lundi 3 août 2020

Swisscom nous dit comment nous protéger contre les non-dangers de nos téléphones portables...

Ne pas perdre de vue la sortie...


Je voudrais bien vous dire que je hais les téléphones portables, ce serait mentir. Le mien régente ma vie familiale, professionnelle et sociale. Mais si je vous dis que je préférais mille fois ma vie quand il n'y en avait pas, là je ne vous mens pas. Plus la technologie s'empare de mon environnement direct, plus je m'éloigne du sens. Je referme sur moi un à un les verrous d'une cellule aux barreaux invisibles mais définitifs. La liberté devient une légende.

Il y a sans doute des individus qui se réjouissent de cette prise de pouvoir, mais je ne m'aventurerais pas à leur attribuer la responsabilité de ce fichu pétrin dans lequel nous nous mettons tous en acceptant de nous livrer pieds et poings liés à un système qui se referme sur nous. Par peur? Par confort? Par incapacité de penser autrement? Par manque de discernement? Par lassitude? L'homme remet toujours son destin entre les mains du plus fort: les religieux, les politiques, les dieux de l'économie le savent. Les géants du Web sont les derniers arrivées dans cette chasse aux adeptes soumis. Ils pourront tout nous procurer et tout nous reprendre si nous sortons du rang, d'un seul clic...

Mais revenons à ces téléphones portables, le boulet du 21ème siècle. Non seulement ils nous lient à l'insu de notre plein gré à qui le demande, mais en plus ils sont susceptibles de nous ronger de l'intérieur:

L'Illustré du 25 juillet 2018, p. 49:
Depuis l'apparition de la téléphonie mobile, on a beaucoup glosé sur les risques du cancer du cerveau lié à son utilisation (du téléphone portable). Aujourd'hui, les preuves scientifiques d'une telle nocivité s'accumulent et l'organisation mondiale de la santé considère d'ores et déjà ses radiations comme "potentiellement cancérigènes pour l'humain"
Il y a 9 autres dangers soulevés dans cet article, pas anodins, mais traités un peu comme tel. Les médias ont aussi cette faculté des désamorcer les bâtons de dynamites qui menacent les poules aux oeufs d'or, on le sait mais on fait semblant de rien.

Nous continuons donc d'accéder aux services liés aux téléphones portables qui deviennent gentiment indispensables ne serait-ce que pour prendre un billet de train, payer à la caisse d'un magasin,  dans un restaurant, dans la rue, etc. Une de mes amies n'a pas pu s'offrir un verre lors d'une soirée biennoise, elle n'avait que du cash et il était indésirable...

Swisscom encaisse les bénéfices, comme les autres, et se couvre en publiant finalement ses conseils pour "réduire les rayonnement de votre téléphone portable"  Les assurances sentent-elles le vent tourner et le bouclier se déploie devant les victimes qui pourraient se rebeller?

Les éoliennes n'ont pas encore leur mort officiel, donc elles continueront de pousser partout jusqu'à ce qu'elles deviennent incontournables et si possible indispensables et quand tombera la mise-en-garde officielle, elle passera comme une lettre à la poste, nous aurons intégré notre responsabilité coupable: nous n'avions qu'à déménager si ces machines étaient nocives ou suivre les éventuels conseils pour nous en prémunir, publiés entre temps par des sociétés bien organisées.

La même chose se passe avec les antennes 5G, on donne la parole aux fervents défenseurs d'un monde sous haute surveillance numérique et on relègue les sceptiques au fond de la classe, cela se passe régulièrement à la RTS. J'ai lu des échanges effarants à ce sujet avec des participants à ces émissions. Pendant ce temps on les installe et quand leur dangerosité sera officielle elles seront obsolètes et le même cirque se mettra en marche pour déployer la 6G.

Vous avez dit docile? Ne serions-nous pas face à une pandémie de bêtise incurable?



jeudi 23 juillet 2020

Sans leader, pas de révolution.

La mule révolutionnaire. Peut-être plus efficace que les pantoufles pour les pieds au c...

Nous l'avons vu, après la torpeur dans laquelle le pays a été plongé durant la pandémie, les esprits peinent à se réveiller. Si certaines prises de conscience ont eu lieu, la continuation domine la reprise.

Aucun leader du côté des verts et des socialistes n'a pris en mains les changements imaginés dans nos pantoufles derrières nos écrans. C'est ce qui me fait appeler cette période, la révolution des pantoufles. Ils se contentent de souffler sur la transition énergétique. 

Les verts et les socialistes qui pensent que l'éolien "encadré" est la bonne solution, sont des traitres à leur région. Lorsqu'ils se "retroussent les manches" au parlement pour faire avancer la transition énergétique, en facilitant les procédures de projets dits verts mais menés par des sociétés (cor)rompues aux pratiques capitalistes, ils dévoilent leur ignorance ou leur allégeance au système et en tous les cas pas leur combativité. Il n'y a derrière ces pseudos-volontés politiques aucune envie de soutenir le changement voulu par des électeurs, il y a simplement des hommes et des femmes pressés, soucieux de plaire en pavoisant des solutions sans jamais avoir à les développer. 

Combien de fois avons-nous entendu ce genre de phrase de la bouche de ces hommes et de ces femmes en campagne: "Il est fondamental de développer des projets dont la gouvernance est transparente, démocratique et publique". Ils pensent avoir tout dit et ils espèrent que personne ne leur posera plus de questions pensant qu'ils maîtrisent...

Que sera-t-il fait demain de leurs piètres capacités à protéger leur région aujourd'hui? Une fois que la porte a été ouverte, que les machines ont été installées, leur région leur échappera. À eux et à tous ceux qui leur auront fait confiance.

Le discours politique actuel voue les Crêtes jurassiennes au marché de l'électricité et nos politiciens se font un devoir de pousser ce site naturel extraordinaire dans la gueule du loup au nom de l'urgence climatique.

Il y a quelque 15 ans, l'Ardèche a plié sous le chant des mêmes sirènes j'imagine: l'autonomie énergétique, le courant servi gratuitement par la nature, la responsabilité collective, les parcs citoyens, etc, etc..... Et aujourd'hui? Comment se réveille-t-elle? Avec une future belle gueule de bois!

Cet article en dit long sur ce qui se passera ici dans pas longtemps, il sera trop tard pour réaliser l'immense connerie que nous aurons laissé faire avec l'aide de nos élus envoyés à Berne pour creuser le chantier de notre avenir industriel.

Quelques phrases choisies dans cet article:

(...) Selon la Commission de régulation de l'énergie (CRE), près de 400 mégawatts de capacités de production atteindront 15 ans d'exploitation cette année et sortiront des mécanismes de rachat d'électricité noués avec l'Etat (...)
(...) Les développeurs sont déjà tous sur le pont. Le spécialiste des parcs éoliens RES vient ainsi d'annoncer la signature d'un contrat avec le fournisseur d'électricité Suisse Alpiq afin d'engager le renouvellement de son parc éolien à Gravières (Ardèche) (...)
(...) Mais pour effectivement raccourcir leurs délais de développement, les projets de parcs éoliens doivent aussi convaincre l'administration locale d'appliquer une procédure d'autorisation simplifiée (...)

On peut lire dans cet article que ces marchands de tapis comptent beaucoup sur l'habitude des citoyens qui vivent déjà sous les éoliennes pour leur faire avaler plus facilement la pilule de leurs ambitions de gigantisme industriel à venir. La hauteur des nouvelles éoliennes va prendre l'ascenseur, et les riverains "habitués" sont plus dociles, du moins c'est la réputation qu'on leur colle sur le dos et c'est ce que l'on attend d'eux depuis le début pour la suite envisagée.

