avec rideaux, toutes ces entraves à la "protection" de nos pairs? Un loi après l'autre, on finira bien par tous nous maîtriser.

Je préfère croire qu'il y a d'autres manières de vivre ensemble, Einstein le développe tellement bien dans sa lettre à sa fille, avec un seul mot: Amour.

Voilà. Bisou ma Chère, vivement les beaux jours où nous nous découvrirons.

l'image source est d'ici

lundi 15 février 2021

Cette lente agonie de la poésie...

 


Il y a peu j'ai reçu une lettre d'une amie, qui sur l'enveloppe avait inscrit  "Saint-Brais, village sacrifié".

Au début des années nonante quand mon futur mari parlait de son village natal, il y avait dans ses récits une tendresse infinie. Ses alentours n'avaient pas de secret pour lui, il y faisait de longues ballades à travers champs et forêts en souvenir des jours heureux de son enfance:  les enseignements à l'extérieur de"la régente", bien avant que l'on ne parle de l'école de la forêt, habitaient encore son esprit. Les journées à ski avec les gosses du village rendaient quelques pâturages mémorables.  L'épicerie locale que tenaient ses parents avait rythmé leur vie de famille et l'engagement de ces derniers pour les petites associations de Saint-Brais maintenaient le lien et la transmission des légendes du bourg. Il se passait des choses par ici, à l'instar de la quinzaine culturelle, à laquelle chacun avait participé pour la faire rayonner dans toute la région, ou des soirées théâtrales qui rassemblaient les jeunes des environs, etc.

Tant et si bien que j'ai quitté Delémont où j'adorais vivre, pour élever nos filles dans ce qui ressemblait à l'enclave du bonheur...

Ce qui s'est passé ici ces vingt dernières années, je sais bien que c'est arrivé aussi ailleurs. La fin de la communauté en résumé. Le chacun pour soi: les fermetures successives de la laiterie, où se rencontraient les paysans et qui entretenait le lien social entre eux; des guichets de la caisse maladie, de la succursale de la banque, du bureau de poste, Celles plus douloureuses encore de classes d'école. La transformation du monde du travail, obligeant la diversification et la soumissions de plus en plus intrusives aux réglementations et au contrôle a ajouté une couche à l'évolution sociale en marche, menée à la baguette par la course au fric infligée par les lois du marché, comme ils disent.

Le premier sacrifice soutiré à Saint-Brais fut pour la route qui traverse le village. Au moment du remaniement parcellaire dans les années 90, il a été demandé aux propriétaires de céder une partie de leurs surfaces pour participer aux besoins du canton qui promettait de soulager le centre du trafic exponentiel en construisant une route de contournement.

Au moment des travaux de la traversée de Saint-Brais, en 2002, certains aménagements relatifs à la sécurité et à la qualité de vie des habitants ont été mis de côté sous prétexte de cette route de contournement prévue, selon les responsables cantonaux chargés de nous faire avaler ces travaux, en 2017. 

À ce jour, rien n'est fait, pire, on propose au parlement de voter l'agrandissement du tunnel de la Roche, ce qui permettrait aux camion de croiser plus facilement, donc d'être plus nombreux à traverser le village et les Franches-Montagnes, sans rien faire pour améliorer la sécurité au village, sans même nous consulter.

Nous avons ici des trottoirs non réglementaires sur lesquels les véhicules, y compris les camions, se rabattent régulièrement, en roulant, pour pouvoir se croiser, menaçant chaque jour la vie de ceux qui les empruntent, surtout de nos enfants qui n'ont jamais droit à une seconde d'inattention! Mais qui peut demander cela à des enfants???? Et plus bas, loin du centre du village, le canton veut un crédit de frs. 700'000.-- pour faciliter la vie des chauffeurs? Autrement dit, pour sécuriser de la tôle, parce que les conséquences de ces incidents dans ce tunnel ce sont des tôles froissées! Et rien pour protéger les piétons au coeur de leur propre lieu de vie?

Ah! Le progrès devant lequel on nous demande de plier, il a bon dos: pour augmenter le trafic, augmenter la production d'électricité locale, augmenter la sécurité (mais avec des caméras, pas du bon sens) augmenter la productivité, augmenter la consommation, et patati et patata. Ou diminuer: diminuer les coûts, diminuer les prestations des services, diminuer notre emprunte carbone mais sans rien toucher à leurs profits. Pour ce qui est de la prise en considération des dégâts collatéraux, pchit! Il n'y a plus personne. Que des mots, comme "égoïstes" ou  "nimby", portes de sortie de ces handicapés de la tendresse, de ces profiteurs de l'humanité qui courent derrière un progrès utile à leur porte monnaie ou à leur ego.

