vendredi 26 mars 2021

La justice pour Vaud et Fribourg

 Il y a des titres qui font du bien et qui se passent de longs discours, comme celui-ci dans le journal  la liberté, Fribourg:

26.03.2021

Le préfet exige une transparence totale sur les éoliennes

Vuisternens-devant-Romont (FR)Le préfet tire les oreilles des conseillers communaux

Dans le dossier des éoliennes, qui secoue la commune, la préfecture de la Glâne donne partiellement raison aux opposants.

 

La RTS alémanique finit par s’en rendre compte elle aussi: la Suisse n’est pas faite pour les éoliennes.

Je ne sais pas vous, mais moi ces changements de tons dans les médias me font un bien fou 😌
Nous avons tellement souffert de la mauvaise foi de nos ex-autorités ici à Saint-Brais,  et nous souffrons encore du parti pris des journalistes qui traitent le sujet des éoliennes,  du mur derrière lequel se cache nos instances cantonales trop proches des compagnies d'électricité, de l'absence de lois pour nous protéger des nuisances des machines trop proches de notre lieu d'habitation,  de l'ignorance ou de l'aveuglement des partis politiques... Allez un petit dernier titre pour la route sur swissinfo:

La justice vaudoise admet le recours contre le projet Eoljoux

Quand le Quotidien jurassien s'affranchira, nous aurons peut-être aussi droit à quelques articles moins orientés sur le sujet des éoliennes 😉

dimanche 14 mars 2021

Fribourg m'épate


 Les éoliennes arrivent dans le canton de Fribourg, et devinez quoi? Elles arrivent sournoisement avec des promoteurs  qui côtoient des élus dans le dos des citoyens et qui hurlent à l'innocence lorsque les fruits de leurs petits arrangements éclatent au grand jour. Les populations concernées réclament de la transparence, s'inquiètent de ce qui se trame, à juste titre, et les villages se déchirent entre ceux qui ne veulent pas d'histoires et ceux qui prennent la défenses des paysages et de la nature qui les entourent. Le promoteur, le maire et les éoliennes, c'est une longue et sale histoire qui a gangréné des communes du monde entier mais la presse locale relate les faits, comme si tout cela n'était jamais arrivé encore. 

À Fribourg, on chante les paysages. Ils sont l'âme du pays. De fait, la lutte est vive et extrêmement efficace. Je suis ravie de la suivre et j'envie ceux et celles qui là-bas affrontent cette plaie que sont les promoteurs en gardant la tête haute, pas de minauderies, pas que des politiciens qui s'esquivent (il faut bien le dire, en Suisse romande les défenseurs des paysages au niveau des parlements sont très rares, à Fribourg il y en a!) ils ne se soumettent pas à la culpabilisation de mise, les choses sont claires, leur terre n'est pas à vendre. Ils ne sont pas prêt de laisser le béton envahir les surfaces et la profondeur des sols. Pas de pales pour fendre l'air pure de leurs monts. 

Il y a à Saint-Brais une maison très simple, située au bas d'un pâturage juste au-dessus de laquelle s'agitent les deux éoliennes du village. Autrefois un paradis sans doute, aujourd'hui l'enfer. Sur place hier, je ressentais très distinctement les vibrations des pales dans mon corps et je ne pouvais pas m'empêcher de penser à ces gens qui subissent cela nuit et jour depuis 10 ans. Je ne parle même pas du bruit. La santé du propriétaire s'est terriblement dégradée ces dernière années. Problème de coeur, de l'oreille interne aussi me dit-on...  Il n'a jamais voulu se battre contre ces machines. 

Pourquoi en arrive-t-on à accepter de telles situations? C'est un mystère pour moi.

Alors chers amis fribourgeois, merci de votre courage et de votre respect pour ces lieux que vous défendez. Et non, le maire de Vuisternens-devant-Romont n'est pas un cas unique, des maires impliqués en catimini dans des projets éoliens il y en a en veux-tu en voilà, le dernier en date ici à Villars-le-Terroir ou le conseil communal a remis de l'ordre à la Municipalité.

Quelques précisions sur la lutte fribourgeoise, l'article du journal de la Gruyère du 2 mars 2021:


 

Cet article dimanche dernier dans le Matin Dimanche (on peut le trouver ici)

Des nouvelles du comité de la lutte locale au sujet des élections communales du week-end dernier:

-Les élections communales ont été marquées à plusieurs endroits par le thème de l'éolien. Jean-Claude Cornu, qui a publié une vidéo où il s'engage contre les éoliennes, a terminé en tête à Romont. Le Conseil communal de Vuisternens-dt-Romont a été puni pour ses manoeuvres secrètes avec Greenwatt; la liste des antiéoliens a balayé entre autres le syndic et le vice-syndic, un employé de Groupe E, qui a fini à la dernière place. Résultats complets disponibles ici

Comme dirait mon avocate préférée (😉): on les aura!

Bravo Fribourg!

Et non, les éoliennes ne nous garantissent pas une énergie propre et durable, encore un exemple:

Le boom de l’énergie éolienne fragilise l’Amazonie équatorienne, qui assure 75 % de la production mondiale de ce bois utilisé pour fabriquer des pales de turbines. Premières à en souffrir : les communautés indigènes. L'article à lire ici

 

Enfin, un article dans lundimatin pour celles et ceux qui veulent que ça change:

Nous sommes des habitant·es en lutte attaché·es à leur territoire. Nous avons vu débouler les aménageurs avec leurs mallettes bourrées de projets nuisibles. Nous nous sommes organisé·es pour défendre nos quartiers et nos villages, nos champs et nos forêts, nos bocages, nos rivières et nos espèces compagnes menacées. Des recours juridiques à l’action directe, nous avons arraché des victoires locales. Face aux bétonneurs, nos résistances partout se multiplient. Lire la suite...


source de l'image

mardi 2 mars 2021

Cette lente et triste agonie de la liberté.

 

Coupable?     