Dans ce contexte la naïveté des discours politiques sur les parcs élaborés main dans la main avec les citoyens me fait bondir. Ils sont eux-mêmes tombés dans les pièges tendus par les industriels, ils croient qu'ils pourront imposer des limites à leurs appétits gargantuesques. La région, l'individu, l'attachement, les entreprises en ont fait leur affaire dans une communication rodée qu'ils servent à des politiciens peu curieux et peu au fait des enjeux. Et ce sont eux, qui ensuite dans leur région, vendent le produit en faisant croire, et en le croyant peut-être, qu'il le connaissent et le maîtrisent.

En résumé, si on vous colle deux éoliennes sous le nez, cela va beaucoup vous fâcher, on va vous laisser gesticuler, vous discréditer, on va s'approprier votre discours écologique, on va laisser passer beaucoup de temps, et quand tout le monde sera fatigué de votre révolte la colonisation pourra commencer.

Ah! Il y a encore une phrase utilisée de manière récurrente par le lobby éolien et que l'on retrouve dans cet article: " les éoliennes peinent toujours à se faire une place dans le paysage français". Une idée véhiculée qui sert aussi leurs intérêts. En très peu de temps la France s'est couverte de milliers d'éoliennes, jetant dans la révolte des milliers de riverains que l'on maintient dans ce fourre tout que l'on appelle "les minorités bruyantes", histoire de ne pas leur donner d'autre importance que celle de déranger la paix des "bons" citoyens...

Il n'y a qu'un seul mot pour protéger nos régions face à l'éolien industriel, c'est NON. Et les seuls politiciens capables ce sont ceux qui l'ont compris. Les autres ne sont que les pantins de leurs ambitions. 

lundi 20 juillet 2020

Non merci!

Il y avait longtemps que je n'avais plus observé ce type de phénomène de mes fenêtres.... Même le ciel n'en veut plus on dirait. Enfin, surtout le ciel...

La vie reprend donc comme si rien n'était... Dans tous les domaines d'ailleurs.


Dans cette "enquête" de la RTS, nous étions loin d'un journalisme d'information. Juste une espèce de mini reportage pour dénoncer sans apporter aucune lumière sur les tenants et aboutissants de tels actes. Pourtant l'évènement est énorme. Comment en est-on arrivé là? À quoi répondent ces attentats? Quelle responsabilité les sociétés électriques et les relations publiques en générale, ont-elle dans cette escalade de la violence? Suffira-t-il de chercher les coupables pour stopper ces phénomènes? Nous savons tous que non. La politique énergétique a fait de l'électricité son cheval de bataille contre les énergies fossiles pour les prochaines décennies. Les enjeux sont énormes, les mécontents nombreux, la communication est mensongère, de plus le développement outranciers des centrales de production met en danger non seulement des sites naturels encore épargnés, mais aussi la sécurité sanitaire dans les campagnes et la cohésion sociale à l'échelle nationale.

Pendant ce temps, la RTS envoie des journalistes observer les restes du pylône détrôné, converser avec des ingénieurs sur la qualité du travail "des saboteurs",  spéculer sur la chute du pylône sur l'autoroute qui n'a pas eu lieu, bricoler un reportage nullissime où la plupart des plus avertis refusent de témoigner, et finir chez de braves citoyens réunis en association contre la 5G, sempiternels présumés coupables dans ce type d'enquêtes télévisuelles, comme on a pu le voir ici avec les éoliennes, ceux qui défendent les intérêts des simples citoyens sont forcément capables de terrorisme.... Mais quelle honte! 

Pendant ce temps, le monde bouge, de drôles de sociétés s'infiltrent dans le développement d'énergies renouvelables, plus rien de bon enfant n'accompagne la transition énergétique et les mises au point de notre télévision nationale ressemblent davantage à des détournements d'attention qu'à des émissions d'information!

Personnellement j'aimerais bien savoir ce qui se passe dans les milieux de l'industrie électrique, voici un article du Canard enchaîné qui nous parle d'une industrie suisse qui fait le forcing pour construire un parc éolien en France. Je serais bien étonnée qu'un seul citoyen suisse connaisse cette industrie capable de financer un projet de 22 éoliennes géantes en France, une correspondante s'y est intéressée, voici les résultats de ses recherches:

À lire correctement en cliquant ici
Bonjour,

Il est vrai que la société qui finance et/ou exploite le parc éolien d’Artigues et Ollières, près du Mont Ste Victoire, a son siège en Suisse:
JC Mont-Fort Holding SA
Statut de l'entreprise: actif  Forme juridique: Société anonyme  Secteur: Exploitation des sociétés de participation  rue du Centre Sportif 35, Chalet Vaberos, 1936 Verbier

Or, si „suisse“ est noté dessus, il n’y a pas nécessairement „suisse“ dedans: Le „quatuor" qui tire les ficelles de ce projet se présente comme suit:

Chantal GASS ép. JOUVEN, présidente JC Mont-Fort Holding
Chantal Gass Jouven
1936 Verbier, aus Frankreich
Aktuelle Mandate:  JC Mont-Fort Holding SA
Verbundene Personen:  Andrea Jouven Langsdorff
Michel JOUVEN, CEO JC Mont-Fort Holding
Né en 1941
Michel JOUVEN dirige 12 entreprises (12 mandats), son mandat principal est Gérant au sein de l'entreprise ELECTRICITE MODERNE MATERIEL. Michel JOUVEN évolue dans le secteur d'activité BTP et construction.
Joseph GASS fait partie du réseau de Michel JOUVEN il est Président-directeur général dans l'entreprise APPLICATIONS RESEAUX EQUIPEMENTS MEDITERRANEE.

Andrea JOUVEN, Executive Director JC Mont-Fort Holding
Andrea Jouven ép. baron Frédéric de Langsdorff*
1934 Bagnes, aus Frankreich
Aktuelle Mandate: JC Mont-Fort Holding SA
Verbundene Personen: Chantal Gass Jouven
* selon https://carnetdujour.lefigaro.fr/mariages/annonces/31 janvier 2009)

Eric EVERARD, Executive Director JC Mont-Fort International
Eric Everard (Uccle, Bruxelles, 10 juillet 1964) est un entrepreneur belge,
actif dans le secteur des foires commerciales et des événements

Avant de me perdre sans espoir dans ce réseau plutôt déconcertant je m’arrête ici - non pas sans constater que ce conglomérat me rappelle l’arrière-plan du projet éolien du Crêt-Meuron….

H.

samedi 4 juillet 2020

Un groupe de citoyens à la recherche du bruit et de la laideur



De leurs fenêtres la vue est splendide, on se croirait vraiment à la campagne. Lorsqu'ils ont visité cette maison, c'est ce qu'ils ont dû voir: un retour à la campagne, à un peu plus d'une heure de Bâle et de Berne et à 3 heures de Paris... Ils ont emménagé durant le confinement lié au Corona virus et le rêve a continué, le trafic routier étant quasi nul durant toute cette période et les éoliennes peu productives. 

Plus dur est le retour à "l'anormal". La reprise économique rime avec trafic, et ici, côté circulation ils sont très gâtés. Une journée laisse passer des milliers de voitures et de camions juste sous les fenêtres de ceux qui logent dans la partie historique du village. Leur maison, comme quelques autres encore, est située très directement au bord de cette fameuse route et n'a pas de terrain qui pourrait les en éloigner. De l'étage où se situe leur lieu de vie, le regard passe au-dessus de l'asphalte, on y admire l'enchaînement de collines boisées, de pâturages et le petit village bucolique de Saulcy au loin. Plus proches les jardins des habituations situées de l'autre côté de la route offrent un joli spectacle de verdure luxuriante. Mais juste en dessous, au niveau du rez de chaussée,  c'est le défilé. Lorsque le balais des travailleurs commence vers 5h du matin, la maison tremble et ses habitants sont tirés d'un sommeil déjà fragilisé par le non silence quasi permanent au village (parce que des voitures il y en a aussi la nuit un peu, avec en plus les ventilations des fermes alentours, et ces fameuses éoliennes qui dès août viendront compléter la réalité de ces nouveaux habitants). La bâtisse, au demeurant magnifique, est vieille et les fenêtres même pas doublées...

