|
| Parfois il suffit de lire un petit encart dans un journal local, pour bouger une ligne. |
Il y a maintenant 14 ans que j'alimente ce blog autour des éoliennes sous l'angle de l'industrialisation des espaces naturels, colonisés par des sites de production diverses.
Ce qui m'anime n'est pas de lutter contre les énergies renouvelables, je m'insurge simplement contre des réflexes protectionnistes, qui nous invitent à cautionner un système qui n'envisage pas de remettre en question sa durabilité, mais simplement de multiplier les réponses technologiques aux enjeux qui nous menacent.
Ce qui se passe dans le monde nous démontre que notre manière d'aborder l'immense crise climatique en marche est complètement inappropriée.
Les guerres de territoires, de religions, d'égo (...) anéantissent tous les accords élaborés lors de sommets pour le climat hyper médiatisés. Les milliardaires aux commandes de l'économie mondiale s'incrustent en politique et dictent les règles qui garantissent la pérennité de leurs avoirs et de leurs objectifs indécents. Le climat ne fait pas partie de leurs priorités. Oeuvrent-ils pour nos emplois? Non ils les détruisent au pire, les dévalorisent au mieux.
Lutter contre l'industrialisation de la région préservée que j'ai la chance d'habiter, c'est refuser cette dictature de la production-consommation qui constitue les piliers de notre société dépassée.
Puisque le monde tourne sans se préoccuper des conséquences d'un système qu'il maintient au péril de sa survie, que même les associations de protection de la nature font les concessions attendues par le grand capital, (WWF, Pro Natura, Greenpeace et autres...) je garde le cap du non aux éoliennes industrielles sans rougir. L'heure n'est plus à se poser la question de comment produire l'énergie qui entretient ce monde, mais comment revoir notre façon de vivre sur une planète de 8,2 milliards d'individus égaux en droits...
Notre rapport à l'eau, à l'énergie, à la production alimentaire, à la santé.... tout est à repenser. Si on ne commence pas par là, on ne fait que procrastiner et enrichir ceux qui profitent de la misère des autres.
Finalement les seules choses intéressantes à relayer, ce sont les actes concrets qui nous aident à repenser notre quotidien, nos choix scientifiques, de santé publique, nos habitudes de consommation, nos capacités de résistance, notre rapport à l'art et la culture.. Bref, il y a un monde à réinventer, fort de nos expériences, de nos échecs et de nos réussites.
Cela peut commencer ici et maintenant avec des gestes aussi basiques que sensés pour économiser l'eau.


.jpg)