 

L'initiative populaire  "Oui à l'interdiction de se dissimuler le visage, veut interdire toute forme de dissimulation du visage en Suisse. L'interdiction s'appliquera dans tous les lieux accessibles au public, par exemple dans les rues, les services administratifs, les transports publics, les stades de football, les restaurants, les magasins ou encore en pleine nature. Des exceptions ne seront admises que dans des lieux de culte ou lorsqu'elles seront justifiées par des raisons de santé ou de sécurité, des raisons climatiques ou des coutumes locales. D'autres exceptions, pour les touristes voilées par exemple ne seront pas possible"(source Confédération Suisse)

En ce qui me concerne, cette initiative et la loi qui irait avec, me rend terriblement triste déjà rien qu'à sa lecture. Comme pour ces paysages que l'on colonise avec toutes sortes de projets industriels qui entravent notre accès à la beauté et surtout à l'essence de la liberté,  voici que l'on veut fragiliser encore un peu plus notre liberté d'être en nous interdisant des gestes simples, le plus souvent anodins, pour servir des intérêts qui pour moi restent obscures.

La position de l'une de mes amies acquise à cette cause étrange, dont la propagande se fait en brandissant le spectre de la burqa (partout placardée comme étant l'objet de cette votation, mais nulle part dans ce texte d'ailleurs) m'attriste. Moi je vois tout sauf un geste libérateur dans cette initiative. Ni pour les femmes, ni pour personne. Je ne vois que l'opportunité d'inscrire dans la loi un délit qui jusqu'ici n'en était pas un. Une loi de plus pour épingler quelques extrémistes peut-être, mais sans doute aussi pas mal d'innocents qui deviendront des coupables. 

Lettre à mon amie:

Salut ma Chère,
 

(...)
Imagine l’un de tes amis migrant,  se retrouvant sous des caméras de surveillance et ne souhaitant pas être vu là où cela se passe: il va relever son capuchon et monter son foulard ou son col devant son visage pour ne pas être repéré. Il n’aura rien fait de mal, il se sera juste donner une chance d’être libre le temps d'un instant. Sera-t-il pour autant coupable?

Si on ne vote pas cette loi, personne ne pourra rien contre son geste. Si elle passe, il y aura un article de loi sur lequel on pourra se fonder pour le faire condamner : si par malheur à un moment où un autre il est identifié, ce geste pourrait favoriser une dégradation de son statut peut-être fragile...  Inscrire une loi dans une Constitution, c’est cela. Ce n’est pas juste protéger une identité ou des femmes brimées, c’est aussi pour servir un pouvoir répressif. Et quand la demande vient d’un parti conservateur, on sait bien que c’est la deuxième variante qui l'intéresse bien plus que la première, ou alors c'est le fruit d'une vision extrêmement simpliste des choses qui fragilise directement les fondements d'une démocratie pas aussi solides qu'ils ne paraissent.

Dans certains pays en ce moment même le passage de la démocratie à la dictature ne tient qu’à un fil. Les moyens technologiques pour traquer les dissidents  et les opposants sont nombreux. Imagine à Honk Kong, aujourd'hui des jeunes risquent de passer le reste de leur vie en prison pour des faits parfaitement légaux hier alors qu'ils croyaient être encore en démocratie… Avec une loi comme celle-là, le simple fait de se cacher le visage aurait suffit pour les faire arrêter sans même qu’on les filme à faire quelque chose de "répréhensible". Après, la culpabilité ça se  construit. Une loi, c' est aussi le premier outil de répression utile à un pouvoir abusif.

Là bas aujourd’hui. Demain ici? Imagine ton petit fils qui défend ses opinions dans la rue, plus tard, rien de grave pour être condamné. Mais si il met sa capuche et monte son col,  il pourra l'être.

Plus grave, imagine un fils ou une fille qui clandestinement tente de rejoindre ses parents quelque part, ou qui fuit un danger, son faciès pourrait attirer l’attention sur lui ou elle, le geste banal et protecteur de se dissimuler le visage pourrait la/le sauver. Si elle/il  le fait, au contraire il /elle se fera immédiatement repérer, arrêter pour ça...

Ce que je ne comprends pas, c'est en quoi cette loi protégera les femmes de violences conjugales, ou familiales subies loin des regards de la rue, dans laquelle elles n'auront peut-être plus le droit de se promener à cause de cette interdiction de se voiler justement... Il faudrait peut-être faire une initiative contre l'usage des portes, des fenêtres avec rideaux, toutes ces entraves à la "protection" de nos pairs? Un loi après l'autre, on finira bien par tous nous maîtriser.

Je préfère croire qu'il y a d'autres manières de vivre ensemble, Einstein le développe tellement bien dans sa lettre à sa fille, avec un seul mot: Amour.

Voilà. Bisou ma Chère, vivement les beaux jours où nous nous découvrirons.

l'image source est d'ici

lundi 15 février 2021

Cette lente agonie de la poésie...

 


Il y a peu j'ai reçu une lettre d'une amie, qui sur l'enveloppe avait inscrit  "Saint-Brais, village sacrifié".

Au début des années nonante quand mon futur mari parlait de son village natal, il y avait dans ses récits une tendresse infinie. Ses alentours n'avaient pas de secret pour lui, il y faisait de longues ballades à travers champs et forêts en souvenir des jours heureux de son enfance:  les enseignements à l'extérieur de"la régente", bien avant que l'on ne parle de l'école de la forêt, habitaient encore son esprit. Les journées à ski avec les gosses du village rendaient quelques pâturages mémorables.  L'épicerie locale que tenaient ses parents avait rythmé leur vie de famille et l'engagement de ces derniers pour les petites associations de Saint-Brais maintenaient le lien et la transmission des légendes du bourg. Il se passait des choses par ici, à l'instar de la quinzaine culturelle, à laquelle chacun avait participé pour la faire rayonner dans toute la région, ou des soirées théâtrales qui rassemblaient les jeunes des environs, etc.

Tant et si bien que j'ai quitté Delémont où j'adorais vivre, pour élever nos filles dans ce qui ressemblait à l'enclave du bonheur...