Ajoutons à cela l'étroitesse extrême du passage devant cette maison, six petits enfants en bas âge habitent aussi dans cette zone, or des voitures ou des camions sont régulièrement pris de panique en voyant arriver vis-à-vis un autobus par exemple,  et ils se rabattent sur le trottoir, seul refuge des petits piétons lorsqu'ils sortent de chez eux! 

Bienvenue à Saint-Brais.

La situation se dégrade dans l'indifférence générale faute d'argent pour réaliser la route de contournement prévue depuis des lustres. L'arrivée des éoliennes fut une grossièreté de plus pour ceux qui vivent ici et tentent de garder une qualité de vie suffisamment attractive pour y passer leur vie et attirer de nouveaux habitants.

Alors quand je lis que des citoyens se mobilisent pour participer à la destruction des campagnes, comme ici pour implanter des éoliennes entre Sonvilier et Val-de-Ruz, je me dis que ces gens sont de tristes ignorants qui ne savent pas de quel trésor ils ont la garde. Ils  préfèrent courir après quelques sous que de réfléchir à comment sauvegarder l'espace qu'ils ont la chance d'avoir à proximité et qu'il ferait mieux de partager avec le vivant plutôt qu'avec des sociétés avides et qui se ficheront toujours de leur avenir! D'ailleurs, en fait d'emplois pour la région, ils feraient bien aussi de s'informer un peu et de sortir de leur  vision limitée des choses, avec cet article par exemple. Ou celui-ci, qui rappelle entre autre cette tragique et récurrente confusion (voulue?) entre production d' électricité et consommation d'énergie globale!

Nous vivons une période extrême, notre avenir est incertain et nous devons revoir nos manières de produire et consommer. Beaucoup des réponses que nous cherchons se trouvent à la campagne. Il serait temps de la mettre en valeur et non pas de la détruire.

Comme dirait Voltaire, il faut cultiver notre jardin (Candide).

lundi 15 juin 2020

Avant c'était n'importe quoi, pendant c'était la révolution des pantoufles, après c'est n'importe quoi.


image source

Sacré Covid 19 tu nous auras bien fait marcher. Ils ont été nombreux à faire la révolution en pantoufles devant leurs écrans. Chaque fois que j'entendais que la moitié de l'humanité était confinée en même temps, j'imaginais ce bassin d'idées prêt à se déverser sur le monde.

La ruée sur les m... drive aux premiers jours du déconfinement fut plus explicite que les milliers de blablas version "prise de conscience", jetés sur les réseaux en pâture pour nous faire patienter sagement en préparant la suite.

On l'a vu, les pro-m... d'éoliennes se sont vite adaptés au télétravail. Il faut dire qu'ils ne font que ça, rédiger des grossièretés déguisées en tourniquets pour enfants sains, sur fond de ciels bleus "covid". Alors là, ils ont cravaché pour sortir un programme qui pourrait s'appeler "comment chauffer en hiver si une nouvelle pandémie nous cloisonne à la maison"? Impossible, ont-ils décrétés, sans éoliennes industrielles. La voici la révolution de ces verdâtres attardés et néanmoins avides. Et Suisse Eole avec sa proposition de produire 20% de la consommation hivernale d'électricité à l'aide d'éoliennes oublie de dire combien cela pourrait représenter d'éoliennes, petit calcul d'une personnalité attentive: 

- étant donné que dans la décennie 2008/09-2017/18 20% de la consommation hivernale moyenne (34’411 GWh) se montaient à 6’882 GWh -
- étant donné que dans l’hiver 2017/18 36 éoliennes ont produit 50.3 GWh (selon wind-data.ch), donc 1.4 GWh par éolienne  
il faudrait 4’915 éoliennes pour arriver au 6’882 GWh.

Comme personne ne parle de ces chiffres, les gros font les malins et annoncent la décision du Tribunal cantonal vaudois d'accepter les 12 éoliennes du Mollendruz, tous fiers de cette dramatique et stupide décision. On parle ici de pesée des intérêts, mais on ne dit pas de quels intérêts il est question. Parce que ces douze éoliennes avec leur impact certain sur le paysage, les sols, la faune, la flore, les hommes ne résoudront qu'une infime partie du problème de notre consommation d'électricité, encore plus infime de notre consommation d'énergie finale. Douze éoliennes anéantiront des années de préservation de la nature, pour alimenter quelques ménages et surtout quelques comptes en banque , sans compter les spéculations qui pourraient emboîter le pas de ces constructions industrielles en pleine nature. Un pas en arrière pour l'écologie et un pas de géant pour la connerie.

On voulait faire mieux après? Laissez-moi rire. On va faire bien pire, parce que l'argument de Fukushima faisant gentiment date, il était temps pour ces voleurs de terres de trouver un nouvel "ennemi"pour bâillonner les minorités qui font tache.  Comme prévu, ils se ruent sur le Covid pour fragiliser la démocratie sur laquelle nous espérions pouvoir nous reposer pour défendre le peu qu'il nous reste de beau. Le Tribunal vaudois ouvre la voie.



jeudi 4 juin 2020

Sauvez les crêtes jurassiennes d'une industrialisation massive et inutile

Plus dur sera le réveil... Durant le semi confinement dans lequel nous a plongé le Covid 19, ce sentiment ne m'a guère quittée. Entre ceux qui veulent profiter de l'ambiance pour changer le monde et ceux qui profitent du monde depuis des lustres et qui ne veulent rien changer, les promoteurs éoliens ne sauront où donner de la tête: aux uns ils promettront un monde plus propre et local, aux autres des bénéfices renouvelables et exportables.

Je mise sur les amoureux de la nature, qui je l'espère se réveillent plus nombreux après avoir goûté au silence rendu par une petite couronne en mettant à genoux un système boiteux.  Entre les cafouillages des gouvernements, la guerre des scientifiques   et l'effondrement de l'économie, la nature est apparue splendide, précieuse, bienfaisante, nécessaire.

Suisse Eole en tête, les chasseurs de vent veulent ruiner les crêtes du Jura, merveilles des merveilles qui ont pansé les plaies des semis-confinés durant de longues semaines, éblouis par tant de beauté  radieuse sous la baguette ô combien magique du printemps!

Les amis du Mont Racine se mobilisent contre la construction d'un parc éolien sur ce site magnifique, je relaie ici leur message:



Notre Association des Amis du Mont‑Racine a pour but de protéger le paysage et la nature des crêtes, de faire reconnaître et respecter son milieu exceptionnel ainsi que de veiller à la sauvegarde de sa biodiversité. Aussi restons-nous attentifs vis‑à‑vis de tout projet éolien, convaincus qu’on ne détruit pas l’environnement sous prétexte de le préserver. Élargissement et création de nouvelles routes, abatage de nombreux arbres, coulage définitif de milliers de tonnes de béton et de ferraille dans le sol, massacre de l’avifaune. 

Le prix serait trop cher payé pour donner bonne conscience à certains. Nous refusons donc de sacrifier ce qui nous est le plus précieux : la nature.
Nous sommes lucides, car le vent ne souffle plus dans le sens de l’industrie éolienne, notamment à Zoug, à Lugnez aux Grisons, dans le Toggenbourg (SG), à Court dans le Jura bernois où des projets éoliens ont été refusés par les autorités ou par les citoyens. En Allemagne, les projets éoliens sont à la traîne, surtout grâce à l’engagement des associations locales et environnementales.
Nous continuerons donc de nous engager pour préserver le magnifique site du Mont‑Racine et nous nous réjouissons de pouvoir vous retrouver à la loge des Pradières dès que la situation sanitaire le permettra !
Claude Roulet
Président des Amis du Mont‑Racine
NOS CRÊTES, DES TRÉSORS PRÉCIEUX !