Je crois que la coupe est pleine là, l'arrivée des promoteurs éoliens m'a démontré le peu de cas qui est fait de nous, riverains, villageois, citoyens, juste bons à faire preuve de docilité, qualifié d'extrémistes dès qu'ils font valoir le respect de leurs droits. Stigmatiser les râleurs pour faire plier l'échine des autres, de ceux qui ne veulent pas d'histoire et qui demandent juste à disparaître dans ce déferlement de conneries.

Si le canton se comporte en promoteur et ouvre les vannes de la Roche sans venir nous rencontrer et prendre avec nous les mesures urgentes pour protéger les piétons de ce village AVANT, il devra affronter les foudres de la grand-mère que je suis, qui tremble chaque fois que ses petits-enfants longent le village ou se rendent chez elle, parce qu'une route monstrueuse a lentement et sûrement creuser son nid devant ses fenêtres, devant sa porte, faisant fi de toute une population, enterrée sous le progrès! Mais elle respire encore cette population. Je l'espère. En tous les cas, aujourd'hui des jeunes familles habitent ces maisons sacrifiées, la grand-mère pourra compter sur la nouvelle génération pour défendre la vie de ces enfants qui, comme nous avons pu le faire, doivent grandir en toute sécurité. Je ne veux pas imaginer que la Suisse, que le Jura, se fichent de cela.

lundi 1 février 2021

Braisllywood

 

Un article de ce jour dans le Quotidien Jurassien

 On nous l'avait dit, les aérogénérateurs apporteraient à notre région gloire, emplois et pognon

Bingo! Ces jours on tourne à Saint-Brais un second film dans le cadre magnifique des Franches Montagnes avec pour décor... les éoliennes . Dans le premier, un technicien ès éoliennes tombe amoureux de l'épouse de son client qui a fait appel à lui pour installer puis réparer l'éolienne domestique dans son jardin. 

Dans le second, qui se tourne donc à Saint-Brais, pas besoin de construire une éolienne pour illustrer le propos du film, comme le dit si bien le réalisateur, il n'y que dans ce village que l'on trouve des éoliennes si proches des habitations. Le sujet? Un technicien qui vient réparer une éolienne victime d'un attentat et qui semble en pincer pour une jeune femme rebelle...

En résumé:

- les éoliennes servent de décors au cinéma et de prétexte pour rencontrer les femmes exceptionnelles qui peuplent notre région 😉, voici pour la gloire. 

- Elles ne semblent pouvoir être réparées que par des personnes venant de l'extérieur et repartant vers l'extérieur, voilà pour l'emploi. 

- Pour le pognon... avec la covid 19, on ne peut pas dire que les commerces locaux profitent de la présence des équipes de tournage... Bien qu'avant la pandémie et cette passion des réalisateurs pour les histoires d'amour sous les pales,   nous n'avons jamais entendu parler d'explosion démographique ni touristique en relation avec ces machines à vent. Et cela fait 10 ans qu'elles tournent avec toujours les mêmes problèmes de santé pour les populations environnantes. Mais de cela on s'en fiche, puisque tout ce petit monde inspiré par Eole ne fait que passer. En suivant ces deux derniers liens vous découvrirez un témoignage et un tableau récapitulatif des troubles recensés chez les riverains. Ici l'annonce de l'arrêt d'une centrale électrique composée de 5 éoliennes en France, pour cause de dépassement des normes sur le bruit et de plaintes de la part des riverains.

Nous le constatons, le pognon ce n'est pas dans nos caisses qu'il atterri, mais cela ne veut pas dire qu'il ne va pas de paire avec les éoliennes, ce courriel reçu dernièrement donne un aperçu de la réalité:

Le système de rétribution pour les énergies renouvelables en général et l’éolien en particulier est si „génial“ qu’il mériterait un prix Nobel en économie!
Je cite notre ingénieur:  plus l’éolien produit, plus les prix du marché baissent“ - et j’ajoute: „plus les prix du marché baissent, plus les subventions montent“.Une analyse des chiffres dans les Rapports annuels de 2020-2019 du Fonds RPC/pronovo le prouve pour l’éolien:

Cela veut dire: notre estimation que l'éolien coûte 4x à 5x le prix du marché est du réchauffé - en 2019 l’éolien a coûté 8x le prix du marché.

La bonne nouvelle est que l'opposition aux éoliennes devient de plus en plus structurée et informée, ne manquez pas de suivre l'actualité sur les sites romands, et sur Paysage Libre Suisse