Ce qui s'est passé ici ces vingt dernières années, je sais bien que c'est arrivé aussi ailleurs. La fin de la communauté en résumé. Le chacun pour soi: les fermetures successives de la laiterie, où se rencontraient les paysans et qui entretenait le lien social entre eux; des guichets de la caisse maladie, de la succursale de la banque, du bureau de poste, Celles plus douloureuses encore de classes d'école. La transformation du monde du travail, obligeant la diversification et la soumissions de plus en plus intrusives aux réglementations et au contrôle a ajouté une couche à l'évolution sociale en marche, menée à la baguette par la course au fric infligée par les lois du marché, comme ils disent.

Le premier sacrifice soutiré à Saint-Brais fut pour la route qui traverse le village. Au moment du remaniement parcellaire dans les années 90, il a été demandé aux propriétaires de céder une partie de leurs surfaces pour participer aux besoins du canton qui promettait de soulager le centre du trafic exponentiel en construisant une route de contournement.

Au moment des travaux de la traversée de Saint-Brais, en 2002, certains aménagements relatifs à la sécurité et à la qualité de vie des habitants ont été mis de côté sous prétexte de cette route de contournement prévue, selon les responsables cantonaux chargés de nous faire avaler ces travaux, en 2017. 

À ce jour, rien n'est fait, pire, on propose au parlement de voter l'agrandissement du tunnel de la Roche, ce qui permettrait aux camion de croiser plus facilement, donc d'être plus nombreux à traverser le village et les Franches-Montagnes, sans rien faire pour améliorer la sécurité au village, sans même nous consulter.

Nous avons ici des trottoirs non réglementaires sur lesquels les véhicules, y compris les camions, se rabattent régulièrement, en roulant, pour pouvoir se croiser, menaçant chaque jour la vie de ceux qui les empruntent, surtout de nos enfants qui n'ont jamais droit à une seconde d'inattention! Mais qui peut demander cela à des enfants???? Et plus bas, loin du centre du village, le canton veut un crédit de frs. 700'000.-- pour faciliter la vie des chauffeurs? Autrement dit, pour sécuriser de la tôle, parce que les conséquences de ces incidents dans ce tunnel ce sont des tôles froissées! Et rien pour protéger les piétons au coeur de leur propre lieu de vie?

Ah! Le progrès devant lequel on nous demande de plier, il a bon dos: pour augmenter le trafic, augmenter la production d'électricité locale, augmenter la sécurité (mais avec des caméras, pas du bon sens) augmenter la productivité, augmenter la consommation, et patati et patata. Ou diminuer: diminuer les coûts, diminuer les prestations des services, diminuer notre emprunte carbone mais sans rien toucher à leurs profits. Pour ce qui est de la prise en considération des dégâts collatéraux, pchit! Il n'y a plus personne. Que des mots, comme "égoïstes" ou  "nimby", portes de sortie de ces handicapés de la tendresse, de ces profiteurs de l'humanité qui courent derrière un progrès utile à leur porte monnaie ou à leur ego.

Je crois que la coupe est pleine là, l'arrivée des promoteurs éoliens m'a démontré le peu de cas qui est fait de nous, riverains, villageois, citoyens, juste bons à faire preuve de docilité, qualifié d'extrémistes dès qu'ils font valoir le respect de leurs droits. Stigmatiser les râleurs pour faire plier l'échine des autres, de ceux qui ne veulent pas d'histoire et qui demandent juste à disparaître dans ce déferlement de conneries.

Si le canton se comporte en promoteur et ouvre les vannes de la Roche sans venir nous rencontrer et prendre avec nous les mesures urgentes pour protéger les piétons de ce village AVANT, il devra affronter les foudres de la grand-mère que je suis, qui tremble chaque fois que ses petits-enfants longent le village ou se rendent chez elle, parce qu'une route monstrueuse a lentement et sûrement creuser son nid devant ses fenêtres, devant sa porte, faisant fi de toute une population, enterrée sous le progrès! Mais elle respire encore cette population. Je l'espère. En tous les cas, aujourd'hui des jeunes familles habitent ces maisons sacrifiées, la grand-mère pourra compter sur la nouvelle génération pour défendre la vie de ces enfants qui, comme nous avons pu le faire, doivent grandir en toute sécurité. Je ne veux pas imaginer que la Suisse, que le Jura, se fichent de cela.

lundi 1 février 2021

Braisllywood

 

Un article de ce jour dans le Quotidien Jurassien

 On nous l'avait dit, les aérogénérateurs apporteraient à notre région gloire, emplois et pognon

Bingo! Ces jours on tourne à Saint-Brais un second film dans le cadre magnifique des Franches Montagnes avec pour décor... les éoliennes . Dans le premier, un technicien ès éoliennes tombe amoureux de l'épouse de son client qui a fait appel à lui pour installer puis réparer l'éolienne domestique dans son jardin. 

Dans le second, qui se tourne donc à Saint-Brais, pas besoin de construire une éolienne pour illustrer le propos du film, comme le dit si bien le réalisateur, il n'y que dans ce village que l'on trouve des éoliennes si proches des habitations. Le sujet? Un technicien qui vient réparer une éolienne victime d'un attentat et qui semble en pincer pour une jeune femme rebelle...

En résumé:

- les éoliennes servent de décors au cinéma et de prétexte pour rencontrer les femmes exceptionnelles qui peuplent notre région 😉, voici pour la gloire. 

- Elles ne semblent pouvoir être réparées que par des personnes venant de l'extérieur et repartant vers l'extérieur, voilà pour l'emploi. 

- Pour le pognon... avec la covid 19, on ne peut pas dire que les commerces locaux profitent de la présence des équipes de tournage... Bien qu'avant la pandémie et cette passion des réalisateurs pour les histoires d'amour sous les pales,   nous n'avons jamais entendu parler d'explosion démographique ni touristique en relation avec ces machines à vent. Et cela fait 10 ans qu'elles tournent avec toujours les mêmes problèmes de santé pour les populations environnantes. Mais de cela on s'en fiche, puisque tout ce petit monde inspiré par Eole ne fait que passer. En suivant ces deux derniers liens vous découvrirez un témoignage et un tableau récapitulatif des troubles recensés chez les riverains. Ici l'annonce de l'arrêt d'une centrale électrique composée de 5 éoliennes en France, pour cause de dépassement des normes sur le bruit et de plaintes de la part des riverains.