La récente mise à l’enquête du projet d’éoliennes au Crêt‑Meuron a relancé le débat sur la pertinence d’une telle implantation dans un site d’une beauté incomparable et encore heureusement préservé. C’est pourquoi, le comité de l’Association des Amis du Mont‑Racine juge utile et nécessaire d’informer nos 750 membres sur les raisons qui l’ont incité à faire opposition à ce projet en début de l’année.
Les représentants de l’écologie politique, au nom de l’urgence climatique, traitent les opposants aux éoliennes d’irresponsables. De plus, ils les accusent de comportement antidémocratique, sous le prétexte que la planification cantonale fixant les zones d’implantation des éoliennes a été acceptée en votation populaire.
Il y a plus de cinquante ans, l’Association des Amis du Mont‑Racine a été à l’origine du décret de protection de nos crêtes (et de nos rives), suite à une initiative acceptée par 89 % des votants en 1966. Fidèle à sa vocation, notre association a fait opposition au projet d’éoliennes du Crêt‑Meuron. 

Ce faisant, nous nous sentons au plus près de l’urgence et du civisme.
Nous considérons en effet que les éoliennes, promues en vain depuis plus de vingt ans, appartiennent à une époque révolue, où l’on pouvait encore croire que des technologies nouvelles pourraient remplacer les énergies issues du pétrole. Une époque où l’on pouvait encore croire que la promotion du "développement durable" permettrait une croissance harmonieuse.
Face à l’urgence, nous n’en sommes plus là. Aujourd’hui, il faut d’une part reconsidérer notre mode de vie afin de promouvoir massivement les économies d’énergie et d’autre part organiser la protection du monde vivant sous toutes ses formes.
Promouvoir les éoliennes laisse croire que tout pourra continuer comme avant, avec juste moins d’émissions de gaz à effet de serre et un courant électrique abondant et bon marché grâce aux subventions. C’est laisser croire que ces machines ont un bilan écologiquement neutre et un impact insignifiant sur les écosystèmes.
L’Association des Amis du Mont‑Racine continuera à s’engager pour faire aimer les crêtes de notre Jura et les trésors vivants qu’elles abritent sans céder au défaitisme consistant à dire "qu’importe notre nature abîmée, s’il faut en passer par là pour disposer d’électricité en abondance".
Nous ne voulons pas en arriver à attendre les jours de brouillard qui, en effaçant les éoliennes, nous permettront de nous remémorer nos anciens paysages intacts, avec l’amère certitude qu’aucun des défis qui nous attendent n’a été relevé.

Frédérique Steiger
Membre du comité
Secrétariat
Postiers 26
2300 La Chaux-de-Fonds
T. 032 968 41 24
info@mont-racine.ch
www.mont-racine.ch



jeudi 28 mai 2020

Touche pas à mon Graal.


J'ai jeté un oeil à l'émission" Infrarouge" de la RTS hier soir, juste le temps d'assister à la complicité des deux journalistes qui se moquaient ouvertement de l'avis d'un internaute qui accusait la télévision de laver les cerveaux.

L'arrogance joyeuse d'Alexandre Favre et de Mélanie Kormayer est une sorte de mise en abyme  du pire en matière de journalisme: la lecture des réactions des téléspectateurs ressemble à un jeu télévisé à la fin duquel on distribue les bons et les mauvais points, de journalistes les voici animateurs, une réalité de plus en plus constatée dans les émissions d'information destinées au grand public.  Insérer la méchante critique parmi les autres pour la tourner en dérision, les voici manipulateurs. Mais aussi grossiers: demander au public de s'exprimer pour ensuite le faire passer ouvertement pour un con n'est ni élégant, ni professionnel, c'est même carrément puéril et pèse lourd sur la crédibilité que l'on peut apporter au métier de journaliste.

Il vaut la peine de revoir l'émission d'Histoire vivante de dimanche dernier: Propaganda, la fabrique du consentement. Le lavage de cerveau n'est pas un délire de complotiste, mais une réalité banale qui commence peut-être avec ces petites comédies de participation publique aux débats télévisés.


Autre ombre au tableau de l'information, le documentaire de Michaël Moore et Jeff Gibbs "Planet off the Humans" a été retirée de Youtube. Avec plus de 6 millions de vues en quelques jours, une réclamation pour atteinte aux droits d'auteur par un tiers a mis fin à la diffusion de ce doc qui dévoilait très justement les dessous révoltants et dramatiques du développement des énergies renouvelables industrielles. Dommage, à lui seul ce documentaire démolissait l'intégralité du programme de partis politiques comme celui des verts libéraux par exemple. Touche pas à mon Graal! Telle est la devise de tous ceux qui de près ou de loin se graissent sur le dos de l'énergie. Ils auront toujours les moyens de nous faire parler (en organisant indirectement les manifs pour le climat qui leur sert de tapis rouge pour multipliez les centres de production d'énergies) et de nous faire taire (là, les moyens sont illimités, de la censure à la guerre)

L'intervention de Jancovici sur la Matinale de la RTS la semaine dernière est à réécouter ici, histoire de maintenir un peu de raison autour du débat sur le climat. Suisse Energie et Suisse Eole tentent de convaincre le bon peuple  ébranlé par le Covid avec des solutions pour nous chauffer en hiver qui puent l'opportunisme. Gardons la tête froide  ;-)



vendredi 15 mai 2020

L'humain a-t'il fait son temps?

Albert Camus, cité ici par Sherdon Soromon, professeur en psychologie sociale


J'ai davantage envie de faire une minute de silence pour le déclin de l'humanité que d'en rajouter une couche. D'ailleurs il n'y a plus de couches à ajouter côté énergies renouvelables, il a parfaitement démontré la situation et même esquissé le pourquoi de notre incapacité à comprendre et à réagir.

J'ai davantage envie de prendre mon compagnon, mes enfants, mes petits enfants et tous les êtres qui me sont chers dans mes bras pour leur donner tout l'amour dont ce monde se défait méthodiquement.

J'ai sans doute abordé sur ce blog la plupart des sujets de ce film, à un moment ou un autre, dans un contexte ou un autre. Ce que me disent Jeff et Michael aujourd'hui est que durant ces 10 ans de lutte et d'informations, le monde de l'énergie a infecté encore plus durablement l'écologie.

Aujourd'hui je crois que nous ne pouvons plus mettre l'énergie au centre de nos revendications pour un avenir propre et durable, c'est de la foutaise, du déni, un alibi. Je dirais même que cela devient puéril, débile, indéfendable.

Alors quoi? Qu'allons-nous écrire sur nos pancartes dans les manifs pour le climat? Il y a mille choses à combattre dans ce monde avant de nous attaquer à l'énergie, parce que là de tout évidence la bataille est perdue (pour le moment). Il faut déraciner les problèmes liés à l'argent, au pouvoir, refuser le déni, affronter notre propre complaisance qui permet ce système et nous donner les moyens de réagir, nous organiser ensembles, reprendre le contrôle de nos vies en localisant tout ce qui donne du pouvoir à ce système à travers nous et le changer par nos actes. On peut le faire.

Est-ce qu'on le fera ou est-que nous laisserons ceux qui ont les moyens de nous contrôler étendre leurs "gadgets" pour nous neutraliser? Les nouvelles technologies sont leurs appâts, avec ça ils sont à peu près sûrs de nous tenir. Qui voudra jeter son natel, sa tablette, son portable? Qui empêchera la pose de compteurs intelligents dans sa maison? Qui refusera le recours aux grandes chaînes de distributions diverses?  Qui osera affronter la chimie en refusant les derniers vaccins? Qui prendra sa mère dans ses bras quand on lui dira que sa vie ne dépend plus de votre amour, mais du virus que vous portez, né du monde que nous cultivons sans relâche?