Nous le constatons, le pognon ce n'est pas dans nos caisses qu'il atterri, mais cela ne veut pas dire qu'il ne va pas de paire avec les éoliennes, ce courriel reçu dernièrement donne un aperçu de la réalité:

Le système de rétribution pour les énergies renouvelables en général et l’éolien en particulier est si „génial“ qu’il mériterait un prix Nobel en économie!
Je cite notre ingénieur:  plus l’éolien produit, plus les prix du marché baissent“ - et j’ajoute: „plus les prix du marché baissent, plus les subventions montent“.Une analyse des chiffres dans les Rapports annuels de 2020-2019 du Fonds RPC/pronovo le prouve pour l’éolien:

Cela veut dire: notre estimation que l'éolien coûte 4x à 5x le prix du marché est du réchauffé - en 2019 l’éolien a coûté 8x le prix du marché.

La bonne nouvelle est que l'opposition aux éoliennes devient de plus en plus structurée et informée, ne manquez pas de suivre l'actualité sur les sites romands, et sur Paysage Libre Suisse


lundi 4 janvier 2021

L'aigle royal fera-t-il le poids face à un projet éolien industriel?


Comment les éoliennes tuent les rapaces? Cliquez ici  

Trois brèves pour commencer 2021, avec mes voeux pour un monde plus doux, plus sincère, mieux informé et beaucoup moins con:

- Le retour de l'aigle royal est une magnifique nouvelle. (lqj région, lundi 4 janvier 2021) On l'a vu survoler la région de la Haute Borne, au-dessus de Delémont, là même où un parc éolien sensé apporter une réponse locale aux défis mondiaux posés par le réchauffement climatique, est projeté. D'un côté on sauve, de l'autre on cautionne l'acharnement contre la nature.

- Pour tiédir les cerveaux au sujet de la survie de notre planète, et pour les nourrir mieux qu'avec des intentions industrielles, économiques et politiques, je recommande cette émission sur France Culture du 1er janvier dernier, "dernières nouvelles de l'Univers"

- Et puis j'aimerais partager ce message et le lien ci-dessous:

(...) Après le dernier message en 2020 qui concernait la revendication impertinente posée par Lionel Perret/Suisse Eole à augmenter la valeur (c’est-à-dire les subventions!) du courant éolien hivernal, le premier message en 2021 est bien plus réjouissant: Paysage Libre Fribourg vient de publier sa traduction de la version contradictoire de la brochure de l'OFEN „Vive le vent d’hiver!“  (élaborée par l’organisation antiéolienne Pro Lindenberg), à trouver sous:
 
https://www.paysage-libre-fr.ch/
 
Cette traduction mérite d’être lue - et surtout d’être diffusée!

Voilà, c'est parti: Belle année!

vendredi 18 décembre 2020

La démocratie ok, mais bien contrôlée s'il vous plaît.

 


Pascal Couchepin, ancien conseiller fédéral suisse, était invité au journal de la télévison suisse romande après la votation pour des multinationales responsables. Votation gagnée par le peuple à 50,7%, mais perdue au final parce qu'elle n'a pas obtenu la majorité des cantons (encore une subtilité de l'application de la démocratie qui mériterait d'être mise sérieusement en débat). Pascal Couchepin est la parfaite incarnation du politicien suisse libéral, l'une de ses déclarations m'a particulièrement agacée, au sujet de la force de frappe dont ont fait preuve les organisations non gouvernementales en faveur de cette campagne. 

Ce monsieur se permet de remettre en cause le droit de ces organisations à prendre position pour ce type d'initiative, étant donné qu'elles touchent des aides de l'Etat! Bien entendu sa déclaration ne fut que la mise en lumière d'une sournoise volonté politique d'attaquer ce droit le plus vite possible afin d' éviter qu'une campagne  comme celle brillamment menée par les initiants ne puisse se répéter. Lorsque le débat démocratique se fait à armes égales, les défenseurs du capital se retrouvent face à une majorité plus humaniste qu'ils ne la souhaite. Ils ont toujours les moyens de maintenir le débat à leur avantage à coup de millions investis pour répandre leur version des choses et influencer les votes. Pour une fois, ils ont eu en face une équipe avec des moyens financiers aussi solides que les leurs et capable d'occuper le terrain médiatique et populaire, avec des intervenants connus et aptes à clouer le bec avec brio des représentants des milieux économiques et politiques opposés à cette initiative.

Si nos politiciens viennent sur ce terrain, ils devront alors faire un tour du côté de ces associations soutenues par l'Etat, comme Suisse Eole, qui utilisent l'argent du contribuable pour promouvoir l'éolien industriel,  bien qu'il soit  rejeté un peu partout où il pointe le bout de son nez! Ce qui n'a jamais fait réagir le bon monsieur Couchepin. 

Misérable démocratie, elle ne tient qu'à un fil depuis que le droit vole le pion à la courtoisie, à l'élégance, à la solidarité, à l'humanisme, et tellement d'autres choses garantes de la cohésion sociale.

vendredi 4 décembre 2020

Temps présent garde la tête froide.

 

Source de l'image

L'émission Temps présent de la rts a présenté hier soir un reportage sur les éoliennes en Suisse.

À voir en cliquant ici

J'étais assez contente de constater que l'opposition aux éoliennes gagne en crédibilité et qu'en face, les promoteurs et l'association Suisse Eole, à l'inverse n'ont plus grand chose d'autre à dire sur leurs machines chéries, que des banalités du style "il faut bien faire quelque chose pour la transition énergétique". Assez risible. Par contre les démonstrations des opposants sur la non-fiabilité du discours des vendeurs d'éoliennes sur larentabilité financière et énergétique de ces machines, étaient elles très pertinentes et démontrées.

 Les arguments des opposants ont enfin été  développés dans un média national pourtant largement sponsorisé par les milieux énergétiques et il n'y est plus uniquement question de riverains égoïstes ou de larmoiement devant la perte d'un paysage aimé: la question de la pertinence de l'éolien industriel en Suisse est clairement posée et le doute s'impose.

Il y aura encore beaucoup à faire pour démonter l'imposant travail de communication qui porte cette industrie aux nues depuis des années, avec des images trompeuses et des promesses impossibles à tenir, mais nous y arriverons, parce que notre objectif n'est pas d'enfermer les générations futures dans une logique qui n'en finit pas de se casser la figure. L'éolien industriel est une grossièreté envers la nature et les autochtones du monde entier. Cela finira par se savoir.

D'ailleurs à propos des chantres de l'éolien et de leur vision de ce qui est bon pour les autres, Mlle Chevalley nous a donné un bel exemple des limites de sa compassion pour l'humanité ces derniers temps... Révélée dans ce journal, l'affaire suit son cours

Mais ceci a peu d'importance, elle n'est qu'un pion sur l'échiquier de la politique énergétique, l'éolien en Suisse pourrait bien aggraver son "rhume"  avec ces nouveaux investisseurs, à lire ici

samedi 21 novembre 2020

Le doute.

 

Prendre le temps de douter...

 Je me suis souvent sentie agressée par le discours des verts, et par ceux libéraux de Mme Chevalley, bien entendu, on ne la présente plus avec ses certitudes et sa manière méprisante de traiter ceux qui ne pensent pas comme elle. Les verts donc ont aussi cette tendance très répulsive de prétendre détenir la vérité. Même si je partage une grande partie de leurs valeurs, cette attitude m'a définitivement tenue éloignée de ce parti.

Hier à la radio Suisse romande j'écoutais une conversation entre deux invités de l'émission "Premier rendez-vous", celle-ci.

À un certain moment il a été question du doute, ce qui m'a fait dresser l'oreille parce que je doute moi-même passablement. Monsieur Philippe Clivaz qui s'exprimait a dit quelque chose que j'ai envie de partager ici, pour ne pas l'oublier:

"C'est la vie qui m'amène à douter. Moi, j'ai de plus en plus peur des "fois ", je pense que l'on fait vraiment beaucoup de mal avec les fois. Et c’est pour ça aussi que je suis fasciné par des gens qui arrivent à garder une ligne de vie d’une certaine manière et y compris à militer et à essayer de la partager avec d’autres, parce que c’est le premier pas vers la foi, c’est le premier pas vers une certaine certitude, c’est le premier pas vers j’ai raison tu as tord, et c’est le premier pas vers (je vais volontairement faire un peu de provocation) c’est le premier pas vers la décapitation d’un instituteur. C’est ça qui me fait peur et qui m’amène à douter. Pour commencer je doute".

 

Je n'ai jamais réussi à adhérer complètement à une quelconque association ou à un parti politique, en entendant M. Clivaz j'ai réalisé pourquoi: parce que le problème de la foi finit toujours par se poser, sous une forme ou une autre.


jeudi 12 novembre 2020

Ces multinationales qui se fichent du monde

 

Cliquer ici pour voir la vidéo
 

Dans la campagne en cours pour des multinationales responsables, on retrouve montrée du doigt l'une des personnalités suisses les plus engagée pour le développement de l'éolien industrielle: Isabelle Chevalley, conseillère nationale verte libérale. Dès la minute 12 de cette vidéo, vous comprendrez pourquoi. Cela en dit long sur la profondeur de sa réflexion et les limites de ses préoccupations écologiques. Où l'on append aussi pour qui elle roule encore...

Mais toute la vidéo vaut la peine d'être vue, cela dit en passant. Du grand Thomas

dimanche 25 octobre 2020

Des éoliennes pour le climat: mensonges.

 En accusant les pro-éoliens de se vautrer sur un lit de paresse, je ne croyais pas si bien dire: dans sa conférence à Genève en septembre dernier, Jean-Marc Jancovici le démontre à un parterre de banquiers. On ne ressort pas indemne de cette conférence à suivre ici.

Après avoir vu cela, on peut déjà affirmer que la plus grosse erreur que nous pourrions faire pour le climat, serait de voter pour les verts libéraux. Leur programme va à l'encontre de ce qu'il est urgent de faire.

Pour les autres partis, un immense travail d'information semble urgent. Plutôt que de nous casser les pieds à construire des scénarios bidons à coups d'énergies renouvelables, ils feraient bien de prendre la mesure des choses: autant que la planète, la démocratie est en danger. 

À propos de démocratie en danger, vous vous rappelez de ce parc éolien refusé dans le canton de Vaud? La commune avait réussi à faire revoter le conseil général pour ce projet, et obtenu la majorité qu'elle voulait au second vote! Les partisans de la démocratie avaient été sonnés par ce tour de passe passe organisé par les autorités du village, qui démontraient ici leur capacité de nuire à la cohésion sociale pour servir les intérêts de promoteurs peu soucieux du respect de la démocratie et des droits humains comme on le sait.

Nous pensions avoir touché le fond avec le cas de La Praz, mais en fait comme cela a marché, les communes à la botte des promoteurs éoliens ne vont plus se gêner de cracher sur la démocratie à chaque partie perdue. C'est comme les costumes africains portés par une  verte libérale pour voler au secours des multi nationales irresponsables: c'est à vomir.


Voici le cas de Sonvilier, où les opposants ont gagné en votation:

Je trouve cela extrêmement grave et dangereux. Et si les autorités ne comprennent pas ce qu'elles attisent avec de telles pratiques, c'est qu'elles ne sont pas à leur place et elles devraient avoir la décence de démissionner. Elles ont la responsabilité de défendre les valeurs démocratiques et non pas de se vautrer dans le lit d'un système qui dérive de plus en plus impunément. La démonstration de Jancovici est sans appel et l'ignorance entretenue par des politiciens plus idiots qu'engagés, nous exposent tous au pire.


 

 

dimanche 4 octobre 2020

Eoliennes industrielles: un coussin de paresse.

 

"C'est avec une immense déception et une incompréhension plus grande encore que j'ai appris le résultat du scrutin sur le projet de parc éolien des 4 Bornes" nous écris dans le journal local Monsieur Courvoisier.