Quelques uns peut-être... Mais trop peu pour changer les choses. 

Sauf si.... Oui j'aime bien l'inconnu, celui qui s'invite là où on ne l'attend pas et qui lâche les loups qui sont en nous.

Mais pour le moment le constat est lamentable. Je sais que je pourrais envoyer ce documentaire à tous les politiques de mon carnet d'adresse, à tous les écolos qui bataillent au front, ils ne changeront rien pour la plupart, ils ont un os à ronger qui donne du sens à leur vie et ils n'en demandent pas plus.

C'est ici que je me demande si l'humanité n'a pas tout simplement fait son temps? Les dernières images du documentaire de Moore et Gibbs me font penser que la terre se portera beaucoup mieux quand nous aurons tiré notre révérence. C'est presque risible. Nous prétendons vouloir la sauver alors que nous sommes le problème.

lundi 11 mai 2020

La peste



Quelque chose s'est installé mais on ne sait pas très bien quoi. C'est comme une tache noire qui se rapproche lentement.  Si cela vous est déjà arrivé, vous enclenchez plus vite la sonnette d'alarme, mais ça ne suffit pas, il faut encore trouver l'épicentre et si vous le trouvez la tache ne va pas pour autant se rétracter, c'est plutôt ici que la peste attaque. Le plus souvent vous êtes seule,  parce que les autres ont intégré la tache et même, à leur insu  ils la nourrissent.

Je ne pensais pas aux éoliennes en réfléchissant à ce mécanisme, mais c'est effectivement ainsi qu'elles sont arrivées dans ma vie. La marche du monde n'est pas si complexe que l'on voudrait nous le faire croire. Ceux qui connaissent les ficelles à tirer pour parvenir à leurs fins n'ont finalement pas la tâche si difficile. Des signes nous informent longtemps à l'avance des dangers qui nous menacent, mais nous avons une capacité de déni extraordinaire et lorsqu'ils sont à notre porte la toile est tissée. 

Les pervers narcissiques sont très forts à ce petit jeu, ils commencent par nous isoler de nos amis, tissent avec nous un pseudo rapport de confiance qu'ils utilisent pour nous détruire. Ce qu'ils aiment par-dessus tout c'est s'attaquer à des êtres qu'ils admirent, parce que les détruire c'est les dépasser.  À grande échelle cela ne fonctionne pas autrement. Pour les promoteurs éoliens, imaginez la satisfaction de voir aboutir les projets qu'ils portent des années durant contre les populations qu'ils menacent: chaque machine géante qui gesticule dans le paysage est un signe visible de leur suprématie. Ils ont réussi à isoler puis écraser les plus courageux qui les affrontent et ils en tirent une gloire.  La production d'électricité à côté de cela n'est qu'un prétexte vu le peu que cela représente sur l'échelle de notre consommation.

Vincent Lindon a écrit un très beau texte sur la perversité narcissique du pouvoir, il le lit ici, prenez la peine de l'écouter. C'est un signe qu'il nous fait.

Et aussi ici, un second interview de Jean-Dominique Michel. Vraiment j'apprécie son discours qui nous tire vers le haut

Et un exemple de manipulation ici, pour contrer l'initiative "pour des multinationales responsables"

mercredi 6 mai 2020

Eoliennes, des critiques en veux-tu? En voilà!


Nous sommes de grands imbéciles dociles et les plus faibles paient le prix fort de notre aveuglement.

Embarquez-vous dans le dernier documentaire que  Michael Moore a produit,  à voir impérativement ici

À lire la tempête qu'il soulève sur les réseaux sociaux, autant dire qu'il touche là où ça fait mal. Cons-verdis, heu pardon, convertis s'abstenir.

Je vous transmets encore ici une tribune publiée ce jour dans le journal 24h, lien à suivre ici
Monsieur Blanc décrit assez bien la manipulation faite par les promoteurs pour tatouer dans les cerveaux mous une image trompeuse des aérogénérateurs qu'ils vendent à tour de bras en ramassant au passage des terres et des subventions publiques, avec la bénédiction des manipulés qui applaudissent...

  • Jean-Marc Blanc
Pour illustrer un article ou une émission traitant des énergies renouvelables, les médias choisissent presque systématiquement des images d’éoliennes. L’un des derniers cas porte sur une information selon laquelle trois quarts de l’électricité utilisée en Suisse serait d’origine renouvelable (RTS, 18 février 2020).
Mais en lisant l’article on peut s’interroger sur la pertinence de son illustration. En effet, si l’hydraulique (67,95%) est bien mis en avant, l’éolien n’est qu’à peine mentionné. Et pour cause, puisque sa part est insignifiante (0,2%), loin derrière le solaire.
Alors pourquoi cette omniprésence visiblement injustifiée des éoliennes dans les médias?
Pas très facile de trouver des illustrations suffisamment accrocheuses pour les nouvelles énergies renouvelables. Il est vrai qu’une énorme cuve à purin, des panneaux solaires noirâtres ou un forage géothermique hérissé de machineries rappelant l’industrie pétrolière n’ont pas grand-chose de séduisant.
Au contraire, l’éolienne blanche et élancée, entourée d’enfants gambadant au milieu d’une prairie bucolique, a une réelle teneur symbolique: la technologie, le changement, l’avenir de nos enfants, et j’en passe.
Et les bibliothèques d’images ne manquent pas, puisque les lobbys éoliens engagent à cet effet de gros moyens financiers. Ils tapent ainsi sur le clou pour convaincre les médias que les éoliennes ont un réel avenir en Suisse et qu’elles sont les seules à même d’illustrer la marche vers le tout renouvelable.
De son côté, le photovoltaïque est à la peine, bien que la Confédération affirme qu’il est désormais sa priorité. Selon ses dires, le photovoltaïque, en Suisse, pourrait à lui seul remplir les objectifs de la SE 2050 en matière de renouvelable. Il est vrai que les fabricants européens sont encore rares et que leurs moyens sont comparativement dérisoires par rapport à ceux des éoliens.
«On les retrouve partout: aussi bien dans les mains des manifestants que sur les sites internet»
Mais depuis quelque temps les éoliennes sont aussi utilisées pour symboliser la lutte pour le climat. On les retrouve partout: aussi bien dans les mains des manifestants que sur les sites internet. Comme si la multiplication des parcs éoliens allait améliorer le bilan carbone.
Y croire serait oublier qu’une éolienne n’est qu’une usine électrique qui dépend du vent et de son intermittence. La production annuelle d’une éolienne peine à dépasser les 20% de ses capacités maximales, et il faut impérativement prévoir quelque part d’autres usines susceptibles de démarrer au quart de tour pour compenser ses baisses et absences de production.
Ce ne sont pas nos quelques installations de pompage–turbinage qui fourniront les quantités nécessaires. Ce sont des usines, le plus souvent à l’étranger, nucléaires (pouah!) ou à carburants fossiles tels que le gaz ou, pire, le charbon (pouah, pouah!).
source: 24 heures

vendredi 1 mai 2020

Un air de déjà vu...



Confiné ou enfermé et gavé?

Jusqu'ici j'ai assez bien vécu cette couronne suspendue au-dessus de nos têtes. Celle du Covid-19. Un peu moins bien celles que se sont mises les élus...  Soit pour en faire trop, soit en en faisant pas assez.