Personnellement, cette victoire inespérée des opposants m'a remplie d'une joie immense. Après la campagne menée par l'association de la branche, Suisse Eole, pour influencer ce vote, bien aidée par les médias qui ont relayé  sa propagande comme paroles d'évangiles, j'étais sûre que le oui l'emporterait. Que la farce de l'autonomie énergétique, des retombées économiques,  de l'impact sur le climat et toutes les bêtises qui accompagnent la communication sur ces projets impressionneraient les pauvres habitants de Sonvilier appelés à "se sacrifier" pour sauver la planète.

"À mon âge, l'avenir est derrière, il faut se contenter de vivre chaque jour au présent. Pourtant au sein du groupe d'aînés engagés pour ce projet, nous ne pensons pas qu'à nos ultimes années de vie. Nous nous préoccupons de l'avenir que nous réservons aux plus jeunes, ce qui nous conduit à soutenir une production d'énergie propre et décentralisée"

Dans ce monde il est extrêmement difficile de construire quoi que ce soit pour nos petits enfants. Tout change très vite, ce qui nous semble sûr aujourd'hui peut ne plus l'être demain. La bonne marche de l'industrie éolienne ne dépendra jamais de la bonne volonté de quelques vieillards sentimentaux, mais uniquement du marché de l'électricité. Décentralisé la production ne promet rien, il s'agit juste de trouver les terrains disponibles pour construire ces parcs gigantesques qui enrichiront quelques uns ( beaucoup en argent public) et modifieront radicalement la vie dans les campagnes. L'industrie éolienne n'est pas plus propres que les bonnes intentions qui l'accompagnent, elle peut être liée aux mafias, à la dissolution des populations autochtones, à l'exploitation des mineurs, à la colonisation industrielle de milieux naturels préservés jusqu'ici, au bétonnage des sols, au réchauffement climatique, aux spéculations financières, elle se fiche des problèmes sanitaires qui en découlent, de la construction des machines à leur installation à deux pas des maisons de riverains, qui jusqu'ici vivaient bien plus en accord avec la nature que tous ces amateurs de vent nourris au biberon de la consommation industrielle.

"Je suis personnellement désolé de constater que la majorité ne regarde pas plus loin que le bout de son jardin"

Parce que vous pensez vraiment regarder plus loin que le bout de votre jardin en décidant que ce qui est bon pour vous l'est forcément pour les autres? Moi aussi j'ai des petits enfants, quand je les sais exposés chez eux, aux éoliennes du village qui déversent leurs nuisances sur leurs nuits et leurs jours, dans l'une de ces maisons oubliées par les concepteurs du parc, où l'impact des pales cogne contre les murs derrière lesquels ils grandissent, avec les conséquences possibles que l'on sait sur leur développement, je n'ai absolument pas le sentiment d'avoir réalisé quelque chose pour leur avenir. Je suis au contraire écoeurée par ces personnes bien pensantes qui nient certaines réalités pour enjoliver leur propre perception des choses et se donner des airs de bienfaiteurs!

"Il aurait été convenable que ce coin de pays fournisse à son tour un effort en matière énergétique plutôt que de continuer à compter sur les autres et à vouloir s'arroger aussi bien le beurre que l'argent du beurre."

Je crois qu'avec le Mont Crosin, le Mont Soleil, le Peuchapatte et Saint-Brais, nous participons largement à la production d'énergie éolienne en Suisse. Si l'on calcule la surface occupée et balayée par ces parcs, nous pouvons regarder dans les yeux n'importe quelle autre région. Si l'on regarde en terme de production, même en couvrant les crêtes jurassiennes nous resterions des petits producteurs d'énergie finale et nous perdrions beaucoup en qualité de vie, n'est-ce pas exactement ce que nous aimerions partager avec les générations futures, une qualité de vie? Ou juste des lieux occupés, contrôlés, subventionnés, convoités par des multinationales?

"À l'évidence, le résultats des urnes relève d'un égoïsme que l'on prête un peu trop facilement aux aînés. J'en suis outré, et ceci aura été mon dernier combat politique"

L'égoïsme à mon sens, est de faire semblant de croire que les éoliennes sont une solution aux problèmes que nous rencontrons actuellement.Vous nous faites perdre du temps, beaucoup d'argent public qui pourrait servir mieux, et vous mettez en danger la cohésion sociale. Si l'avenir vous intéresse et la politique aussi, alors ne vous endormez pas sur ce coussin de paresse.

jeudi 10 septembre 2020

Stratégie énergétique, écologique, vraiment?

 Voici sur un article qui en dit long sur l'impuissance des uns et les intentions des autres:

Dans le Temps ce jour:

La dominance énergétique, plus importante que la puissance armée?

La politique énergétique n'a jamais été décidée ailleurs que très haut. Dire qu'elle sera citoyenne est un mensonge qui devrait faire rougir les verts et les associations qui pensent influencer le débat en soutenant la colonisation des espaces naturels par les compagnies d'électricité.

Les petites formations politiques feraient mieux d'assurer un rôle de proximité en soutenant la protection  des paysages et des zones éprotégées, en repensant la qualité de vie des citoyens de manière à renforcer l'autonomie des régions,  loin de l'industrialisation de leur environnement qui ne servira jamais que des intérêts supérieurs dont ils seront victimes.

C'est vraiment trop dur à comprendre? Marcher dans la cour des grands, c'est livrer les petits. On ne peut pas prétendre faire de la politique  en ignorant cela à mon sens.

jeudi 3 septembre 2020

L'opposition n'est pas une plaie dont il faut se débarrasser.

 Environnement Archives | Chappatte.com

Les verts jurassiens ont organisé une journée consacrée aux énergies renouvelables, en invitant trois personnalités peu critiques sur l'industrie des énergies renouvelables. voir ici

Je suis toujours choquée par le chemin très court pris par les partis politiques lorsqu'ils se rangent derrière la solution des renouvelables pour répondre aux problèmes posés par l'urgence climatique.

J'ai donc envoyé deux liens au parti jurassien pour attirer l'attention de ses membres sur les facettes moins glorieuses de l'éolien industriel dont ils ne parlent jamais. Laissant aux opposants la lourde tâche de provoquer un débat, tout en espérant qu'il n'ait pas lieu.

Une jeune militante a été chargé de me répondre. Un échange peu constructif puisque la défensive est la seule attitude des verts (mais pas seulement d'eux, on le sait)  face à la critique. Je publie ces échanges, sans nommer la personne parce qu'il ne s'agit pas ici de montrer un coupable mais un système:

Courriel de Voisine au parti des verts jurassiens: 

 

Bonjour,

 

-  Est-ce que vous suivez l’évolution de l’industrialisation des campagnes en France grâce aux éoliennes? Je trouve que les choses prennent une tournure très néfaste qui va à l’encontre de ce que vous semblez imaginer https://www.francebleu.fr/infos/environnement/il-faut-mettre-mettre-une-bombe-et-faire-peter-ces-eoliennes-dit-robert-menard-1597683758

 

La radicalisation des positions ne parle pas en faveur d’une politique durable.

 

Dans le Jura on ne parle jamais des problèmes que posent l’éolien, sujet tabou que tous les partis  préfèrent ignorer, tellement ils ont peur de ne pas avoir d’autres solutions ou de donner l’illusion d’être pro-nucléaire:

https://www.la-croix.com/Economie/Etats-Unis-Californie-confrontee-coupures-courant-2020-08-21-1201110230?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_content=20200822&utm_campaign=NEWSLETTER__CRX_JOUR_EDITO&PMID=0718f4c3648344d2123b54d78cc00cf0&_ope=eyJndWlkIjoiMDcxOGY0YzM2NDgzNDRkMjEyM2I1NGQ3OGNjMDBjZjAifQ%3D%3D 

 

- Lorsque vous organisez une conférence sur les énergies, pourquoi forcément faire appel à des gens qui font de la propagande et ne pas ouvrir un véritable débat sur notre avenir énergétique? Des gens comme Jean-Baptiste Vidalou, ou Nicolas Casaux posent un regard critique sur cette transition qui n’a rien d’écologique et durable. Jean-Marc Jancovici dans un autre registre, apporte l’impertinence qui manque cruellement dans ce débat en Suisse. On aimerait bien les entendre ici, plutôt que des fonctionnaires de l’OFEN payés pour nous convaincre.  On trouve en France de nombreux intellectuels qui ont un discours différent et qui peuvent réellement nous aider à réfléchir autrement, parce que c’est de cela dont nous avons besoin.  Les personnes que vous avez invitées samedi auraient pu faire le même boulot pour l’UDC, le PDC ou le PS. Ils sont venus nous demander d’être sages et de faire comme on a toujours fait, reconduire le système avec d’autres machines, en gros. 

 

À quoi bon voter pour les verts, si leur programme emboîte le pas d’un système qu’il prétend changer?

Meilleures salutations.

Voisine

   

Bonjour Madame,

 

Notre but n'était pas d'inviter des conférenciers qui nous disent ce qu'on a envie d'entendre, mais de discuter avec les spécialistes qui influencent la politique énergétique au quotidien et les décisions qui y sont prises. Je ne suis pas d'accord avec vous quand vous dites que les problèmes liés à l'énergie éolienne sont tabous. Les antis éoliennes font beaucoup de bruit, et personne n'affirme que cette source d'énergie est parfaite. Notre position est de dire qu'au vu de l'urgence et de la crise climatique, il est urgent de prendre des mesures rapides. La sortie des énergies fossiles permettra de réduire nos émissions de CO2, et il est également urgent de débrancher nos centrales nucléaires, véritables bombes à retardement. Je ne pense pas qu'en disant "non" à tout, nous arriverons à inverser la tendance assez rapidement pour éviter un réchauffement important et les catastrophes qui suivront.

Je me réjouis de participer à une conférence organisée par vous avec l'un des conférenciers que vous citez. Je suis pour le débat d'idées et la confrontation avec d'autres positions. Vous ne semblez pas d'accord avec notre position, mais qu'est-ce que vous proposez concrètement?

Avec mes meilleures salutations,

Verte jurassienne

 

 

Chère Madame,

 

C'est moi qui ai invité Dominique Bourg à Saignelégier et Jean-Marc Jancovici à La Chaux de Fonds. Y étiez-vous?

 

Si vous pensez proposer quelque chose de concret, dites nous donc où vous mettrez les éoliennes, combien,  pour quelle puissance, non pas installée mais réellement produite. Quelles mesures d'économie concrètes et l'impact réel sur le réchauffement climatique, sur les sols la biodiversité et sur la population pour quelles garanties d'approvisionnement et à quel prix, pour qui?  Quid des dégâts collatéraux? Quelles mesures de compensation économique vous préconisez. Et lisez le livre les illusions renouvelables pour en finir avec ces dialogues de sourds et parler de ce qui est.

 

JB Vidalou a écrit "Être forêt" 

Casaux s'exprime sur le partage.com, libre à vous de vous y intéresser.

 

À mon sens il n'existe aucun scénario politique valable capable de répondre aux enjeux actuels. Du blabla, du remplissage, de la politique de plus en plus populiste. Il y a des milliers de problèmes à résoudre avant de massacrer les entrailles de la terre pour puiser des sources d'énergies inutiles et destructrices. Vous croyez faire quelque chose en déclarant qu'il faut sortir du nucléaire et des fossiles? Mais l'énergie sera toujours le monopole de puissances qui vous dépassent. Nous subirons toujours leur diktat avec ou sans renouvelable. La lutte pour la sauvegarde de ce qui échappe encore à l'industrie et aux contrôles ( comme linky ou 5G, numérisation discriminatoire etc))  est beaucoup plus urgente pour moi. Là nous pouvons encore agir. 

 

Et si  vous entendiez les éoliennes ce soir à Saint Brais vous trembleriez de ce que subissent ceux que vous aimez.

 

Et malheureusement bien sûr que vos conférences disaient ce que vous vouliez entendre. Qui alimentait la controverse avec le même temps de parole?

Belle soirée.

Voisine

 

 

Je n'étais pas à ces conférences-là (ndlr. Bourg et Jancovici), mais j'ai déjà vu et entendu plusieurs fois ces deux personnes.

Personne ne prétend chez les Verts que les éoliennes de St-Brais sont une réussite, au contraire. Mais ce n'est pas parce qu'on a fait une connerie à St-Brais que la technologie "éoliennes" est mauvaise en soi. Je ne peux pas répondre à vos questions comme ça, je ne suis pas spécialiste.