Il y a dans ma famille pas mal de personnes à risque et pour elles j'ai eu peur et je me suis réjouie du semi confinement décrété pour les protéger. Et puis petit-à-petit je ne me suis plus sentie à l'aise:

toutes ces informations qui nous tombent dessus jour après jour, finissent par me rendre perplexe, puis inquiète, puis confiante, puis terrifiée, puis rassurée, puis culpabilisée, puis..... La paire de gifles qui m'a enfin réveillée, ce  fut hier soir après le JT . Tout ce qui avait été dit la veille n'était plus vrai le lendemain. Là je me suis dit: Voisine, va voir ailleurs, les informations officielles sont aussi foireuses que celles que tu entends depuis dix ans sur les éoliennes, ne te laisse pas avoir. Plus rien de sérieux ne semble appuyer les directives, le mot scientifique est à toutes les sauces, surtout à celles qui servent la recette que l'on veut nous faire avaler. Je connais trop ce processus pour ne pas renifler l'enfumage qui cache le plus souvent de l'ignorance ou des intérêts.

Sur ce je reçois ce lien, que j'écoute et qui me révèle à quel point nous manquons tous cruellement d'informations constructives, de celles qui sont passée par la réflexion et l'observation, de celles qui critiquent, désamorcent les bombes vides que l'on nous promet prêtes à exploser. De celles qui nous montrent une autre direction possible.

Ma maman confinée, qui jour après jour, ne reçoit que les nouvelles des médias à genoux devant le système, commençait à sérieusement m'inquiéter. D'un naturel plutôt gai et optimiste, elle était de plus en plus gagnée par la confusion qui caractérise la gestion de cette pandémie.  Elle a 84 ans, donc je me demandais comment elle sortirait de cette période dramatique où ne viennent chez elle que des journaux et des émissions anxiogènes, qui la rendent tour à tour "victime potentielle d'un virus qui la guette partout", "responsable" du chaos social qui se prépare,  ou pire, "invitée" à accepter la mort... Parce que c'est de cela que l'on parle à longueur de journées partout sur les ondes! On a enfermé nos parents et on les bombardent de saloperies qui les vident de leurs forces de vie! Alors oui, il fallait les protéger, et oui nous le voulons. Mais ce qui ressemblait à un plan de sauvetage louable vire au cauchemar de la désinformation. Ma maman a écouté et entendu M. Michel et ce fut comme ouvrir une fenêtre ou l'on respire librement! Il faut désintoxiquer l'information qui inondent les personnes confinées!

Si vous prenez la peine d'écouter Jean-Dominique Michel, vous entendrez des vérités qui vous seront familières. Certaines phrases pourraient directement être sorties de ce blog qui pourtant parle d'éoliennes industrielles... Il faut dire que les acteurs de la désinformation s'emparent de tout ce qui peut nous rendre plus vulnérables, plus dépendants, plus soumis. Tout est prétexte à  coloniser nos espaces avec des technologies intrusives et destructrices. Ici la télévision, qui est devenue la compagne exclusive de toute une partie de la population! 

Un virus est une aubaine pour les loups, il fait avancer d'un pas de géant des projets qui avaient peu de chance d'aboutir sans cela, comme de nous fliquer avec nos téléphones portables. Semer la peur pour ensuite  vendre tout ce qui peut rassurer et poser les jalons d'une société sous contrôle, ça c'est un processus en marche.

À la naissance de mon petit fils j'ai acheté un paquet de 50 masques parce que j'étais grippée, il y a un an. Je l'avais payé frs.9.85. À la Migros cette semaine ce paquet est vendu frs. 59.90.--👏

Et ce n'est que le début de tout ce qui va suivre au nom du Covid 19.

Courage et surtout, ouvrez les fenêtres!


samedi 25 avril 2020

Le dégoût.

C'est ici que je confine ces derniers jours, loin des bonimenteurs du vent

Ces temps je n'ai plus envie d'écrire. La pandémie qui nous occupe tous, n'empêche pas les chasseurs de vent de sévir, pire, de profiter du confinement pour  aiguiser leurs couteaux. Je dois bien l'avouer, ils me dégoûtent. Ce ne sont pas des adversaires,  ce ne sont pas des gens qui ont une opinion différente de la mienne et qui la défendent, contre lesquels je peux argumenter, avec lesquels je peux avancer. Non. Ce sont des commerçants avides, sans autres convictions que le profit, sans autre modèle que l'ultra libéralisme. Ou des fonctionnaires sans imagination, incapables de penser le monde autrement et de nous sortir de l'impasse qui se précise devant nous. Je suis l'actualité, plus rien ne m'étonne si ce ne sont leurs discours construits mois après mois années après années, non pas pour développer un projet, mais pour imposer coûte que coûte leur volonté. Les éoliennes, ces machines géantes qui leur donne bonne conscience, assez grandes pour faire illusion, assez puissantes pour faire valser les millions dans leur communication en bénéfices et en kWh. De l'esbroufe. 

Alors je donne la parole à l'une de mes correspondante suisse alémanique, qui ce jour s'énerve aussi un peu, à juste titre:

Bonjour tout le monde,
En mars 2020, l’OFEN a publié sa nouvelle bible éolienne sous le titre quelque peu minimisant „VIVE LE VENT D’HIVER ! Pourquoi la Suisse
a aussi besoin de l’énergie éolienne“. Qui n'en attend que de la propagande pour la productivité de l'éolien en hiver se voit confronté à une réédition de toutes les désinformations diffusées ces dernières années sur l’apport „indispensable" de l’éolien pour l’approvisionnement de notre pays en électricité.

Cette nouvelle bible éolienne me rappelle la déclaration que Victor Schmid, un des conseillers en communication les plus renommés de la Suisse allemande, avait faite dans une interview publiée dans la NZZ du 21.02.2020: "Duper les gens, c'est l'essence même des relations publiques".

Au fond, nos associations devraient pouvoir éditer une brochure analogue qui réfute toutes ces duperies de l’OFEN. Mais - hélas! - ce dernier ne nous subventionne pas à 76 % comme il le fait avec Suisse Eole…. Alors fâchez-vous tout rouge en lisant les élucubrations de l’OFEN - et après noyez le tout avec votre boisson préférée!

Pas sûr qu'un bon verre suffise...

Voici encore la réaction immédiate d'un autre correspondant, à propos de cette "bible"

"Un tissu de mensonges, une tromperie, une honte. De la pure propagande politique payée par la Confédération. Je suis en colère "
Je ne dévoile pas le nom de mes correspondants, mais je peux vous dire que nous n'avons pas à faire à n'importe qui...

Je n'ai pas encore lu cette "bible". J'attends que la nausée passe avant de reprendre du service dans cette lutte.

vendredi 10 avril 2020

L'éolien pour produire en hiver?


Suisse Eole, non contente de dépenser depuis des années les millions de la Confédération qui aujourd'hui seraient rudement plus utiles ailleurs (je rappelle que cette association est là pour vendre de l'éolien aux citoyens suisses, et que jusqu'ici, mis-à-part servir de porte parole aux promoteurs de l'éolien industriel et remplir son site internet de propagande, elle n'y est pas vraiment parvenue), donc cette association profite du confinement pour concocter sa légitimité à la rentrée. Voici avec quoi:

06.04.2020
Modification de la loi sur l’énergie : demande d’un statut « prioritaire » de l’éolien pour l’approvisionnement hivernal

Bien que le Conseil fédéral reconnaisse, dans son projet de modification de la loi sur l’énergie, le rôle clef de la production hivernale, il ne propose pas d’instrument permettant de déployer suffisamment de technologies comme l’éolien, qui génère deux tiers de la production en hiver. Suisse Eole demande au Conseil fédéral de mettre en place un système adéquat garantissant une sécurité d’investissement pour l’éolien, qui fait actuellement l’objet de procédures d’autorisation s’étalant sur plus de 15 ans. De même la grande hydraulique à accumulation, l’éolien doit obtenir un statut « prioritaire » pour l’approvisionnement hivernal.