Mais vous n'avez pas répondu à ma question: que proposez-vous pour lutter contre la crise climatique? Ou n'estimez-vous pas que le climat et nos émissions de CO2 soient une des priorités du moment? La 5G est une autre question...

Meilleures salutations,

Verte jurassienne

 

 

Madame,

 

Je vais me répéter: prétendez-vous savoir comment sortir de la crise climatique? 

Pensez-vous réellement que parce que vous proposez le développement des énergies renouvelables vous êtes dédouanée de cette question? Je n’ai jamais trouvé de réponses  sur cette question, que je me pose comme vous, dans un quelconque programme politique.

 

Pensez-vous que ceux qui ne sont pas d’accord avec vous doivent forcément être en mesure de proposer autre chose? Si oui, pourquoi? Je ne suis pas d’accord avec la politique sur l’immigration de l’UDC, et vous? Mais je serais bien embêtée de proposer une réponse concrète et applicable à la crise migratoire. Et vous?

 

Je me suis engagée plus que la plupart des gens sur vos listes électorales, pour empêcher la colonisation des Franches-Montagnes par des sociétés qui n’ont aucune ambition écologique. Je me suis engagée pour que l’a qualité de toute vie reste au centre de nos préoccupations dans nos visions. Je m’engage pour que l’on cesse de détruire inutilement pour produire inutilement.  

 

La politique énergétique je l’ai regardé de près, j’ai lu son histoire, j’ai pris la mesure de ma capacité réelle d’agir pour le vivant et je sais que ce n’est pas de ce côté là que la réponse viendra. Je ne lutte pas contre des éoliennes, je lutte contre les mensonges qui les accompagnent, contre le système qui les imposent partout, contre un monde qui nous enferme petit à petit en utilisant nos propres armes pour nous désarmer.

 

La politique énergétique, ce ne sont pas les verts qui vont la décider. Elle sera ce qui servira l’économie. La fin de vie des centrales nucléaires favorise l’industrie éolienne qui se glisse dans cette brèche avec les autres énergies renouvelables, ici et maintenant. Ailleurs c’est autre choses, cette forme d’énergie revient même en force. Avez-vous ouvert les liens que j’ai adressé à votre parti dans mon premier courriel? Là où l’éolien industriel  gagne du terrain, les rapports sociaux dégénèrent, la stabilité électrique n’est pas maîtrisée et rien ne démontre une amélioration du climat, bien au contraire. Si vous avez écouté et suivi Jancovici, Taccoen vous avez les preuves chiffrées, démontrées, de ce que je vous dis là. À quoi ressemble aujourd’hui l’Allemagne, sincèrement? Son bilan pour le climat? 

 

Le discours politique est un discours rôdé, élaboré pour gagner un pouvoir. Raison pour laquelle je ne suis plus attachée à aucun parti, cela ne m’empêche pas, bien au contraire, de réfléchir  et de défendre mon opinion. En me demandant ce que je propose contre la crise climatique vous sous-entendez que si je n’ai rien à proposer je ferais mieux de me taire. Si tous les révolutionnaires avaient dû attendre de savoir avant d’oser, les rois gouverneraient encore (d’ailleurs ont-ils jamais cessé?)  

 

Pour moi il est clair que céder sous la pression de l’urgence climatique, c’est ouvrir la porte à ceux qui savent se servir de nos peurs pour s’introduire. L’industrie éolienne, mais aussi celle de la biomasse, de la géothermie, et même le solaire, ne font rien d’autre qu’utiliser les partis écologiques pour se frayer un chemin inespéré vers des territoires magnifiques ou simplement libres et jusqu’ici protégés ou sauvegardés parce que des intérêts supérieurs se proposaient ailleurs.  S’approprier votre soutien, c’est bingo pour eux. Mais ce n’est pas encore la réponse aux questions posées par le réchauffement climatique. Cela occupe suffisamment les politiciens pour qu’ils oublient d’autres luttes, bien plus accessibles. Allez demander aux autochtones mexicains ce qu’ils pensent de l’éolien industriel, aux kurdes des barrages, aux peuples des forêts de la biomasse… etc.

 

Je vous l’ai déjà écrit, si vous pensez être en mesure d’arrêter ce qui arrive avec les énergies renouvelables c’est que vous n’avez pas encore compris les enjeux. 

 

Je suis sur le même bateau que vous, je ne prétends simplement pas autant que vous. J’adore les paysages des Franches Montagnes, la puissance des Crêtes jurassiennes, si je peux entraver quelque peu les projets des compagnies d’électricité j’en suis très heureuse. Pas besoin d’avoir ma carte de parti et de m’accorder aux discours qui vont avec pour avoir le sentiment d’agir.

 

 

Bien à vous.

Voisine

 

 

Nous semblons donc être d'accord sur toute une série de thèmes,  et moins sur d'autres... Comme c'est souvent le cas dans la vie!

Je ne prétends pas avoir la vérité, mais je trouve que c'est facile de critiquer. Bref! Nous continuerons ce débat de vive voix quand nous nous rencontrerons...

Meilleures salutations,

Verte jurassienne

 

Madame,

 

la critique devrait être le meilleur outil des politiques. 

Au plaisir et belle journée.

Pascale Hoffmeyer.

 

J’aurais pu encore ajouter que non, la critique n’est pas une chose facile, qu’elle demande de longues heures d’intérêt pour un sujet, de plusieurs années d’observations et d’échanges, de rencontres, de participation à des colloques, à des séances publiques, à des consultations etc.

 

Nous savons tous qu’aucun politicien n’a le temps d’approfondir autant un sujet et que les opposants du monde entier sont des sources énormes d’informations parce qu'ils prennent souvent la peine de potasser leur sujet et ne se replient pas derrière des formules.

 

J’aurais pu encore dire à quel point les politiciens peuvent être méprisants et arrogants à toujours se poser en détenteurs des solutions au point de ne plus être capables d’entendre la critique comme une voix dans le peuple et pas forcément comme une attaque dont il faut se débarrasser.