Les suisses n'en veulent pas, donc ils tentent de leur imposer ces machines par la manière forte:  qu'ils paient et qu'ils se taisent.

L'éolien en hiver? Voici le commentaire d'un ingénieur:

Commentaire:

la production éolienne, en particulier hivernale est à considérer à l'échelle européenne.
Quand il y a beaucoup de vent, ce vent souffle sur toute l'Europe et provoque une surproduction d'électricité éolienne qui sature et déstabilise  les réseaux électriques, et en même temps provoque des prix négatifs sur le marché européen  de l'électricité.

Donc les éoliennes suisses produiront beaucoup en même temps que toutes leurs voisines des pays européens et contribueront à la formation de prix négatifs sur le marché de l'électricité.

Pour la Suisse, cette production n'a aucun sens ni aucun intérêt, d'autant plus qu'elle sera grosse consommatrice de subventions (la Suisse rétribue actuellement l'éolien au double du prix de la rétribution européenne)

Pour la production éolienne saisonnière en Europe, voir sur ce site qui parle de ce phénomène à l'échelle de l'EUROPE


Et cet exemple pour les prix négatifs


Je suis donc étonné que l'AEE et Elcom puissent approuver une telle priorité à donner à l'éolien hivernal

Il serait temps que de experts en électricité  expérimentés et connaisseurs du fonctionnement des réseaux électriques et du marché européens et qui ont du bon sens et les pieds sur terre s'occupent de cette question

Et que l'on consacre les subventions aux éoliennes à des technologies moins coûteuses, qui ont moins d'impacts et créent de l'emploi EN SUISSE pour des SUISSES...des emplois que la pays aura bien besoin après la crise du coronavirus créateur d'une jolie récession.

A bon entendeur, cordialement

Confinez-moi Suisse Eole et sans télé travail! Qu'ils cessent de nous enfumer avec du vent. Nous avons besoin de repenser le monde, loin de leurs délires industriels. Et surtout nous aurons tous besoin d'argent pour survivre, et non pas pour engraisser des industries privées qui n'en ont rien à faire de nous. Et franchement, plus que jamais nous apprécions la nature silencieuse, allons-nous la saturer de machines qui grincent et gesticulent partout  dès que le voile du Corona se sera levé? Alors nous serions définitivement des imbéciles.

Il est vrai que le vent de Fukushima ne souffle plus très fort sur les éoliennes, Suisse eole l'opportuniste espère bien profiter de celui du Corona pour se refaire une santé.

mardi 31 mars 2020

Pendant que nous plongeons ils encaissent



Qui tirera profit de la crise sanitaire que nous vivons aujourd'hui? Personnellement je ne crois pas que cela servira une belle et bonne cause... Aussi je ne vais pas partager mon avis sur la question. Nous avons tous besoin d'espoir.

Mon blog est solidaire des communautés de l 'Isthme de Tehuantepec au Mexique depuis de longues années. Parce que je n'ai jamais pensé que l'industrie éolienne se comportait mieux chez nous que là-bas. Juste que nous avons (encore) des lois qui nous protègent un peu du pire... Mais elle trouvera le moyen de s'imposer et de nous voler nos droits. Nous n'avons pas affaire à des enfants de coeur, leurs objectifs dépassent nos ambitions les plus folles en matière de climat. Les socialistes en Suisse sont les couillons qui ouvrent la porte à cette colonisation industrielle, mais peu dans leurs rangs savent qui sont ceux qu'ils laissent entrer.

Si vous n'avez pas encore compris qui se cache derrière l'industrie éolienne, lisez ce témoignage d'une journaliste actuellement au Mexique, sous contrôle sanitaire comme 43% de la population mondiale:


Il y a aussi cet article qui dénonce pertinemment les fanfaronnades d'un promoteur éolien alors que des dizaines de milliers de petites entreprises et de citoyens ne savent pas de quoi demain sera fait. Les promoteurs eux s'enrichissent sur les taxes que ces mêmes entreprises et citoyens doivent payer pour leur business! À lire ici

Mes chers lectrices et lecteurs, nous avons du pain sur la planche! Le confinement ne nous rendra pas plus dociles.





























Sources des images dans l'article de LUNDIMATIN

dimanche 29 mars 2020

Le monde suspendu?


Köppl/Zacek, "scotchmann" performance à l'espace d'art contemporain "les halles" à Porrentruy en 1999. Photo  Yolande Schneiter

Suspendue ma vie. Suspendu le temps. Au dessus du vide je me demande de quoi demain sera fait, quand le fil lâchera sur quoi je tomberai et quand je me relèverai ce qu'il restera d'avant et ce qui se passera après. La tête en bas j'ai vu passer ce texte de Pablo Neruda, (mais peut-être pas selon certaines sources) comme un signe, comme une main qui se tend pour me ramener chez moi. Quoi qu'il arrive nous avons été, nous sommes et nous serons.

Il meurt lentement

Il meurt lentement
celui qui devient esclave de l'habitude
refaisant tous les jours les mêmes chemins
celui qui ne change jamais de repère
Ne se risque jamais à porter une nouvelle couleur
Ou qui ne parle jamais à un inconnu
Il meurt lentement celui qui fait de la télévision son guide
Il meurt lentement
celui qui évite la passion
celui qui préfère le noir au blanc
les points sur les i à un tourbillon d'émotions
celle qui redonnent la lumière dans les yeux
et réparent les coeurs blessés
Il meurt lentement
celui qui ne change pas de cap
lorsqu'il est malheureux
au travail ou en amour
celui qui ne prend pas de risques
pour réaliser ses rêves
celui qui, pas une seule fois dans sa vie
n'a fui les conseils sensés
Il meurt lentement
celui qui ne voyage pas
celui qui ne lit pas
celui qui n'écoute pas de musique 
celui qui ne sait pas trouver
grâce à ses yeux
Il meurt lentement
celui qui détruit son amour-propre
celui qui ne se laisse jamais aider
Il meurt lentement celui qui passe ses jours 
à se plaindre de sa mauvaise fortune ou de la pluie incessante.
Il évite la mort celui qui se rappelle qu'être vivant requiert un effort
bien plus important que le simple fait de respirer...
Risque-toi aujourd'hui
agis tout de suite!
Ne te laisse pas mourir lentement!
Ne te prive pas d'être heureux!



lundi 23 mars 2020

Ces conseillers nationaux qui nous veulent ... du bien?

Je ne suis nullement surprise de trouver ici les fers de lance de la cause éolienne,  toujours prêt(e)s à tirer sur l'ambulance.




samedi 21 mars 2020

Y a-t-il pire pandémie que les experts proches du pouvoir?


Le professeur Didier Raoult à Marseille, le 20 mars 2020. - © GERARD JULIEN
Cet expert qui dérange le sérail.

Jean-Marc Jancovici a été invité par le gouvernement français pour faire entendre sa voix d'expert à propos de la transition énergétique. Je le sais, vous le savez aussi, presque tout le monde le sait. Parce que quand le cercle influent qui conseille un gouvernement se sent menacé dans sa crédibilité depuis l'extérieur,  il invite ses détracteurs à venir partager leurs points de vue à grand renfort de publicité pour que tout le monde constate l'ouverture d'esprit du gouvernement en place et sa volonté de bien faire les choses. Par contre ce que l'on entend après ce serait plutôt le silence retentissant  qui suit ce premier pas. Inviter à entendre ne veut pas dire que l'on écoute.

Aujourd'hui j'ai reçu ceci, à propos du Corona: la longue et triste histoire d'un médicament facile à obtenir, capable de se mesurer au virus qui nous tient tous en haleine depuis des semaines mais qu'une guerre d'experts politiques à l'encontre de ceux qui leur font de l'ombre, a tenu écarté jusqu'à aujourd'hui sous des prétextes qui puent la jalousie, la rancoeur, la cupidité et j'en passe...

Vous pouvez la lire ici: http://jdmichel.blog.tdg.ch/archive/2020/03/18/covid-19-fin-de-partie-305096.html


Et juste après avoir lu cette histoire, j'ai reçu ceci: https://m.lematin.ch/articles/18161285
Donc l'annonce de la distribution de ce médicament en Suisse... Combien de semaines perdues? Pour combien de vies?

Quand je dis que ma lutte contre les éoliennes m'en a appris des tonnes sur le fonctionnement des gouvernements et la monstruosité de leurs souffleurs, je ne me vante pas, une fois de plus l'actualité confirme que ces lobbyistes incrustés dans les couloirs des gouvernements peuvent être nos pires cauchemars....

On peut encore entendre ici le professeur Raoult, qui utilise cette phrase: "On n'écoute pas les gens qui savent". https://www.laprovence.com/article/sante/5940125/coronavirus-je-ne-suis-pas-un-outsider-je-suis-en-avance-entretien-avec-le-pr-didier-raoult.html

Le point de vue d'aurélien Barrau ici.




mercredi 18 mars 2020

Electrification et coronavirus, le lien?

Hier soir en regardant ceci, j'ai eu le sentiment d'enfin comprendre d'où a été tirée l'alarme qui ne m'a plus jamais laissée en paix depuis le jour où se sont élevées deux éoliennes géantes en maîtresses absolues au-dessus de notre village:

Prenez le temps d'entendre ceci ici

Je me suis souvent dit que ma lutte contre les éoliennes allait bien au-delà du bruit et des paysages. Quand des femmes et des hommes s'embarquent avec autant de conviction dans un combat, quand c'est un engagement mené  par l'amour et non par la haine, quand on sait qu'on le fait pour nos enfants, quand on a mal de voir nos petits enfants exposés à ce pour quoi nous nous battons, quand notre coeur se serre partout où la chose menace, il y autre chose qu'une simple affaire personnelle.

Il est temps de reprendre notre vie en mains, c'est peut-être à cela qu'il nous est donné malgré nous le temps de réfléchir.

mardi 10 mars 2020

Au secours! Il y a pire que le Corona virus!

Hé oui:  c'est l'opportunisme climatique.

Dans la région, j'en ai déjà parlé, des petits malins se sont saisis de la colère des jeunes pour le climat pour faire avancer un projet qui vieillit avec ses concepteurs: le parc éolien des 4Bornes. 

Des investisseurs chasseurs de subventions se sont joints aux "agriculteurs-écolos-alibis" pour lancer le projet, soutenus, je vous le donne en  mille, par des autorités subitement écolos-responsables. Ce joli petit monde auto-proclamé acteur pour le climat, ne lésine pas sur les moyens pour faire entendre sa version sur les bienfaits de l'éolien industriel, nouveau prédateur des Crêtes du Jura. Et des moyens ils en ont. Leur bureau de communication connait par coeur les mots qui claquent, qui chatouillent, qui caressent, bref, les mots qui vendent. Si il y a une chose à vendre en ce moment en Suisse, ce sont bien des éoliennes. Suisse Eole touchent des millions de la Confédération depuis des lustres et le pays ne leur doit pratiquement aucune machine. Peut-être celles du Nufenen, mais ils ne le disent pas trop fort, c'est un fiasco. Question carte de visite il doivent rêver mieux. Des égos et des crédibilités sont en jeux, d'où cet acharnement à se présenter pour les gentils, les sauveurs, les êtres de bonne volonté, ceux qui savent ce qui est bon pour nous.


Les titres des chapitres:
Des agriculteurs responsables et précurseurs
Des autorités impliquées
Une population convaincue
Des études poussées
Une écoute optimale
En route pour l'autosuffisance électrique.

Si vous n'êtes pas déjà mort de rire (avec le temps j'avoue que la récurrence des slogans finit par nous faire rire), ou de colère (si vous débarquez dans une lutte), vous résisterez au pire des virus.

Je ne vais pas analyser ce torchon luxueusement mis en scène. Nestlé vend de l'eau en bouteille en deux versions dans je ne sais plus quel pays d'Asie: l'une pour les riches, qui la portent en guise de pochette pour exhiber leur pouvoir d'achat, l'autre pour les pauvres qui  paient "moins chère" une eau qu'ils buvaient gratuitement avant que Nestlé ne privatise les robinets. Cela en dit long sur les capacités de persuasion des vendeurs d'illusions.

Par contre je me permets de publier ici une excellente réponse à ce tissu de généralités non vérifiables publié sur le site des 4Bornes, qui n'engagent à rien ceux qui les écrivent, et dont se satisfont les adeptes de la scotomisation, de ceux qui justifient leur  déni par des "il faut bien faire quelque chose".

 Merci à l'auteur (je ne mets pas de noms sur Voisine en principe, sauf sur les politiciens puisqu'ils se revendiquent "publics") j'aime bien mettre la priorité sur la qualité du contenu plutôt que sur l'étiquette. J'ajouterai encore qu'en fait de population convaincue, la presque totalité des riverains de ce parc s'oppose au projet et que l'on tente de les discréditer et d'étouffer leur voix en y superposant celles des moutons, pas concernés par les nuisances de ce parc et abrutis par une propagande savamment orchestrée. Alors l'écoute optimale elle est pour qui déjà???

Voici donc ce courrier paru dans le Journal du Jura,  le 7 mars dernier, qui me fait dire que le débat prend de la hauteur en Suisse aussi. Tous ceux qui jusqu'ici ont fait semblant de croire que les éoliennes étaient une solution crédible aux enjeux énergétiques du futur, vont peut-être devoir répondre de leur ignorance, ou du moins s'autoriser la réflexion:

 (…) Après la catastrophe de Fukushima, les énergies renouvelables se sont imposées comme une alternative. Le projet de 1000 éoliennes sur les crêtes du Jura s’inscrivait dans ce contexte. Mais depuis, la question énergétique se situe dans un cadre plus inquiétant, celui du réchauffement climatique. En 50 ans, la température de la Terre a augmenté en moyenne de 0,9 C° et nous en subissons aujourd’hui déjà les conséquences. Or, une hausse d’un degré supplémentaire est attendue ces 20 prochaines d’années. La situation deviendrait très alarmante si l’augmentation de température devait atteindre un 3e degré après 2050. Il est donc temps que le destin de l’humanité sorte des mains de ceux dont le seul horizon est de faire croître leurs capitaux. Des énergies renouvelables, oui, mais pas pour alimenter le productivisme débridé en cours. Il faut en finir avec la frénésie du tout-électrique. (…)  Pour l’heure, les projets des promoteurs d’énergies renouvelables ne sont qu’une affaire financière, comme l’atteste le projet de parc éolien des Quatre Bornes de Greenwatt. On fait croire qu’il repose sur quelques agriculteurs, en partenariat avec les communes de Sonvilier et Val-de-Ruz. Dans les huit pages du document de propagande, aucune trace du montant de 100 mios de francs, ni des investisseurs. Pas un mot non plus sur les 15 mios qui tomberont annuellement de la RPC et qui motive certainement les investissements. Le montage de sociétés entre une Sàrl (agriculteurs et communes) et Greenwatt permet de labelliser du «local», de prétendre à l’autonomie, de faire du partenariat et du participatif, etc. Le fait que les deux communes s’identifient à ce point au projet de Greenwatt en apposant leurs armoiries sur ce document interpelle. Celui-ci n’est en effet que pure propagande, un alignement de slogans, sans réserves. Les promoteurs ont la prétention de parler «d’amélioration nette de la biodiversité, d’amélioration du paysage», de n’occasionner que «d’éventuelles gênes et nuisances…» On est en pleine propagande idéologique – ce poison qui tue l’entendement et la démocratie
P.S. Sonvilier

Et Toc!